Décidément Karine Giebel me surprendra toujours.Elle réussit,à partir d’un scénario traité maintes fois, à vous emporter avec elle sans aucun temps mort.

C’est l’histoire d’une jeune femme qui est poursuivie,harcelée sans cesse par un individu dont elle ne voit jamais le visage.Cette ombre pénètre chez elle quoi qu’elle fasse pour se protéger, dérange ses affaires, en emporte certaines pour lui redonner un peu plus tard, la menace verbalement, bref, est omniprésente dans sa vie.Elle a beau faire et beau dire à son entourage, petit ami , amie, copain de celle ci, la police même, personne ne la croit puisqu’elle ne peut rien prouver.Pendant ce temps là, sa raison vacille,sa santé chancelle, elle se coupe de tout le monde.

Brillante et jolie, elle sait qu’elle peut être appelée à remplacer son patron, bientôt en retraite.D’ailleurs, ne lui dit il pas que c’est elle qu’il a choisie et non son collègue et rival? Bien sûr, il faut que ça reste encore secret. Cloé (Non, pas de faute de frappe, il n’y a pas de H) s’est forgée une carapace depuis de longues années à la suite d’un drame familial, a tout sacrifié pour réussir.Le lâcher prise? Elle ne connait pas sauf ,parfois, avec son ami actuel…

Parallèlement, un flic. Gomez. On entre avec lui dans le livre.Il se bat désespérément aux côtés de sa femme, de sa moitié, de son alter ego.Elle est condamnée.Plus que quelques jours sans doute…Et avec lui, nous affrontons ces instants ultimes puis son effondrement,le déni,la recherche de la mort pour ne plus souffrir, pour oublier oui ,mais, si lui oublie puisque mort, qui pensera encore à sa femme? Folie qui le guette également.Ne rien montrer, même à ses collègues.Continuer d’enquêter pour ne plus rester chez lui, enquêter de manière pas toujours bien légale mais ce n’est pas en étant clean qu’on peut progresser et ferrer les plus ignobles d’entre nous, n’est ce pas?

Gomez a une personnalité extrêmement forte, avec lui,on est ami ou ennemi,il ne laisse pas indifférent en tout cas. Cloé, eh bien Chloé, on ne sait si on doit la baffer ou la prendre dans nos bras.Elle est tellement égoïste, égocentrique, dure,sans concession, même avec ses parents  mais aussi tellement fragile , assoiffée de tendresse et d’amour sans vouloir le reconnaître. 

Ces deux là ne pouvaient que se rencontrer et faire un bout de chemin ensemble, semé de chausse trappes et d’embûches.Mais ne vous y trompez pas.Karine Giebel n’a que faire des romans sentimentaux .Elle va vous faire frissonner avec Chloé, faire palpiter votre palpitant, vous entraîner dans de fausses pistes (Je me souviens d’une en particulier qui a déclenché un accès de tachycardie..Oui, oui, je vous jure! ), vous faire poser des questions sur la réalité des terreurs de Cloé, voire sombrer avec elle dans sa paranoïa. Vous allez pleurer avec Gomez, vouloir le soutenir,l’aider, l’aimer? comprenant l’Enfer qu’il vit.Vous allez vibrer , compatir quand tout va déraper dans sa vie professionnelle.L’enquête progresse, les questions trouvent leurs réponses.

Et puis, et puis vous allez sortir de ce livre sonnés, estomaqués, frustrés car tout ne finit pas comme vous l’auriez souhaité, comme souvent avec cette auteure, vous vous direz que vous avez vécu d’intenses sensations car quelle plume!! Mais quel déchirement que tout soit déjà  terminé…au bout de 606 pages.

 

  Elle est belle, attirante, disponible. Il n’a pas hésité à la suivre pour prendre un dernier verre. A présent il est seul, dans une cave, enfermé dans une cage. Isolé. Sa seule compagnie ? Sa séductrice et son bourreau. Et elle a décidé de faire durer son plaisir très longtemps. De le faire souffrir lentement. Pourquoi lui ? Dans ce bras de fer rien n’est dû au hasard. Et la frontière entre tortionnaire et victime est bien mince…

 

2ème livre que je lis de cet auteur et je dois dire que je ne suis toujours pas déçue! Le 1er, Terminus Elicius ,se passe à Marseille et celui là à Besançon et ses environs.

2 jours ,il m’a fallu presque 2 jours pour dévorer ce thriller.Dès les premières lignes j’ai été happée et progressivement attirée dans une spirale infernale.

Roman policier ,thriller plus exactement,à l’envers car c’est un policier qui est traqué ,emprisonné,torturé par une femme.Pourquoi? Il se pose désespérément la question,ne comprend pas ce que sa géôlière,au psychisme très perturbé ,lui reproche.Quand enfin il réalise,c’est une torture supplémentaire pour lui car il se sait innocent de ce qu’elle lui reproche…Alors comment faire pour la persuader de le libérer?

Confrontation sans pitié de deux individus aux caractères bien trempés:Benoît lutte pour sa vie et la vie de sa famille et Lydia,dans sa folie, va de plus en plus loin dans son plan implacable.

Mais est elle seule ou bien est elle manipulée par quelqu’un qui se sert d’elle pour assouvir une vengeance?

Parallèlement se dessine au travers des yeux de ses collègues et grâce à l’enquête faite pour tenter de le retrouver avant qu’il ne soit trop tard le portrait d’un homme pas très reluisant…Mais mérite t il pour autant toutes ces souffrances?

Rythme soutenu,pas de temps morts ,vous allez sans cesse de la cage de Benoit, et tout ce qu’il subit ,au commissariat en passant par la maison du policier et des visites à sa femme.Pas de transition ,pas forcement de chapitres pour nous aider à respirer.

C’est noir,très noir,envoutant,choquant,dérangeant….A suivre comme auteur…

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit Istres-Marseille. Pour Jeanne, la vie est ponctuée par cet aller-retour ferroviaire quotidien entre son travail de gratte-papier au commissariat et la maison de sa mère. Elle attend néanmoins qu’un événement vienne secouer le fil de son existence: un regard, enfin, du capitaine Esposito? La résolution, peut-être, de cette affaire de serial killer qui défraie la chronique phocéenne? « Vous êtes si belle, Jeanne Si touchante et si belle. » Ce soir-là, une lettre, glissée entre deux banquettes, semble combler toutes ses espérances. Un peu trop, même. Car derrière le mystérieux soupirant se cache le meurtrier tant recherché par la police. Commence alors une correspondance amoureuse qui, pour Jeanne, n’aura de terminus qu’au bout de l’enfer..

 

1er livre de cette auteure qui depuis en a écrit d’autres.Alléchée par une critique enthousiaste je n’ai pu m’empêcher de commander sur ma plate forme préférée ce livre là ,ainsi qu’un autre d’elle …Je les aurais ainsi plus vite que si j’étais allée en librairie…

Donc tout d’abord Karine Giebel.

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit Née en 1971 dans le Var elle fait une licence de droit mais enchaine petits boulots sur petits boulots…Maintenant elle est juriste dans la fonction territoriale mais sa vraie passion demeure l’ecriture…

 

Et j’avoue pour mon plus grand plaisir.Dès les 1ères lignes vous êtes pris par  la toile qui va se tisser progresssivement.

 

« Le glissement se fit plus léger et Jeanne ferma son livre.Le train ralentissait ,la gare approchait,Mettre le roman dans le sac à main,enfiler son blouson.Est ce que j’ai bien fermé le sac? Oui, il est bien fermé. »

 

Ces quelques lignes, anodines en apparence ,en fait, résument la psychologie de Jeanne. 28 ans ,vivant avec sa mère étouffante au possible,pleine de gestes répétitifs qui la sécurisent mais la font mal voir de ses collègues du commissariat dans lequel elle travaille,fermée dans sa féminité comme son sac,avec un lourd secret dont elle ne parle jamais …Mais de toute manière elle ne parle jamais,Jeanne . Elle rêve du beau capitaine Esposito ,espérant, sans y croire, qu’il la remarque un jour ,persuadée qu’elle n’est pas « aimable » au sens premier du terme…

 

Alors quand elle trouve ,coincée entre 2 sièges,la 1ère lettre qu’un inconnu lui a écrite avec des termes qu’elle ne pensait pas un jour recevoir ,son coeur assoiffé d’amour commence à pulser…

 “J’aime à savoir que vous lisez mes mots (…) Vous êtes si belle, Jeanne. Si touchante et si belle (…) Ne m’oubliez pas. Dans votre cœur, je continuerai d’exister. Et c’est le plus bel endroit pour exister. À bientôt, mon amour…”
Elicius
(autre nom de Jupiter)

 

D’abord elle n’y croit pas ,enfin pas vraiment ,mais se rue dans le train pour etre sûre d’avoir SA place au cas où il y aurait une lettre qui la ferait vivre ,même de façon virtuelle.

Mais ,très vite, la joie à recevoir ces mots doux s’estompe remplacée par un dilemme profond.

En effet ,un tueur particulièrement sadique est recherché activement et met les nerfs du Capitaine Esposito en pelote …

Or,l’auteur des missives est ce tueur là ,qui lui raconte tout par le menu et lui dit qu’il fait ça pour eux,pour les venger tous les 2…

Tout d’abord incompréhension totale de Jeanne puis question:Dois je le dénoncer au Capitaine? Alors,dans son esprit torturé s’engage une formidable bataille ,une partie d’elle même lui intimant l’ordre d’aller montrer ces lettres et l’autre refusant car voulant garder cet amour qui la fait naitre à la vie…

Mais a t elle vraiment le choix?

 

Ce personnage de femme torturée ,j’avoue que parfois j’avais envie de la secouer comme une de ses moitiés le fait d’ailleurs!! Mais en même temps, on peut si bien se mettre à sa place…Et puis elle agit ,enfin, mais ce sera pour affronter son passé et ses démons intérieurs ,ce qui la poussera très loin dans le monde de la folie.

 

L’atmosphère, rythmée par les allers retours en train ,la découverte des lettres ,toujours les mêmes gestes ,la même ponctualité confère à ce roman un charme étrange.On est un peu pris dans l’esprit de Jeanne,coincés comme elle dans son monde morne et lourd.On cherche à s’en dégager ,on lutte avec elle.

Etrange et dérangeant,ce sont deux adjectifs qui qualifient à mon sens ce policier ,à la fin un peu nébuleuse pour moi.

 

A découvrir et chercher à aller plus loin dans la connaissance de cette auteure à l’univers particulier.