Oui, je sais, je ne suis pas très présente sur les blogs (dont le mien) ces temps ci.La faute en est à la reprise du travail. La maison se termine petit à petit et les enfants envahissent ce nouvel home. J’ai beaucoup lu mais pas eu envie de me colleter avec les chroniques, j’ai pris aussi un peu de recul…Mais la parution de ce 4eme opus de l’auteur scandinave J.Adler Olsen m’a tirée de ma torpeur.

dossier

On retrouve avec plaisir la fine équipe un peu barge du Département V, Carl Mørck à sa tête, son bras droit Assad, toujours aussi mystérieux et Rose , l’ opiniâtre secrétaire. Une grippe sévère mâtinée de gastro décime le commissariat , atteignant Assad et Rose de plein fouet mais ne les empêchant nullement de faire travailler leur matière grise.

Tout commence en 1985 et nous assistons à une scène qui déterminera toute l’intrigue. Après ces quelques pages nous alternerons entre 1987 et 2010. Le département V a pour mission de clore définitivement des enquêtes passées, des « cold cases » et c’est Rose qui s’intéresse à une disparition, celle de Rita Nielsen, qui eut lieu en 1987.De fil en aiguille , d’autres disparitions la même année, et surtout la même semaine,feront se pencher l’équipe sur un parti nommé » Rene Linier » avec , à sa tête Curt Ward, qui prône « la race pure » Danoise. Pour parvenir à ses fins, Curt Ward, et son père avant lui, tous deux médecins, n’hésite pas à faire enfermer des femmes enceintes sur l’île de Sprogø ,250px-Sprogø (1) les avorte et enfin les stérilise.(Sur cette petite île , de 1922 à 1961 , un centre de regroupement de jeunes filles enceintes non mariées ou dérogeant à une certaine moralité,considérées comme folles ou débiles, a été ouvert.)

L’intrigue policière n’en est pas vraiment une dans la mesure où, avec cette alternance de 1987 et de 2010, nous savons qui est responsable de ces disparitions et pourquoi. Nous avons donc toujours un coup d’avance par rapport à l’équipe du département V . L’essentiel est de savoir comment les fils noués de manière inextricable vont être dénoués, le suspense est lent à se mettre en place mais ouf!! enfin nous y sommes et là, nous sommes embarqués à pleine vitesse pour un final plein d’émotion et de surprise, car il y en a une et de taille!! 

Le propos de ce livre, policier certes pour rendre plus attrayant le sujet, est de démontrer le danger que représente l’Extreme droite au Danemark. Jussi Adler Olsen avec son habileté coutumière , nous brode à petits points  un canevas qui fait apparaître petit à petit toutes les ignominies de certaines personnes , élues démocratiquement,leurs idées et la manière de les mettre en pratique.L’auteur continue ses dénonciations des politiques de son pays et ,dans ce roman, lance un cri d’alarme. Comment ne pas faire un parallèle avec notre propre montée du FN?

Pour aller plus avant

http://www.presseurop.eu/fr/content/article/253201-la-recette-danoise-gouverner-sans-s-exposer

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/03/14/au-danemark-l-extreme-droite-s-enracine-dans-le-paysage-politique_1847814_3214.html

http://www.lactualite.com/actualites/monde/danemark-la-tentation-de-lextreme-droite/

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/03/14/au-danemark-l-extreme-droite-s-enracine-dans-le-paysage-politique_1847814_3214.html

 

 Jussi Adler Olsen, un nom d’auteur de roman policier à connaitre.Une fois que vous aurez lu un de ses livres, vous chercherez un romancier à la hauteur de celui là.Pas si facile! En France, il y en a quelques uns Franck Thilliez , Pierre Lemaitre pour ne pas les nommer.

Ses deux précédents romans, Miséricorde  et Profanation m’avaient plus que séduite. Et c’est donc  avec un énorme plaisir que j’ai accepté la masse critique de Babelio ,en partenariat avec Albin Michel que je remercie, pour la 3ème enquête du Département V. 

Deux histoires policières se développent en même temps, l’une suivie par les collègues de l’inspecteur Mørck mais avec l’aide ponctuelle de celui ci et d’Assad , enquête sur des incendies criminels où on retrouve systématiquement un cadavre et l’autre, celle qui nous intéresse plus puisqu’elle est vraiment du ressort de ce département,une histoire de bouteille de verre jetée à la mer avec un message dedans.

En fait, cette bouteille a été découverte depuis longtemps , ramassée dans les filets d’un pêcheur, mais le policier qui voulait s’en occuper s’est fait tuer dans l’exercice de ses fonctions.La bouteille est restée là, au soleil, des années jusqu’à ce qu’un concours de circonstances l’amène, cassée mais avec son message , sur le bureau de l’inspecteur Mørck . Au départ , peu emballé par cette nouvelle affaire, il change d’avis grâce à Assad quand, le message à moitié effacé par l’eau, le soleil et la condensation s’avère être un SOS écrit avec du sang humain. Grâce à l’opiniatreté de Rose , ils parviennent à déchiffrer quelques mots, en devinent d’autres mais pas tous hélas. Les résultats d’ADN reviennent , c’est une histoire qui remonte à 10 ans , une histoire d’enlèvement d’enfants. Chose bizarre, aucune plainte n’a été déposée. 

Et c’est un début de course contre la montre car si les victimes de cet enlèvement ne sont surement pas en vie à l’heure actuelle, en progressant dans l’enquête, ils vont comprendre que ce n’était ni le premier ni le dernier.

Qu’est ce qui fait qu’un thriller est bon, meilleur que les autres? Une intrigue bien ficelée de bout en bout, les personnages décrits avec minutie. Avec Jussi Adler Olsen, pour la première raison, pas de doutes, vous avez une histoire construite savamment, qui prend ses racines dans la société Danoise que veut égratigner au passage l’auteur. Pays de technocrates, (l’enquête sur la recherche éventuelle d’amiante est assez savoureuse),pays où les Sectes pullulent sans que le gouvernement y mette le hola.

Les personnages , quant à eux , sont fouillés psychologiquement, que ce soit le bourreau et ses victimes, l’inspecteur Mørck et ses acolytes.Nous avançons dans la connaissance d’Assad, encore plus complexe qu’il n’y parait, mystérieux,pas celui que pensait Mørck. Mais qu’en est il exactement? 

Et Rose? La fantasque Rose? Dans cet opus elle a décidé qu’elle serait mieux chez elle mais pour ne pas perturber la bonne marche du service, elle propose que sa soeur jumelle Yrsa vienne les aider. L’inspecteur Mørck n’a pas vraiment son mot à dire quand Rose à décidé quelque chose et quand il fait la connaissance de cette femme dont il ignorait l’existence, il se dit que l’une vaut l’autre point de vue look, autorité,pour ne pas dire autoritarisme, fantaisie frisant le pathologique…Mais elle est d’un très grand secours tant elle se plonge dans l’enquête , tout comme Rose l’aurait fait.Il fait contre mauvaise fortune bon coeur jusqu’à ce que Rose réapparaisse, à la fin du livre.

Quant à Mørck lui même, il est délicieux au prise avec sa psychologue ( toujours à propos de ce qui a coûté la vie à un de ses collègues et rendu invalide un autre ,un ami , qu’il héberge chez lui pour ne pas le laisser à l’hôpital ) qui outrepasse quelque peu ses fonctions de thérapeute en commençant une liaison avec lui…Pour ne pas faire de fautes de déontologie, elle lui présente un confrère qui le prendra en charge, au grand déplaisir de Mørck

Nous sentons que Jussi Adler Olsen  a encore bien des surprises en réserve, qu’il nous bâtit des histoires dans l’histoire. 

Je ne peux dire qu’une seule chose, si vous ne connaissez pas, rejoignez cette équipe incroyable mais complémentaire .Des éclats de rire viendront soulager la tension ambiante , petit plus non négligeable.

Alors….à quand le quatrième? 

 

Livre  J’ai  découvert Anne Holt grâce au magasine LIRE

Voici ce qu’il disait à son propos:

« Née en 1958 en Norvège, elle a été ministre de la Justice au Danemark. Mais aussi procureur, avocate, journaliste-présentatrice de télévision et auteur de séries policières pour la télévision norvégienne. Lesbienne, mère d’une fillette de 4 ans, Anne Holt est une militante des droits homosexuels et plaide pour obtenir de nouvelles lois moins restrictives. Car elle est une star du Nord, une vraie légende et un auteur de best-sellers dans tous les pays scandinaves. »

Ce n’est pas avec son dernier livre « Erreur judiciare » que j’ ai commencé ma découverte(la mediathèque ne l’a pas encore…?.) mais avec » Bienheureux ceux qui ont soif » une enquête d’un autre policier,l’inspecteur Hanne Wilhelmsen  et de
 Hakon Sand,procureur.Ce sont deux personnages attachants car chacun d’eux trainent une certaine mélancolie quand ce n’est pas un secret…En effet Hanne Wilhelmsen  vit en couple avec une autre femme depuis 15 ans et personne ne le sait…


La chaleur qui sévit sur Oslo est une composante du roman.Si Anne Holt insiste sur cette condition météorologique c’est pour donner, à mon sens ,encore plus de lourdeur au récit.Tout est oppressant, les personnages anéantis par cette vague de chaleur qui les ralentit physiquement et psychologiquement dans leur enquête…D’ailleurs il est intéressant de constater que la fin du livre ,et donc le dénouement ,démarre en même temps que la pluie.
Les conditions de vie  des émigrés est abordée ,leur rapatriement aussi d’ailleurs,le nombre de crimes et délits qui monte en Norvege depuis quelques annees,la déficience de la justice,…Bref,Anne Holt ,au travers de ses romans, tente de décrire la société norvégienne.

Le rythme du roman est soutenu ,nous passons d’un personnage à un autre à chaque chapitre ce qui nous permet d’être dans l’esprit de chacun sans temps mort.La seule chose qui m’a un peu embêtée c’est que nous ne connaissons pas les causes de tous ces meurtres et viols…Rien ne sera dit à ce sujet….L’esprit cartésien qui nous anime a envie de savoir et nous devons rester sur notre faim!!! Dommage! 


En bref :
excellent livre bien écrit,à l’intrigue haletante,aux personnages attachants.A lire si vous ne connaissez pas!

livrelivre Deuxième opus des aventures du profiler Tony Hill et de l’inspecteur chef Carol Jordan.Là Tony Hill met sur pied une cellule spéciale de profilage avec de jeunes   policiers encore inexperimentes en la matiere..Et pour leur faire faire leur gamme il leur demande comme exercice d’etudier un dossier de jeunes adolescentes disparues ..L’une de ses stagiaires   établit le portrait d’un éventuel serial killer et n’a plus qu’une idee en tete :prouver ses soupçons….
Carol Jordan ,elle,intègre de nouvelles fonctions et essaye tant bien que mal d’asseoir son autorite sur ses hommes …une enquête la conduit sur la piste d’un pyromane…
Elle fait appel à Tony pour l’aider à etablir le profil de cet homme et du coup se trouve melee à l’autre affaire…

J’ai bien aimé également ce 2ème volet (le 1er étant le chant des sirenes) même si j’ai trouvé certaines longueurs  du fait peut etre de cet emmêlement des 2 affaires..Le but n’est pas de trouver qui est ce serial killer,on le sait dès les 1eres pages ,mais de savoir comment s’y prendre pour le confondre…Une   centaine de pages vers la fin l’action s’accelere …mais…tout reste ouvert…Val Macdermid laisse au lecteur le soin d’imaginer une fin comme il le souhaite…Un bien ,un mal? Ca m’a laissee  perplexe …je me suis demande si elle se reservait le droit d’une suite…Apparemment ,non…En tout cas l’imagination a droit de cité mais c’est un peu destabilisant.,surtout dans ce genre de livre

LivreTrès grand moment de lecture!Style intéressant,histoire dense sans aucun temps morts! Vous êtes perpétuellement ballotes d’un indice à un autre qui se  contredisent et du coup vous ne parvenez pas à vous faire une idée….le détective est sec!!! lol
Vous entrez dans la peau du tueur parce que vous avez accès à une sorte de journal intime dans lequel il expose ses théories,ses fantasmes,leur réalisation…Ce qui fait froid dans le dos
Vous entrez dans la peau du psychologue -profiler qui essaye d’entrer dans celle du tueur(vous me suivez???) et vous avez des réflexions qui s’en dégagent…après tout,où est la différence entre les 2? Qu’est ce qui fait que le profiler est du cote du « bien »??? ça aussi ça fait froid dans le dos…la barrière bien -mal est ténue …il ne faut pas grand chose pour aller d’un cote ou de l’autre…
Il y a aussi les propres problèmes psychologiques du profiler qui ont quelque part un lien avec le tueur et qui lui donnent des difficultés à concevoir,à oser des relations suivies   avec quelqu’un…
Il y a aussi une sorte d’hommage à la police qui se démène pour arrêter le coupable..
Tout est lié,les problèmes lies à l’homosexualité sont posés et bien d’autres que je vous laisse découvrir!!!
ma PAL (Pile A Lire) s’allonge car Val McDermid a écrit pas mal de livres (dont quelques uns avec ces personnages là ) ….Et ma CB va crier car ils n’en ont aucun à la médiathèque!!!!! je   vais quand même leur soumettre ce nom…