preuveC’est grâce à Pichenette qui délaisse son blog mais continue sur FB, j’ai fait la connaissance d’une écrivaine. Comme souvent, je prends 2 ou 3 livres afin de me faire une idée. 

Hier soir, en 1heure de temps j’ai lu cette « preuve d’amour ». Livre pour la jeunesse en réalité. 

Les Misérables sont étudiés en classe avec un débat: Fantine a t elle abandonné Cosette? Est elle une mauvaise mère ou bien une bonne , exemplaire même? S’en suit un débat assez passionné auquel Sonia participe.Mais elle ne donne pas uniquement son avis (elle pense que Fantine est une bonne maman, preuves à l’appui) , elle remarque également Abdou, jeune Africain récemment arrivé dans sa classe et qui parle peu. Elle voit qu’il réagit vivement à  tous les propos échangés 

Abdou frappe ses poings silencieusement l’un contre l’autre.Il n’ a pas quitté sa feuille du regard.Ça bout là dedans, je me dis. Dans Abdou ,il y a une cocotte- minute, il est sous pression, il va finir par exploser.Je le regarde, ses mains tremblent, jusqu’à ce qu’il se lève soudain, renversant sa chaise et fixe Joseph droit dans les yeux.

-Ce qu’elle fait Fantine, c’est une preuve d’amour.

Abdou quitte la classe et ne revient pas le lendemain,ni le surlendemain. Sonia le cherche et par un concours de circonstances fait plus ample connaissance avec lui et saura pourquoi il trouve que Fantine a donné une preuve d’amour.(Je ne veux pas en dire trop sur cette histoire,je ne suis que les grandes lignes)

C’est un joli roman qui , au travers des Misérables, oeuvre monumentale du XIX eme siècle (et ceux qui me connaissent savent que j’aime ce roman et tout ce qui en a été tiré) traite le sujet important de l’amour d’une mère,sentiment qui traverse les époques et les continents,ainsi que celui du père (Sonia a perdu sa maman à l’âge de 3 ans et c’est son père qui s’occupe d’elle, faisant office de papa et de maman , tout comme Jean Valjean remplit ces rôles envers Cosette.) C’est aussi la responsabilité du policier qui est  traitée vers la fin du livre: doit on prendre modèle sur Javert ou suivre sa propre notion de la justice?

Valentine Goby décrit ce que l’immigration illégale entraîne de misère tout en restant légère, peut être un peu trop mais ne pas oublier que c’est un roman destiné à un jeune public.La fin est volontairement optimiste même si des questions se posent encore , le style et les dialogues sont spontanés, pleins de fraîcheur.

Une jolie découverte.

 

Deux autres romans sont dans ma PALvalentine antilope et valentine qui touche 2

Pas vraiment le même genre…

EDIT du 19/02/2013 

Si vous voulez entendre des extraits du film (et autres) rendez vous sur le blog de LEONED qui vient de faire un article sur le sujet!

 

 

 Je vous  avais parlé de la parution sur grand écran de LA comédie musicale de tous les temps, Les Misérables. Cette fois , on y est! J’y suis allée avec ma fille hier.

Je sais que certain attend ma chronique (il va même faire un commentaire déjà prêt, puisqu’il m’a devancée en allant le voir vendredi, sans avoir lu mon blabla, m’a t il prévenue! ) et puis de toutes manière je ne pouvais pas ne pas en parler.

Je vais d’abord parler musique et voix.Comme ça, le sujet qui « fâche » aura été traité.Je dis le sujet qui « fâche » parce que j’avais lu pas mal de critiques avant d’aller me rendre compte par moi même.Il y avait ceux qui ne savaient pas que le film était tiré de la comédie musicale , elle même tirée de l’oeuvre de Victor Hugo.Evidemment on peut comprendre que ça les ait surpris: « Tout est chanté! » Ben oui…

Il y a ceux qui savaient et qui n’ont pas supporté « la mauvaise qualité vocale » Là aussi , je pourrais dire qu’il paraissait évident que les voix ne pouvaient être de qualité égale à celles des artistes de comédie musicale sur scène.Ce sont des acteurs avant tout,certains avaient tâté de la comédie musicale parfois mais de là à dire qu’ils savent chanter…Car oui, n’en déplaise à Nagui (que par ailleurs j’aime bien en tant qu’animateur) chanter de la comédie musicale, ça s’apprend! Il y a même des écoles pour ça, dites donc!! Et tout le monde n’est pas capable de le faire .

Maintenant j’en arrive aux prestations vocales des acteurs. Hugh Jackman, Jean Valjean, se défend.Oh non, pas parfait mais là où il ne parvient pas à chanter les notes il  met son énergie de comédien qui fait qu’on se fiche du résultat vocal. Heureuse surprise pour son Bring him home, superbe air qui nécessite une technique à toute épreuve. Il ne l’a pas réussi aussi bien que Colm Wilkinsom que je vous ai mis en lien, loin, très loin, s’en faut mais je dirai de façon honorable.

Clin d’oeil également à la comédie musicale puisque c’est Colm Wilkinsom, le Valjean du Xème  anniversaire qui joue l’Evèque.Il a bien vieilli, la voix fragilisée par l’âge est bien loin d’être aussi belle qu’avant et une émotion supplémentaire s’en dégage.

La Fantine de Anne Hathaway est, elle aussi ,pas si mal.J’avoue avoir été complètement retournée au moment de sa mort. Son I dreamed a dream auparavant était plutôt bien.Interpreté avec justesse, une belle actrice qui n’a pas hésité à se faire taillader les cheveux en direct pour les besoins du film.

J’en viens à Russel Crowe, Javert.C’est hélas la plus mauvaise voix. Il a pourtant quelques notes interessantes mais c’est quand même éprouvant que de l’entendre.Son suicide n’est pas mal cependant,même si du point de vue mise en scène, on ne comprend pas le décalage entre sa dernière note, dernier cri devrais je dire de désespoir et sa décision de sauter.Habituellement c’est fait de façon conjointe ou presque.

Sacha Baron Cohen et Helena Bonham Carter ,Les Thénardiers, incarnent très bien ce peuple de filous et de gredins, prêts à toutes les bassesses.Mais j’ai trouvé que là où ils apportaient normalement un souffle de drôlerie, dans le film ils n’ont absolument rien de comique.Au contraire, ils alourdissent l’ambiance, font vriller les nerfs par leur méchanceté à l’état pur.Comment ont ils pu mettre au monde des enfants Eponine et Gavroche (très bien aussi , enfant ou adulte) qui ne leur ressembleront pas ? 

Les choeurs bien menés, rien à en dire.

La deuxième partie , celle des barricades est servie par des jeunes gens qui ont une voix alors évidemment c’est plus simple, plus agréable.

Maintenant, j’en arrive au film proprement dit. J’ai aimé.Voilà . Une mise en scène telle que je l’attendais, Victor Hugo bien présent dans la description du peuple miséreux,misérable, Victor Hugo le contestataire de son temps et hélas d’actualité car quelque part, si nous avons progressé , l’oppression populaire est toujours présente et les riches s’en tirent toujours.

La misère montrée , violente , les riches ne comprenant rien à ce qui se passe, malgré la Révolution de 1789. Certains trous de l’histoire de Hugo comblés, des musiques composées pour la circonstance par A.Boublil,C.M.Schönberg .

Des frissons quand ,au moment de l’enterrement du général Lamarque , quand son corbillard passe lentement dans les rues de Paris, les jeunes révolutionnaires entonne mezza voce A la volonté du peuple rejoints progressivement par le peuple. C’est le signal de la révolution, la révolte plutôt puisque personne ne suit ces jeunes idéalistes, prêts au sacrifice , qui ne manquera pas, pour que le gouvernement soit renversé.La construction de la barricade sur laquelle tous viendront mourir est faite par les acteurs eux mêmes, au moment de la prise de vue ,du coup la vraisemblance est accentuée.Clin d’oeil à la comédie musicale sur scène, le dernier tableau rappelle celui de Broadway.

Les larmes quand Marius, seul rescapé de cette boucherie vient pleurer ses amis Son empty chairs, empty tables est bouleversant (écoutez le) tout en retenue, en murmures presque.Chez lui pas de révolte mais un immense désespoir.

Le parti pris du réalisateur de faire chanter ses acteurs en live, au moment des prises de vue n’est pas si mauvais.Il donne de la puissance à l’émotion, les visages en gros plans ne laissent rien passer au niveau jeu d’acteur. Ce n’est plus totalement du grand spectacle c’est aussi de l’intime.J’ai adhéré à cette vision de l’oeuvre.Au cinéma on peut se permettre cela, sur scène, c’est bien plus difficile vu la distance entre les acteurs et le public.

Je ne vais pas continuer à tout décortiquer, je voudrais simplement vous avoir convaincus d’aller voir ce film. Ce beau film.Et si vous voulez entendre de vraies voix , allez à Londres  ou bien regardez le Xeme ou le XXV eme anniversaire de cette oeuvre majeure de la comédie musicale.

Dans la salle régnait le silence, personne n’est sorti avant la fin,l’émotion se lisait sur tous les visages au retour des lumières.Bon public? Peut être…Thème qui n’a pas fini de soulever les peuples, merci à Victor Hugo.Merci à CM Schönberg et Alain Boublil de permettre à cette oeuvre de poursuivre sa route, incitant peut être certains à lire le roman,à réfléchir aussi à la place du peuple dans la société actuelle.Et maintenant merci à Tom Hooper qui aura contribué à la découverte par certains de cette comédie musicale.Il est fortement décrié, accusé entre autre d’avoir voulu faire pleurer…Pas besoin de lui pour cela, la musique toute seule y contribue.

[youtube width= »640″ height= »480″]http://youtu.be/IuEFm84s4oI[/youtube]

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J’ai cherché avant qu’il ne soit trop tard dans le mois un poème sur ce mois de Novembre synonyme pour les uns de l’automne et pour d’autres de souvenirs tristes.

J’ai réussi à trouver ce poème parfaitement inconnu de moi mais qui, immédiatement, a évoqué bon nombre de souvenirs du fait de son auteur….

 

Alors je vous fais partager ce moment de poésie ,où les mots de ce magnifique poète sont ciselés d’une manière parfaite ,où tout n’est pas forcement compréhensible à la 1ère lecture mais si vous vous laissez bercer par les mots et leur  musicalité vous êtes immédiatement transportés vers un ailleurs fait de rêves et d’images….

 

Vous me suivez?

 

 

Quand l’Automne, abrégeant les jours qu’elle dévore,
Éteint leurs soirs de flamme et glace leur aurore,
Quand Novembre de brume inonde le ciel bleu,
Que le bois tourbillonne et qu’il neige des feuilles,
Ô ma muse ! en mon âme alors tu te recueilles,
Comme un enfant transi qui s’approche du feu.

Devant le sombre hiver de Paris qui bourdonne,
Ton soleil d’orient s’éclipse, et t’abandonne,
Ton beau rêve d’Asie avorte, et tu ne vois
Sous tes yeux que la rue au bruit accoutumée,
Brouillard à ta fenêtre, et longs flots de fumée
Qui baignent en fuyant l’angle noirci des toits.

Alors s’en vont en foule et sultans et sultanes,
Pyramides, palmiers, galères capitanes,
Et le tigre vorace et le chameau frugal,
Djinns au vol furieux, danses des bayadères,
L’Arabe qui se penche au cou des dromadaires,
Et la fauve girafe au galop inégal !

Alors, éléphants blancs chargés de femmes brunes,
Cités aux dômes d’or où les mois sont des lunes,
Imans de Mahomet, mages, prêtres de Bel,
Tout fuit, tout disparaît : – plus de minaret maure,
Plus de sérail fleuri, plus d’ardente Gomorrhe
Qui jette un reflet rouge au front noir de Babel !

C’est Paris, c’est l’hiver. – A ta chanson confuse
Odalisques, émirs, pachas, tout se refuse.
Dans ce vaste Paris le klephte* est à l’étroit ;
Le Nil déborderait ; les roses du Bengale
Frissonnent dans ces champs où se tait la cigale ;
A ce soleil brumeux les Péris auraient froid.

Pleurant ton Orient, alors, muse ingénue,
Tu viens à moi, honteuse, et seule, et presque nue.
– N’as-tu pas, me dis-tu, dans ton coeur jeune encor
Quelque chose à chanter, ami ? car je m’ennuie
A voir ta blanche vitre où ruisselle la pluie,
Moi qui dans mes vitraux avais un soleil d’or !

Puis, tu prends mes deux mains dans tes mains diaphanes ;
Et nous nous asseyons, et, loin des yeux profanes,
Entre mes souvenirs je t’offre les plus doux,
Mon jeune âge, et ses jeux, et l’école mutine,
Et les serments sans fin de la vierge enfantine,
Aujourd’hui mère heureuse aux bras d’un autre époux.

Je te raconte aussi comment, aux Feuillantines,
Jadis tintaient pour moi les cloches argentines ;
Comment, jeune et sauvage, errait ma liberté,
Et qu’à dix ans, parfois, resté seul à la brune,
Rêveur, mes yeux cherchaient les deux yeux de la lune,
Comme la fleur qui s’ouvre aux tièdes nuits d’été.

Puis tu me vois du pied pressant l’escarpolette
Qui d’un vieux marronnier fait crier le squelette,
Et vole, de ma mère éternelle terreur !
Puis je te dis les noms de mes amis d’Espagne,
Madrid, et son collège où l’ennui t’accompagne,
Et nos combats d’enfants pour le grand Empereur !

Puis encor mon bon père, ou quelque jeune fille
Morte à quinze ans, à l’âge où l’oeil s’allume et brille.
Mais surtout tu te plais aux premières amours,
Frais papillons dont l’aile, en fuyant rajeunie,
Sous le doigt qui la fixe est si vite ternie,
Essaim doré qui n’a qu’un jour dans tous nos jours.

 

Recueil:Les Orientales

 

* Klefte:C’est à l’origine un bandit des montagnes de Grèce durant la période de la Grèce ottomane. leurs attaques contre les symboles du pouvoir ottoman, les collecteurs d’impôts en particulier, en firent, dans l’imagination populaire, des défenseurs des Grecs opprimés par l’Empire ottoman. On leur prêta vite des pouvoirs surhumains de force et d’endurance.(merci Wikipedia!!! )

Victor Hugo a déjà utilisé ce terme dans un des autres poèmes du recueil.

 

 

 

 

 

 

 

Je ne serais pas Pyrausta si je ne mettais pas de musique …Alors en écoutant cette chanson les souvenirs remontent à la surface….Les paroles sont là ,intactes dans ma mémoire, tellement je l’ai chantée dans mon jeune temps., le coeur au bord des lèvres….La connaissez vous?

 

[youtube]http://youtu.be/Ny11UjEt_Gg[/youtube]

 

 

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J’ai cherché avant qu’il ne soit trop tard dans le mois un poème sur ce mois de Novembre synonyme pour les uns de l’automne et pour d’autres de souvenirs tristes.

J’ai réussi à trouver ce poème parfaitement inconnu de moi mais qui, immédiatement, a évoqué bon nombre de souvenirs du fait de son auteur….

 

Alors je vous fais partager ce moment de poésie ,où les mots de ce magnifique poète sont ciselés d’une manière parfaite ,où tout n’est pas forcement compréhensible à la 1ère lecture mais si vous vous laissez bercer par les mots et leur  musicalité vous êtes immédiatement transportés vers un ailleurs fait de rêves et d’images….

 

Vous me suivez?

 

 

Quand l’Automne, abrégeant les jours qu’elle dévore,
Éteint leurs soirs de flamme et glace leur aurore,
Quand Novembre de brume inonde le ciel bleu,
Que le bois tourbillonne et qu’il neige des feuilles,
Ô ma muse ! en mon âme alors tu te recueilles,
Comme un enfant transi qui s’approche du feu.

Devant le sombre hiver de Paris qui bourdonne,
Ton soleil d’orient s’éclipse, et t’abandonne,
Ton beau rêve d’Asie avorte, et tu ne vois
Sous tes yeux que la rue au bruit accoutumée,
Brouillard à ta fenêtre, et longs flots de fumée
Qui baignent en fuyant l’angle noirci des toits.

Alors s’en vont en foule et sultans et sultanes,
Pyramides, palmiers, galères capitanes,
Et le tigre vorace et le chameau frugal,
Djinns au vol furieux, danses des bayadères,
L’Arabe qui se penche au cou des dromadaires,
Et la fauve girafe au galop inégal !

Alors, éléphants blancs chargés de femmes brunes,
Cités aux dômes d’or où les mois sont des lunes,
Imans de Mahomet, mages, prêtres de Bel,
Tout fuit, tout disparaît : – plus de minaret maure,
Plus de sérail fleuri, plus d’ardente Gomorrhe
Qui jette un reflet rouge au front noir de Babel !

C’est Paris, c’est l’hiver. – A ta chanson confuse
Odalisques, émirs, pachas, tout se refuse.
Dans ce vaste Paris le klephte* est à l’étroit ;
Le Nil déborderait ; les roses du Bengale
Frissonnent dans ces champs où se tait la cigale ;
A ce soleil brumeux les Péris auraient froid.

Pleurant ton Orient, alors, muse ingénue,
Tu viens à moi, honteuse, et seule, et presque nue.
– N’as-tu pas, me dis-tu, dans ton coeur jeune encor
Quelque chose à chanter, ami ? car je m’ennuie
A voir ta blanche vitre où ruisselle la pluie,
Moi qui dans mes vitraux avais un soleil d’or !

Puis, tu prends mes deux mains dans tes mains diaphanes ;
Et nous nous asseyons, et, loin des yeux profanes,
Entre mes souvenirs je t’offre les plus doux,
Mon jeune âge, et ses jeux, et l’école mutine,
Et les serments sans fin de la vierge enfantine,
Aujourd’hui mère heureuse aux bras d’un autre époux.

Je te raconte aussi comment, aux Feuillantines,
Jadis tintaient pour moi les cloches argentines ;
Comment, jeune et sauvage, errait ma liberté,
Et qu’à dix ans, parfois, resté seul à la brune,
Rêveur, mes yeux cherchaient les deux yeux de la lune,
Comme la fleur qui s’ouvre aux tièdes nuits d’été.

Puis tu me vois du pied pressant l’escarpolette
Qui d’un vieux marronnier fait crier le squelette,
Et vole, de ma mère éternelle terreur !
Puis je te dis les noms de mes amis d’Espagne,
Madrid, et son collège où l’ennui t’accompagne,
Et nos combats d’enfants pour le grand Empereur !

Puis encor mon bon père, ou quelque jeune fille
Morte à quinze ans, à l’âge où l’oeil s’allume et brille.
Mais surtout tu te plais aux premières amours,
Frais papillons dont l’aile, en fuyant rajeunie,
Sous le doigt qui la fixe est si vite ternie,
Essaim doré qui n’a qu’un jour dans tous nos jours.

 

Recueil:Les Orientales

 

* Klefte:C’est à l’origine un bandit des montagnes de Grèce durant la période de la Grèce ottomane. leurs attaques contre les symboles du pouvoir ottoman, les collecteurs d’impôts en particulier, en firent, dans l’imagination populaire, des défenseurs des Grecs opprimés par l’Empire ottoman. On leur prêta vite des pouvoirs surhumains de force et d’endurance.(merci Wikipedia!!! )

Victor Hugo a déjà utilisé ce terme dans un des autres poèmes du recueil.

 

 

 

 

 

 

 

Je ne serais pas Pyrausta si je ne mettais pas de musique …Alors en écoutant cette chanson les souvenirs remontent à la surface….Les paroles sont là ,intactes dans ma mémoire, tellement je l’ai chantée dans mon jeune temps., le coeur au bord des lèvres….La connaissez vous?

 

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Nouveau blog certes mais les habitudes demeurent.Pour fêter l’arrivée d’un nouveau mois que l’on espère cette fois meilleur que le dernier, quoi de mieux que de la poésie?

Alors en  voici un dont l’auteur a séduit Amaryllis pour d’autres RAISONS, et moi  itou depuis les bancs de classe ,et ,depuis quelques années, pour la même raison que la sus nommée….(et le 12 Juin…….YES!!!)

 

 

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

 

Nuits de juin

 

L’été, lorsque le jour a fui, de fleurs couverte

La plaine verse au loin un parfum enivrant ;

Les yeux fermés, l’oreille aux rumeurs entrouverte,

On ne dort qu’à demi d’un sommeil transparent.

 

 

Les astres sont plus purs, l’ombre paraît meilleure ;

Un vague demi-jour teint le dôme éternel ;

Et l’aube douce et pâle, en attendant son heure,

Semble toute la nuit errer au bas du ciel.

 

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Toute ma vie

Pour ne jamais oublier ce mois de juin
Juin, quand mon cœur est mort
Quand ma poésie est morte
Quand mon amour
Est mort dans la flaque de sang de l’oubli

Juin, l’intense soleil roussit manifestement ma peau
Révélant la vraie nature de ma blessure
Juin, le poisson file hors de la mer rouge de sang
Se dirigeant vers un autre lieu pour se reposer
Juin, la terre se déforme, les rivières chutent silencieuses
D’innombrables lettres sont impossibles à livrer aux morts

 

SHI TAO

 

poème traduit par Andre Roy (en guise de résistance morale, politique et artistique
à la situation des droits de l’homme en Chine, à l’occasion des Jeux olympiques)
 

 

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit  Shitao (Vague de pierre, 石濤, Shí Tāo ou Shih-t’ao) fut un moine bouddhiste, un calligraphe, un poète et surtout un peintre chinois. Membre de la famille impériale de la dynastie Ming.

Son œuvre, composée notamment de paysages et de motifs végétaux, exprime avec simplicité des thèmes complexes, comme l’immensité du monde ou la beauté de la vie. Son nom de naissance était Zhū Rùojí (朱若极), et son nom de moine Dàojì (道濟). Il est né en 1642 (d’autres sources évoquent 1641) à Liuzhou ou à Qingjiang, dans la province de Guangxi et est mort en 1707 à Yangzhou (certaines sources parlaient jusqu’à il y a quelques années de 1720, à cause de caractères difficilement déchiffrables en marge d’un tableau). Il est également l’auteur du traité « Propos sur la peinture du moine Citrouille-amère ».(Amaryllis…je sais ce que tu penses!!!LOL)

 

 

 

 

L’œuvre de Shitao comporte beaucoup de paysages, ainsi que des sujets végétaux (bambous, arbres) et des portraits, dont plusieurs autoportraits. Les sujets des paysages qu’il peint sont les endroits qu’il traverse lors des nombreux voyages qui marqueront sa vie. De plus, dans son œuvre, la peinture et la calligraphie sont le plus souvent intimement liées et on trouve sur ses peintures des idéogrammes commentant le tableau, donnant des indications géographiques ou chronologiques, et fréquemment même des poèmes.(wikipedia)

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Alors en  voici un dont l’auteur a séduit Amaryllis pour d’autres RAISONS, et moi  itou depuis les bancs de classe ,et ,depuis quelques années, pour la même raison que la sus nommée….(et le 12 Juin…….YES!!!)

 

 

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Nuits de juin

 

L’été, lorsque le jour a fui, de fleurs couverte

La plaine verse au loin un parfum enivrant ;

Les yeux fermés, l’oreille aux rumeurs entrouverte,

On ne dort qu’à demi d’un sommeil transparent.

 

 

Les astres sont plus purs, l’ombre paraît meilleure ;

Un vague demi-jour teint le dôme éternel ;

Et l’aube douce et pâle, en attendant son heure,

Semble toute la nuit errer au bas du ciel.

 

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Toute ma vie

Pour ne jamais oublier ce mois de juin
Juin, quand mon cœur est mort
Quand ma poésie est morte
Quand mon amour
Est mort dans la flaque de sang de l’oubli

Juin, l’intense soleil roussit manifestement ma peau
Révélant la vraie nature de ma blessure
Juin, le poisson file hors de la mer rouge de sang
Se dirigeant vers un autre lieu pour se reposer
Juin, la terre se déforme, les rivières chutent silencieuses
D’innombrables lettres sont impossibles à livrer aux morts

 

SHI TAO

 

poème traduit par Andre Roy (en guise de résistance morale, politique et artistique
à la situation des droits de l’homme en Chine, à l’occasion des Jeux olympiques)
 

 

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Son œuvre, composée notamment de paysages et de motifs végétaux, exprime avec simplicité des thèmes complexes, comme l’immensité du monde ou la beauté de la vie. Son nom de naissance était Zhū Rùojí (朱若极), et son nom de moine Dàojì (道濟). Il est né en 1642 (d’autres sources évoquent 1641) à Liuzhou ou à Qingjiang, dans la province de Guangxi et est mort en 1707 à Yangzhou (certaines sources parlaient jusqu’à il y a quelques années de 1720, à cause de caractères difficilement déchiffrables en marge d’un tableau). Il est également l’auteur du traité « Propos sur la peinture du moine Citrouille-amère ».(Amaryllis…je sais ce que tu penses!!!LOL)

 

 

 

 

L’œuvre de Shitao comporte beaucoup de paysages, ainsi que des sujets végétaux (bambous, arbres) et des portraits, dont plusieurs autoportraits. Les sujets des paysages qu’il peint sont les endroits qu’il traverse lors des nombreux voyages qui marqueront sa vie. De plus, dans son œuvre, la peinture et la calligraphie sont le plus souvent intimement liées et on trouve sur ses peintures des idéogrammes commentant le tableau, donnant des indications géographiques ou chronologiques, et fréquemment même des poèmes.(wikipedia)

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