celle Keisha est femme de ménage et une femme de ménage ne gagne pas bien sa vie,comme chacun le sait. Keisha est pleine d’imagination et s’en sert pour mettre du beurre dans les épinards. La voilà à ses heures perdues voyante ou encore médium et aide les parents de disparus à entrer en communication ou même cherche à retrouver des personnes qui ne donnent plus de nouvelles, volontairement ou non.Mais médium, ça n’existe pas comme dirait jane ce n’est qu’une arnaque à laquelle elle mêle son petit ami,pas très cool d’ailleurs…La voilà embarquée dans une histoire de femme disparue, Ellie. Le mari et sa fille envoient un message télévisé au ravisseur, la police n’a pas d’indices, les medias sont sur les dents.Tout est réuni pour que les « visions » viennent aider à y voir plus clair..Oui mais voilà, sans le savoir, Keisha approche dangereusement de la vérité…..

Ce n’est pas vraiment dévoiler le coupable que de dire cela. D’abord, c’est en 4eme de couverture et puis l’auteur lui même n’en fait pas mystère. Je ne vais pas vous faire languir ,je n’ai pas vraiment aimé. Pas détesté mais pas accroché.C’est, pour moi, un roman policier sans suspense, même si quelques surprises nous sont concoctées, le personnage principal n’est pas très sympathique, plutôt amoral, ce qui serait , peut être, la qualité romanesque du livre mais il y a un manque de crédibilité certain et là, je n’adhère pas du tout. Linwood Barclay avait écrit à la base une nouvelle et a voulu s’amuser à en développer les personnages. C’est bien mais ça ne fait pas un bon roman palpitant, chronophage  et inoubliable. Au suivant!

Merci à Babelio et les Editions Belfond

Oui, je sais, je ne suis pas très présente sur les blogs (dont le mien) ces temps ci.La faute en est à la reprise du travail. La maison se termine petit à petit et les enfants envahissent ce nouvel home. J’ai beaucoup lu mais pas eu envie de me colleter avec les chroniques, j’ai pris aussi un peu de recul…Mais la parution de ce 4eme opus de l’auteur scandinave J.Adler Olsen m’a tirée de ma torpeur.

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On retrouve avec plaisir la fine équipe un peu barge du Département V, Carl Mørck à sa tête, son bras droit Assad, toujours aussi mystérieux et Rose , l’ opiniâtre secrétaire. Une grippe sévère mâtinée de gastro décime le commissariat , atteignant Assad et Rose de plein fouet mais ne les empêchant nullement de faire travailler leur matière grise.

Tout commence en 1985 et nous assistons à une scène qui déterminera toute l’intrigue. Après ces quelques pages nous alternerons entre 1987 et 2010. Le département V a pour mission de clore définitivement des enquêtes passées, des « cold cases » et c’est Rose qui s’intéresse à une disparition, celle de Rita Nielsen, qui eut lieu en 1987.De fil en aiguille , d’autres disparitions la même année, et surtout la même semaine,feront se pencher l’équipe sur un parti nommé » Rene Linier » avec , à sa tête Curt Ward, qui prône « la race pure » Danoise. Pour parvenir à ses fins, Curt Ward, et son père avant lui, tous deux médecins, n’hésite pas à faire enfermer des femmes enceintes sur l’île de Sprogø ,250px-Sprogø (1) les avorte et enfin les stérilise.(Sur cette petite île , de 1922 à 1961 , un centre de regroupement de jeunes filles enceintes non mariées ou dérogeant à une certaine moralité,considérées comme folles ou débiles, a été ouvert.)

L’intrigue policière n’en est pas vraiment une dans la mesure où, avec cette alternance de 1987 et de 2010, nous savons qui est responsable de ces disparitions et pourquoi. Nous avons donc toujours un coup d’avance par rapport à l’équipe du département V . L’essentiel est de savoir comment les fils noués de manière inextricable vont être dénoués, le suspense est lent à se mettre en place mais ouf!! enfin nous y sommes et là, nous sommes embarqués à pleine vitesse pour un final plein d’émotion et de surprise, car il y en a une et de taille!! 

Le propos de ce livre, policier certes pour rendre plus attrayant le sujet, est de démontrer le danger que représente l’Extreme droite au Danemark. Jussi Adler Olsen avec son habileté coutumière , nous brode à petits points  un canevas qui fait apparaître petit à petit toutes les ignominies de certaines personnes , élues démocratiquement,leurs idées et la manière de les mettre en pratique.L’auteur continue ses dénonciations des politiques de son pays et ,dans ce roman, lance un cri d’alarme. Comment ne pas faire un parallèle avec notre propre montée du FN?

Pour aller plus avant

http://www.presseurop.eu/fr/content/article/253201-la-recette-danoise-gouverner-sans-s-exposer

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/03/14/au-danemark-l-extreme-droite-s-enracine-dans-le-paysage-politique_1847814_3214.html

http://www.lactualite.com/actualites/monde/danemark-la-tentation-de-lextreme-droite/

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/03/14/au-danemark-l-extreme-droite-s-enracine-dans-le-paysage-politique_1847814_3214.html

 

  L’ancolie est une fleur aussi belle que toxique. Belle, à l’image de certains souvenirs , à l’image de certains regrets. L’Ancolie, c’est aussi le nom d’un chalet perdu en pleine montagne. C’est là que vit Vincent, un homme seul et meurtri. Rejetant son passé et redoutant son avenir, il préfère vivre dans le présent. Une existence éprise de liberté qu’il consacre entièrement à sa passion pour la montagne et à son métier de guide. Jusqu’au jour où la mort frappe tout près de lui, l’obligeant à sortir de sa tanière. Aux yeux de tous, un tragique accident, une chute mortelle. Seul Vincent est persuadé qu’il s’agit d’un meurtre, que ce n’est pas la montagne qui a tué, et que les vrais coupables doivent payer. Alors, aidé par Servane, une jeune recrue de la gendarmerie avec laquelle il a noué une étrange relation, il se lance dans une quête de vérité. Une quête qui va le conduire sur d’effroyables sentiers, le confronter à ses propres démons. Une quête qui va déterrer un à un des secrets profondément enfouis au coeur de cette paisible vallée, et qui auraient dû le rester à jamais. Car si le mensonge blesse, la vérité peut être fatale…

 

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Après avoir lu de cette auteure Terminus Elicius et Les morsures de l’ombre et adoré ces thrillers je me suis installée confortablement pour savourer Jusqu’à ce que la mort nous unisse .Déjà le titre me plaisait bien et la 4ème de couverture était alléchante.Peut être moins noire que les romans précédents mais souffler un peu fait aussi du bien.

Las! Trois fois hélas! Je n’ai pas soufflé, je me suis essoufflée!!

Partant du principe que cette auteure avait écrit des polars remarquables je me suis accrochée  et  j’ai terminé….La mort dans l’âme! Elle ne m’a pas,elle, unie à K. Giebel!

 

L’histoire? Un guide de montagne ,Vincent,est hanté par le départ aussi  soudain qu’incompréhensible de sa femme avec un autre homme il y a 5 ans.Depuis il cherche à se venger et collectionne les aventures sans lendemain.Renfermé sur lui même,misogyne, il ne vit que pour la montagne et n’est pas très sympathique comme monsieur….

Servane,jeune recrue de la gendarmerie ,arrive dans le village avec ,elle aussi,un passé qu’elle ne tient pas à rendre public.

Ces deux êtres se rencontrent et entre eux se forme une amitié qui sera renforcée lorsque le meilleur ami ,copain d’enfance,de Vincent est retrouvé mort en montagne…Vincent ne croit pas un instant à la thèse de l’accident ni même du suicide et décide de mener son enquête aidé en cela par Servane …

Bon, c’est un peu du rabaché comme trame mais tout dépend de la manière dont c’est traité.

et là,ça se gâte…J’ai vraiment cru me retrouver lisant du Frison Roche..Non que je conteste le talent de cet écrivain,loin de là ! mais l’ambiance ,l’entraide entre les guides et les montagnards ,les descriptions de la montagne etc….rien n’est neuf.

La  petite différence c’est évidemment l’aspect policier et là….pas grand suspense (sauf pour le gentil qui en fait était un des méchants) et l’histoire d’amitié qui se transforme en amour…..Depuis que j’ai connu le « secret »  de Servane,je me suis dit:pourvu que Karine Giebel ne nous fasse pas le coup de les faire tomber amoureux! Et ben si!!!

D’accord le roman n’a pas de happy end mais quand même….

 

Alors ,pour résumer:Déception totale,style quelconque,roman à l’eau de rose….On passe…..

 

 

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Au cours d’un braquage, pris en otages, une femme et son fils de 8 ans sont tués. L’un des braqueurs est condamné à la perpétuité, l’autre s’échappe     avec le butin. Quinze ans plus tard, atteint d’un cancer, le prisonnier formule un recours en grâce et demande, selon la loi italienne, le pardon de Silvano, père et mari des victimes.
La réponse de cet homme ravagé par la douleur et la solitude, obsédé par les dernières paroles de sa femme, est au centre de ce roman implacable qui place face à face l’assassin et la victime.

 

 

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Massimo CARLOTTO est né à Padoue en 1956 et vit à Cagliari. Très tôt militant au sein du groupe révolutionnaire d’extrême   gauche « Lotta continua », il est injustement condamné à 18 ans de réclusion après avoir découvert le corps d’une jeune femme, poignardée de 59 coups de couteau. Il a 19 ans.
L’histoire singulière et douloureuse de Massimo Carlotto se transformera au fil des années (jusqu’en 1993 où il obtient la grâce présidentielle) en véritable cas judiciaire (11 procès, 6 ans de   prison, 3 ans de cavale).
Il collabore à divers journaux et est l’auteur de nombreux romans, dont cinq sont déjà traduits en France : En fuite, La Vérité   de l’Alligator, Arrivederci amore, Le Maître des nœuds et L’Immense Obscurité de la mort. Plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma.

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Immense coup de coeur!!! Je ne sais pas si on peut qualifier ce roman de roman policier.Certes il y a un assassin ,des victimes mais l’essentiel n’est pas là.C’est un roman à deux voix.Vous  pénétrez dans la tête et les réflexions de 2 individus qu’apparemment tout sépare.Vous suivez pas à pas leur vie,leurs réflexions.
L’un ,un assassin condamné à perpétuité mais qui ,au bout de 15 ans, est atteint d’un cancer et n’a plus qu’une idée en tête: sortir de prison,récupérer sa part du butin par l’intermédiaire de son   complice qu’il n’a jamais dénoncé et partir très loin, mourir libre et au soleil…
De l’autre le mari et père,qui vit mécaniquement ,sans espoir ,sans but…qui attend.la mort.Et voilà que ,selon la loi italienne  ,il doit accorder ou non la grâce à celui qui lui a tout fait  perdre…..
Vous savez ce qui va se décider dans sa tête,pas de surprise….Mais c’est la manière de procéder, avec cruauté diront certains ,qui est intéressante…Avec ,sous jacentes, les failles de la société,de la justice…


Parallèle de deux solitudes ,
de deux enfers…Avec, malgré tout, un retournement de situation..Vous entrez dans ce livre et vous ne pouvez pas en sortir. Vous avez la   gorge nouée en permanence….Tout le long je me suis dit: »et si c’était toi,qu’est ce que tu ferais? »


A lire si on est en bonne forme psychologique…A lire pour réfléchir….