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C’est vraiment par hasard, parce que je suis « légèrement » déconnectée de la blogosphère et des événements littéraires que je viens d’apprendre , par l’intermédiaire du blog d’Asphodèle , que le thème du Printemps des poètes était cette année l’insurrection. Hasard du calendrier? Rien n’est plus approprié comme thème que celui ci au moment des élections , dangereuses pour la Démocratie.

Alors je sors de mon apathie pour participer à ce moment de littérature et d’histoire, de rappel de certains évènements. Asphodèle a choisi un poète cher à mon coeur alors je ne vais pas la copier. 😆 J’ai pensé rapidement non à la France ( et pourtant, il y aurait tellement à diffuser!) mais à l’Espagne et au franquisme.

C’est Rafael Alberti qui servira mon propos, lui qui  a rejoint l’Alliance des intellectuels anti fascistes, aux cotés, entre autre, de Pablo Neruda. Il écrit  ce poème A galopar,qui deviendra un des hymnes des Républicains 

Je vous mets les deux textes, espagnol et traduction française mais écoutez Paco Ibanez

 

[youtube]https://youtu.be/8Ga2iCDtEvQ[/youtube]

 

A galopar

Las tierras, las tierras, las tierras de España,
las grandes, las solas, desiertas llanuras.
Galopa, caballo cuatralbo,
jinete del pueblo,
al sol y a la luna.

¡A galopar,
a galopar,
hasta enterrarlos en el mar !

A corazón suenan, resuenan, resuenan
las tierras de España, en las herraduras.
Galopa, jinete del pueblo,
caballo cuatralbo,
caballo de espuma.

¡A galopar,
a galopar,
hasta enterrarlos en el mar !

Nadie, nadie, nadie, que enfrente no hay nadie ;
que es nadie la muerte si va en tu montura.
Galopa, caballo cuatralbo,
jinete del pueblo,
que la tierra es tuya.

¡A galopar,
a galopar,
hasta enterrarlos en el mar !

 

Au grand galop

 

Galope cheval balzan
Cavalier du peuple
Sous le soleil et la lune

Refrain : au galop, au grand galop
Jusqu’à les ensevelir dans la mer

Tel un cœur qui cogne, sonnent et résonnent
Les terres d’Espagne sous tes quatre fers
Galope cavalier du peuple
O cheval balzan
O cheval d’écume

Refrain

Personne, personne, en face personne
La mort n’est personne chevauchant avec toi
Galope, cheval balzan
Cavalier du peuple
Car la terre est tienne

Non, ce ne sera pas le fameux poisson4 mais un poème de Maurice Carême

 

 

J’ai crié.  » Avril !  »
À travers la pluie,
Le soleil a ri.
J’ai crié.  » Avril !  »
Et des hirondelles
Ont bleui le ciel.
J’ai crié.  » Avril !  »
Et le vert des prés
S’est tout étoilé.
J’ai crié.  » Avril !
Veux-tu me donner
Un beau fiancé ?  »
Mais, turlututu,
Il n ‘a rien répondu.

 

papillons 2 qui butinent

 

Voici deux photos de mon cerisier

la 1ere prise hier 

cerisier fin mars 2014 - Copie

Ce matin

1er avril 2014 (5) - Copie

Une chanson? 

[youtube]http://youtu.be/lxjBFeqn1CU[/youtube]

Qu’est ce que j’ai pu la chanter!! Et vous? 

 

 

J’ai loupé, il y a 15 jours, notre rendez vous et j’ai failli encore cette semaine….Pas très assidue ces temps ci dans la blogosphère ,vous pouvez le constater au nombre d’articles qui se retreint comme une peau de chagrin. 😕

 

En cette chromo-oiseau-couronnc3a9-ana-rosa1 logo asphodele poesie jeudi un poème de circonstances car il fait beau et demain printemps

 

42Théodore de Banville

Te voilà, rire du Printemps !
Les thyrses des lilas fleurissent.
Les amantes qui te chérissent
Délivrent leurs cheveux flottants.

Sous les rayons d’or éclatants
Les anciens lierres se flétrissent.
Te voilà, rire du Printemps !
Les thyrses de lilas fleurissent.

Couchons-nous au bord des étangs,
Que nos maux amers se guérissent !
Mille espoirs fabuleux nourrissent
Nos coeurs gonflés et palpitants.
Te voilà, rire du Printemps !

 

 

Sur une musique de Reynaldo Hahn  .Les » rondels », cycle de mélodies édité en 1899, comportant des poèmes de Théodore de Banville et de Charles d’Orléans.

 

[youtube]http://youtu.be/SIJ92LkznBc[/youtube] 

 

 

             

mais aussi celui là , gorgé de vitalité , de gaité, oserais je ? de sensualité 

Elle frémit, la brise pure,
Dans ce beau jardin de féerie
Où le ruisseau jaseur murmure.
Le printemps affolé varie
Sa merveilleuse broderie,
L’eau chante sous les passerelles;
Tout tressaille dans la prairie
A la façon des tourterelles.

Les arbres dans l’allée obscure
Où babille la causerie
Laissent leur jeune chevelure
Flotter avec coquetterie.
C’est le temps où le ciel vous crie
D’oublier chagrins et querelles,
Et de vivre en galanterie
A la façon des tourterelles.

L’insecte court dans la verdure.
Le bois est plein de rêverie;
La nymphe a quitté sa ceinture,
Le sylphe avec idolâtrie
Baise la pelouse fleurie,
Les fleurs ont ouvert leurs ombrelles;
Enfants, il faut qu’on se marie
A la façon des tourterelles.

 

La colombe murmure et prie

Et chuchote sur les tourelles:
Mariez-vous, belle Marie,
A la façon des tourterelles.

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