Oui, je sais, je ne suis pas très présente sur les blogs (dont le mien) ces temps ci.La faute en est à la reprise du travail. La maison se termine petit à petit et les enfants envahissent ce nouvel home. J’ai beaucoup lu mais pas eu envie de me colleter avec les chroniques, j’ai pris aussi un peu de recul…Mais la parution de ce 4eme opus de l’auteur scandinave J.Adler Olsen m’a tirée de ma torpeur.

dossier

On retrouve avec plaisir la fine équipe un peu barge du Département V, Carl Mørck à sa tête, son bras droit Assad, toujours aussi mystérieux et Rose , l’ opiniâtre secrétaire. Une grippe sévère mâtinée de gastro décime le commissariat , atteignant Assad et Rose de plein fouet mais ne les empêchant nullement de faire travailler leur matière grise.

Tout commence en 1985 et nous assistons à une scène qui déterminera toute l’intrigue. Après ces quelques pages nous alternerons entre 1987 et 2010. Le département V a pour mission de clore définitivement des enquêtes passées, des « cold cases » et c’est Rose qui s’intéresse à une disparition, celle de Rita Nielsen, qui eut lieu en 1987.De fil en aiguille , d’autres disparitions la même année, et surtout la même semaine,feront se pencher l’équipe sur un parti nommé » Rene Linier » avec , à sa tête Curt Ward, qui prône « la race pure » Danoise. Pour parvenir à ses fins, Curt Ward, et son père avant lui, tous deux médecins, n’hésite pas à faire enfermer des femmes enceintes sur l’île de Sprogø ,250px-Sprogø (1) les avorte et enfin les stérilise.(Sur cette petite île , de 1922 à 1961 , un centre de regroupement de jeunes filles enceintes non mariées ou dérogeant à une certaine moralité,considérées comme folles ou débiles, a été ouvert.)

L’intrigue policière n’en est pas vraiment une dans la mesure où, avec cette alternance de 1987 et de 2010, nous savons qui est responsable de ces disparitions et pourquoi. Nous avons donc toujours un coup d’avance par rapport à l’équipe du département V . L’essentiel est de savoir comment les fils noués de manière inextricable vont être dénoués, le suspense est lent à se mettre en place mais ouf!! enfin nous y sommes et là, nous sommes embarqués à pleine vitesse pour un final plein d’émotion et de surprise, car il y en a une et de taille!! 

Le propos de ce livre, policier certes pour rendre plus attrayant le sujet, est de démontrer le danger que représente l’Extreme droite au Danemark. Jussi Adler Olsen avec son habileté coutumière , nous brode à petits points  un canevas qui fait apparaître petit à petit toutes les ignominies de certaines personnes , élues démocratiquement,leurs idées et la manière de les mettre en pratique.L’auteur continue ses dénonciations des politiques de son pays et ,dans ce roman, lance un cri d’alarme. Comment ne pas faire un parallèle avec notre propre montée du FN?

Pour aller plus avant

http://www.presseurop.eu/fr/content/article/253201-la-recette-danoise-gouverner-sans-s-exposer

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/03/14/au-danemark-l-extreme-droite-s-enracine-dans-le-paysage-politique_1847814_3214.html

http://www.lactualite.com/actualites/monde/danemark-la-tentation-de-lextreme-droite/

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/03/14/au-danemark-l-extreme-droite-s-enracine-dans-le-paysage-politique_1847814_3214.html

 

yeruldelgger

Yeruldelgger, quel drôle de nom! Ian Manook, quelle peut bien être la nationalité de cet écrivain qui signe là son premier roman policier? Réponse 1) C’est un nom Mongol.Réponse 2) Il est Français.Eh oui, Ian Manook se nomme en réalité Patrick Manoukian .

Tout ça pour vous dire que je me suis retrouvée embarquée très rapidement en Mongolie et c’est là une jolie surprise car il y a peu de thriller dont l’histoire se passe dans le pays de Gengis Khan.

Ian Manook nous entraîne dans une  histoire de flic élevé dans un temple bouddhiste , expert en arts martiaux, brisé par la mort de sa fille  5 ans auparavant, assassinée, et sans que le coupable ait pu être appréhendé., commissaire aux méthodes pas très orthodoxes, c’est le moins que l’on puise dire.Un peu cliché c’est vrai mais l’auteur réussit à nous faire oublier ce petit bémol tant le personnage est attachant.Sombre mais attachant. Il a une autre fille, adolescente, en pleine révolte contre son père, manipulée par certains pour empêcher son père de trouver le fin mot de l’histoire, et une femme rendue folle par le décès de leur fille.

Je sens que je vous perds, là…Mais si je vous dis assassinat d’enfant , assassinat de prostituées mongoles,assassinat de trois chinois, policiers corrompus,pouvoir de l’argent, magouille financière ? Ou bien, une légiste, Solongo , amoureuse de Yeruldelgger , Oyun ,jeune  policière adjointe du commissaire, au tempérament bien trempé, ce qui lui servira bien à un certain moment de l’intrigue, Gantulga ,un jeune gamin des rues très débrouillard et qui s’attache à Oyun ,ce qui, là aussi, lui sera utile?

Des néos nazis, qui ne savent pas ce qu’est un Juif mais qui sont contre par principe, abêtis par l’alcool qui noie ce qui leur sert de cerveau et dévoués à la cause de certains hommes puissants qui s’en servent pour leurs sales besognes ?.

Toujours pas? Alors partez quand même , le temps de ce livre, pour Oulan Bator, ville moderne où les immeubles en verre côtoient les yourtes qui poussent à ses portes , où les souterrains dans lesquels passent les tuyaux de chauffage  abritent une population plus que pauvre qui se presse là pour tenter de ne pas succomber aux terribles hivers.Vous découvrirez aussi les semi nomades,ceux qui résistent à la modernité avec leurs traditions, vous partirez dans les steppes où la faune et la flore seront évoquées de bien belle manière, vous aurez même  quelques notions de cuisine mongole , Yuruldelgger est très gourmand 🙂 Petite incursion géopolitique démontrant que la Mongolie a souffert de l’occupation russe et est en proie à toutes les cupidités des pays voisins comme la Chine tout en étant attirée par l’Occident (la référence au flic des » Experts » est aussi étonnante que savoureuse) 

Bref vous passerez un excellent moment de lecture,à l’histoire menée tambour battant, quelques descriptions un peu sanglantes des crimes certes mais pas trop tout de même,la violence faite aux femmes montrée d’explicites manieres,un peu dure mais qui doit malheureusement coller à la réalité. Les personnages sont déjà façonnés de belle façon et , cerise sur le gateau, une suite nous attend. Vivement qu’elle paraisse!

Merci à Babelio et à sa Masse critique de m’avoir fait découvrir ce policier d’un pays lointain et quelque peu mythique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Décidément Karine Giebel me surprendra toujours.Elle réussit,à partir d’un scénario traité maintes fois, à vous emporter avec elle sans aucun temps mort.

C’est l’histoire d’une jeune femme qui est poursuivie,harcelée sans cesse par un individu dont elle ne voit jamais le visage.Cette ombre pénètre chez elle quoi qu’elle fasse pour se protéger, dérange ses affaires, en emporte certaines pour lui redonner un peu plus tard, la menace verbalement, bref, est omniprésente dans sa vie.Elle a beau faire et beau dire à son entourage, petit ami , amie, copain de celle ci, la police même, personne ne la croit puisqu’elle ne peut rien prouver.Pendant ce temps là, sa raison vacille,sa santé chancelle, elle se coupe de tout le monde.

Brillante et jolie, elle sait qu’elle peut être appelée à remplacer son patron, bientôt en retraite.D’ailleurs, ne lui dit il pas que c’est elle qu’il a choisie et non son collègue et rival? Bien sûr, il faut que ça reste encore secret. Cloé (Non, pas de faute de frappe, il n’y a pas de H) s’est forgée une carapace depuis de longues années à la suite d’un drame familial, a tout sacrifié pour réussir.Le lâcher prise? Elle ne connait pas sauf ,parfois, avec son ami actuel…

Parallèlement, un flic. Gomez. On entre avec lui dans le livre.Il se bat désespérément aux côtés de sa femme, de sa moitié, de son alter ego.Elle est condamnée.Plus que quelques jours sans doute…Et avec lui, nous affrontons ces instants ultimes puis son effondrement,le déni,la recherche de la mort pour ne plus souffrir, pour oublier oui ,mais, si lui oublie puisque mort, qui pensera encore à sa femme? Folie qui le guette également.Ne rien montrer, même à ses collègues.Continuer d’enquêter pour ne plus rester chez lui, enquêter de manière pas toujours bien légale mais ce n’est pas en étant clean qu’on peut progresser et ferrer les plus ignobles d’entre nous, n’est ce pas?

Gomez a une personnalité extrêmement forte, avec lui,on est ami ou ennemi,il ne laisse pas indifférent en tout cas. Cloé, eh bien Chloé, on ne sait si on doit la baffer ou la prendre dans nos bras.Elle est tellement égoïste, égocentrique, dure,sans concession, même avec ses parents  mais aussi tellement fragile , assoiffée de tendresse et d’amour sans vouloir le reconnaître. 

Ces deux là ne pouvaient que se rencontrer et faire un bout de chemin ensemble, semé de chausse trappes et d’embûches.Mais ne vous y trompez pas.Karine Giebel n’a que faire des romans sentimentaux .Elle va vous faire frissonner avec Chloé, faire palpiter votre palpitant, vous entraîner dans de fausses pistes (Je me souviens d’une en particulier qui a déclenché un accès de tachycardie..Oui, oui, je vous jure! ), vous faire poser des questions sur la réalité des terreurs de Cloé, voire sombrer avec elle dans sa paranoïa. Vous allez pleurer avec Gomez, vouloir le soutenir,l’aider, l’aimer? comprenant l’Enfer qu’il vit.Vous allez vibrer , compatir quand tout va déraper dans sa vie professionnelle.L’enquête progresse, les questions trouvent leurs réponses.

Et puis, et puis vous allez sortir de ce livre sonnés, estomaqués, frustrés car tout ne finit pas comme vous l’auriez souhaité, comme souvent avec cette auteure, vous vous direz que vous avez vécu d’intenses sensations car quelle plume!! Mais quel déchirement que tout soit déjà  terminé…au bout de 606 pages.

 

 Jussi Adler Olsen, un nom d’auteur de roman policier à connaitre.Une fois que vous aurez lu un de ses livres, vous chercherez un romancier à la hauteur de celui là.Pas si facile! En France, il y en a quelques uns Franck Thilliez , Pierre Lemaitre pour ne pas les nommer.

Ses deux précédents romans, Miséricorde  et Profanation m’avaient plus que séduite. Et c’est donc  avec un énorme plaisir que j’ai accepté la masse critique de Babelio ,en partenariat avec Albin Michel que je remercie, pour la 3ème enquête du Département V. 

Deux histoires policières se développent en même temps, l’une suivie par les collègues de l’inspecteur Mørck mais avec l’aide ponctuelle de celui ci et d’Assad , enquête sur des incendies criminels où on retrouve systématiquement un cadavre et l’autre, celle qui nous intéresse plus puisqu’elle est vraiment du ressort de ce département,une histoire de bouteille de verre jetée à la mer avec un message dedans.

En fait, cette bouteille a été découverte depuis longtemps , ramassée dans les filets d’un pêcheur, mais le policier qui voulait s’en occuper s’est fait tuer dans l’exercice de ses fonctions.La bouteille est restée là, au soleil, des années jusqu’à ce qu’un concours de circonstances l’amène, cassée mais avec son message , sur le bureau de l’inspecteur Mørck . Au départ , peu emballé par cette nouvelle affaire, il change d’avis grâce à Assad quand, le message à moitié effacé par l’eau, le soleil et la condensation s’avère être un SOS écrit avec du sang humain. Grâce à l’opiniatreté de Rose , ils parviennent à déchiffrer quelques mots, en devinent d’autres mais pas tous hélas. Les résultats d’ADN reviennent , c’est une histoire qui remonte à 10 ans , une histoire d’enlèvement d’enfants. Chose bizarre, aucune plainte n’a été déposée. 

Et c’est un début de course contre la montre car si les victimes de cet enlèvement ne sont surement pas en vie à l’heure actuelle, en progressant dans l’enquête, ils vont comprendre que ce n’était ni le premier ni le dernier.

Qu’est ce qui fait qu’un thriller est bon, meilleur que les autres? Une intrigue bien ficelée de bout en bout, les personnages décrits avec minutie. Avec Jussi Adler Olsen, pour la première raison, pas de doutes, vous avez une histoire construite savamment, qui prend ses racines dans la société Danoise que veut égratigner au passage l’auteur. Pays de technocrates, (l’enquête sur la recherche éventuelle d’amiante est assez savoureuse),pays où les Sectes pullulent sans que le gouvernement y mette le hola.

Les personnages , quant à eux , sont fouillés psychologiquement, que ce soit le bourreau et ses victimes, l’inspecteur Mørck et ses acolytes.Nous avançons dans la connaissance d’Assad, encore plus complexe qu’il n’y parait, mystérieux,pas celui que pensait Mørck. Mais qu’en est il exactement? 

Et Rose? La fantasque Rose? Dans cet opus elle a décidé qu’elle serait mieux chez elle mais pour ne pas perturber la bonne marche du service, elle propose que sa soeur jumelle Yrsa vienne les aider. L’inspecteur Mørck n’a pas vraiment son mot à dire quand Rose à décidé quelque chose et quand il fait la connaissance de cette femme dont il ignorait l’existence, il se dit que l’une vaut l’autre point de vue look, autorité,pour ne pas dire autoritarisme, fantaisie frisant le pathologique…Mais elle est d’un très grand secours tant elle se plonge dans l’enquête , tout comme Rose l’aurait fait.Il fait contre mauvaise fortune bon coeur jusqu’à ce que Rose réapparaisse, à la fin du livre.

Quant à Mørck lui même, il est délicieux au prise avec sa psychologue ( toujours à propos de ce qui a coûté la vie à un de ses collègues et rendu invalide un autre ,un ami , qu’il héberge chez lui pour ne pas le laisser à l’hôpital ) qui outrepasse quelque peu ses fonctions de thérapeute en commençant une liaison avec lui…Pour ne pas faire de fautes de déontologie, elle lui présente un confrère qui le prendra en charge, au grand déplaisir de Mørck

Nous sentons que Jussi Adler Olsen  a encore bien des surprises en réserve, qu’il nous bâtit des histoires dans l’histoire. 

Je ne peux dire qu’une seule chose, si vous ne connaissez pas, rejoignez cette équipe incroyable mais complémentaire .Des éclats de rire viendront soulager la tension ambiante , petit plus non négligeable.

Alors….à quand le quatrième? 

 

livre Pour la  de BABELIO je devais lire , en collaboration avec les éditions Albin Michel que je remercie ,ce thriller.Comme j’ai horreur de commencer par le deuxième tome, j’ai évidemment lu le premier qui se trouve LA .

Je ne vais pas faire durer le suspense, c’est encore avec un très grand plaisir que j’ai suivi les aventures du tandem impossible de l’inspecteur Carl Mørck et de son assistant intelligent et malin,le mystérieux syrien Assad.Cette fois on leur adjoint une secrétaire, Rose Knudsen, qui va apporter encore plus de fantaisie à cette petite équipe, ce qui n’est pas peu dire.

Le département V a été créé pour réouvrir les histoires classées.Un dossier arrive mystérieusement sur le bueau de notre inspecteur favori,toujours aussi bougon et incapable d’accepter la moindre hiérarchie.Cette fois, il se penche avec son comparse sur l’assassinat de deux adolescents quelques 20 ans auparavant.A l’époque, une bande de jeunes nantis avaient été soupçonnés mais les aveux de l’un d’entre eux, le moins riche, avaient fait abandonner l’enquête.

Des années plus tard,nous retrouvons ces jeunes devenus de riches hommes d’affaire.Ils ont une passion commune, la chasse.Une chasse particulière puisqu’elle concerne du gibier peu habituel.

Mais les chasseurs deviennent à leur tour chassés.Par qui? Par une femme , une des leurs, mais qui a été terriblement marquée par ce qu’elle a vécu avec eux pendant son adolescence.Une jeune femme à la limite de la folie , ayant rejeté son ancienne vie, une SDF malgré son argent, qui se lance dans une sorte de vendetta sans pitié pour expier.Et malgré ce qu’elle a fait ou ce qu’elle fera,Jussi Adler Olsen nous la rend sympathique tant sa description psychologique est minutieuse.

Elle n’est pas sans rappeler Alex de Pierre Lemaitre ICI, si je peux faire ce rapprochement.

La grande force de cet auteur est de faire une critique sans complaisance de la société Danoise à travers des personnages bien dessinés.Profanation a peut être une ambiance  moins lourde que Miséricorde mais Jussi Adler Olsen joue avec nos nerfs (j’avoue m’être demandé quelle était cette chasse particulière , imaginant bien plus encore que la réalité..les descriptions des atrocités commises interpellent) ,le suspense bien mené monte crescendo , notre curiosité concernant Assad en éveil , curieux que nous sommes de comprendre qui il est réellement, des indices étant disséminés ici et là.Le personnage de Carl Mørck prend aussi de l’épaisseur et nous n’avons qu’une hâte: A quand la sortie du troisième tome? La série devrait en comporter dix. Avis aux amateurs! 

Nouveau thriller de Sébastion FITZEK le prodige allemand dans le milieu du polar.

C’est toujours avec beaucoup d’attente que j’ouvre un roman de cet auteur.Je n’ai jamais été déçue jusque là (Thérapie  et Ne les crois pas ).Alors qu’en est il de celui ci?

Le roman est construit habilement avec des chapitres intitulés :La Peur:Avant la Peur, Après la peur et même un décompte d’heures et de minutes avant la Peur.

Le livre commence très fort par,avec,consignée dans un dossier médical, l’hallucination d’une femme qui semble être torturée par un malade mental (rassurez vous ,pas de descriptions sanglantes mais S.Fitzek joue avec votre imagination en parsemant ces pages  de sensations plus que de descriptions proprement dites. )

Cette femme est retrouvée ,comme d’autres avant elle vivante, mais dans un état catatonique,sans réelle trace de maltraitance physique ,avec un papier dans la main comportant une énigme.La presse a surnommé ce psychopathe qui sème la terreur le Briseur d’âmes.

Au deuxième chapitre, »Aujourd’hui,10h14 Bien plus tard ,de nombreuses années après la peur » nous comprenons que ce que nous avons lu jusque là l’etait aussi par des étudiants ,des volontaires plutôt, car il s’agit pour eux de participer à une expérience (dont on ne connait pas le but) contre une somme d’argent ,expérience menée par un professeur dont on ignore le nom.Et c’est ici que Sébastien Fitzek ,en auteur talentueux ,relie son dernier roman à son premier Thérapie car il fait allusion à son personnage d’alors,le psychiatre Victor Larentz.On aurait retrouvé ce document dans son cabinet médical.Après discussion ,finalement seulement deux participants restent,un jeune homme et une jeune femme,Patrick et Lydia.Ils devront lire sans s’arrêter le dossier ,c’est là la contrainte de cette expérience.

Au troisième chapitre nous voilà replongés dans le dossier.Nous faisons la connaissance de Caspar,homme d’unequarantained’années,amnésique,interné dans une clinique spécialisée.Il est suivi par une psychiatre, Sophia,qui tente de lui faire retrouver la mémoire.

On y fait aussi la connaissance du personnel de cet endroit,directeur,médecins,infirmière,gardien, patients …Des flashs viennent troubler Caspar,mettant en scène une petite fille qui semble avoir besoin de lui, mais pas moyen de savoir qui elle est.

Dehors une tempête de neige sévit,rendant l’accès à la clinique extrêmement difficile et c’est ainsi qu’une ambulance a un accident alors qu’elle transporte un homme qui s’est auto mutilé,Jonathan Bruck.Caspar,alerté par un patient,Linus,constate que le réservoir de l’ambulance a été saboté,mais dans quel but et par qui? 

Dans la nuit,Caspar est tiré de son sommeil par Linus qui lui fait comprendre comme il le peut ,vu ses difficultés d’élocution, que Sophia a besoin d’aide.Et en se précitant pour la retrouver ,il rencontre Jonathan Bruck qui s’échappe de la chambre de la psychiatre.Et c’est ainsi que Caspar « reconnait » le visage de cet homme qu’il voit très souvent dans ses rêves(mais qui peut il être?) avant de découvrir le corps du médecin dans sa baignoire,dans le même état que toutes les victimes du Briseur d’âmes.Bruck et le psychopathe ne font qu’un! Ils sont donc tous enfermés dans la clinique en cette veille de Noel en compagnie d’un des plus plus grands psychopathes du moment…Et les cadavres commencent à s’amonceler….

 

Evidemment je ne vais pas vous en dire plus ,le thriller méritant grandement d’être lu,que dis- je dévoré! Difficile de le lâcher tant le suspense est distillé savamment ,au compte goutte,avec de brusques accélérations,des temps de repos quand on retourne au présent en compagnie de nos deux cobayes et de leur professeur ,un peu mystérieux.Progressivement,on s’achemine vers la solution ,on est happés,maintenus dans un état de tension comme dans un   livre de Stephen King (cité d’ailleurs,en clin d’oeil) et de Dennis Lehane pour Shutter Island .

Je ne peux que vous conseiller de lire également les « remerciements ».S.Fitzek nous explique à quelle source il est allé se renseigner sur les maladies psychologiques évoquées dans son livre.

Avec un zeste de malice il nous convie aussi à résoudre la dernière énigme ,pour peu qu’on se donne la peine de chercher un peu la réponse qu’il a dissimulée dans ses remerciements.

« On me jette lorsque je suis utile.On me récupère une fois que je ne sers plus« 

Bonne lecture! 

Josy, douze ans, la fille du célèbre psychiatre berlinois Viktor Larenz, est atteinte d’une maladie qu’aucun médecin ne parvient à diagnostiquer. Un jour, après que son père l’a accompagnée chez l’un de ses confrères, elle disparaît. Quatre ans ont passé. Larenz est toujours sans nouvelles de sa fille quand une inconnue frappe à sa porte. Anna Spiegel, romancière, prétend souffrir d’une forme rare de schizophrénie : les personnages de ses récits prennent vie sous ses yeux. Or, le dernier roman d’Anna a pour héroïne une fillette souffrant d’un mal étrange, qui s’évanouit sans laisser de traces… Le psychiatre n’a dès lors plus qu’un seul but, obsessionnel: connaître la suite de son histoire.

 

 

De S.FITZEK j’avais déjà lu NE LES CROIS PAS et c’était en fait son 2ème roman.Quand j’ai trouvé  THERAPIE  à la médiathèque j’ai évidemment sauté dessus.Et heureusement!!

 

Comment vous parler de ce thriller sans dévoiler les choses? Je ne veux pas faire référence à d’autres thrillers que celui ci m’a rappelés furieusement (bien que ce ne soit pas du plagiat..) sinon vous comprendriez tout de suite….

 

C’est l’histoire d’un psychiatre Viktor Larenz ,renommé, dont la fille de 12 ans ,Josy,disparait du jour au lendemain,comme volatilisée.

On le retrouve 4 ans plus tard sur un lit d’hôpital psychiatrique ,sanglé comme quelqu’un de dangereux,parce que son esprit a refusé cette disparition (on n’a pas retrouvé le corps de la fillette) ,ce qu’on peut bien comprendre….

Il parle à un jeune psychiatre Martin Roth(très important ça pour la suite),de ces 4 années pendant lesquelles il était sur une ile ,retiré du monde, sa femme ayant réussi à retrouver rapidement les forces suffisantes pour continuer son travail .

Il fait alors la connaissance d’une jeune écrivaine ,Anna ,qui affirme souffrir d’une maladie :Tous les personnages qu’elle invente deviennnent réels et elle désire etre soignée par lui….

J’insiste sur le mot maladie car il n’y a rien de surnaturel dans ce roman.Nous sommes parfaitement dans le réel et nous avons affaire à des malades mentaux.

 

Vous aurez compris  très vite que son dernier roman met en scène la fille de Viktor qui se laisse peu à peu convaincre de s’occuper de ce cas car il veut à toute force comprendre ce qui c’est passé,si sa fille est en vie ou non…L’espoir est encore chevillé au corps et au coeur….

Et c’est un cauchemar qui commence alors pour le psychiatre….Les évènements s’enchainent à très grande vitesse ,vous êtes littéralement accrochés à votre livre car vous voulez connaitre la fin .Aucun temps mort ,fascination extreme au contraire…Et quand les dernières pages sont lues vous êtes tiraillés par un sentiment à la fois de tristesse et de satisfaction….

 

C’est vraiment un excellent écrivain Allemand que ce Sebastien Fitzek! Il frappe très fort,vous emmene avec lui,ne vous lache pas une seconde,parseme de petits mots ou petites phrases des indices que vous lisez sans vraiment comprendre et quand enfin ils sont assemblés à la manière d’un puzzle pour comprenez que  vous avez été menés en bateau….Tout ce qu’on aime dans ce genre de livre,non?

  L’ancolie est une fleur aussi belle que toxique. Belle, à l’image de certains souvenirs , à l’image de certains regrets. L’Ancolie, c’est aussi le nom d’un chalet perdu en pleine montagne. C’est là que vit Vincent, un homme seul et meurtri. Rejetant son passé et redoutant son avenir, il préfère vivre dans le présent. Une existence éprise de liberté qu’il consacre entièrement à sa passion pour la montagne et à son métier de guide. Jusqu’au jour où la mort frappe tout près de lui, l’obligeant à sortir de sa tanière. Aux yeux de tous, un tragique accident, une chute mortelle. Seul Vincent est persuadé qu’il s’agit d’un meurtre, que ce n’est pas la montagne qui a tué, et que les vrais coupables doivent payer. Alors, aidé par Servane, une jeune recrue de la gendarmerie avec laquelle il a noué une étrange relation, il se lance dans une quête de vérité. Une quête qui va le conduire sur d’effroyables sentiers, le confronter à ses propres démons. Une quête qui va déterrer un à un des secrets profondément enfouis au coeur de cette paisible vallée, et qui auraient dû le rester à jamais. Car si le mensonge blesse, la vérité peut être fatale…

 

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Après avoir lu de cette auteure Terminus Elicius et Les morsures de l’ombre et adoré ces thrillers je me suis installée confortablement pour savourer Jusqu’à ce que la mort nous unisse .Déjà le titre me plaisait bien et la 4ème de couverture était alléchante.Peut être moins noire que les romans précédents mais souffler un peu fait aussi du bien.

Las! Trois fois hélas! Je n’ai pas soufflé, je me suis essoufflée!!

Partant du principe que cette auteure avait écrit des polars remarquables je me suis accrochée  et  j’ai terminé….La mort dans l’âme! Elle ne m’a pas,elle, unie à K. Giebel!

 

L’histoire? Un guide de montagne ,Vincent,est hanté par le départ aussi  soudain qu’incompréhensible de sa femme avec un autre homme il y a 5 ans.Depuis il cherche à se venger et collectionne les aventures sans lendemain.Renfermé sur lui même,misogyne, il ne vit que pour la montagne et n’est pas très sympathique comme monsieur….

Servane,jeune recrue de la gendarmerie ,arrive dans le village avec ,elle aussi,un passé qu’elle ne tient pas à rendre public.

Ces deux êtres se rencontrent et entre eux se forme une amitié qui sera renforcée lorsque le meilleur ami ,copain d’enfance,de Vincent est retrouvé mort en montagne…Vincent ne croit pas un instant à la thèse de l’accident ni même du suicide et décide de mener son enquête aidé en cela par Servane …

Bon, c’est un peu du rabaché comme trame mais tout dépend de la manière dont c’est traité.

et là,ça se gâte…J’ai vraiment cru me retrouver lisant du Frison Roche..Non que je conteste le talent de cet écrivain,loin de là ! mais l’ambiance ,l’entraide entre les guides et les montagnards ,les descriptions de la montagne etc….rien n’est neuf.

La  petite différence c’est évidemment l’aspect policier et là….pas grand suspense (sauf pour le gentil qui en fait était un des méchants) et l’histoire d’amitié qui se transforme en amour…..Depuis que j’ai connu le « secret »  de Servane,je me suis dit:pourvu que Karine Giebel ne nous fasse pas le coup de les faire tomber amoureux! Et ben si!!!

D’accord le roman n’a pas de happy end mais quand même….

 

Alors ,pour résumer:Déception totale,style quelconque,roman à l’eau de rose….On passe…..

 

 

Livre  J’ai  découvert Anne Holt grâce au magasine LIRE

Voici ce qu’il disait à son propos:

« Née en 1958 en Norvège, elle a été ministre de la Justice au Danemark. Mais aussi procureur, avocate, journaliste-présentatrice de télévision et auteur de séries policières pour la télévision norvégienne. Lesbienne, mère d’une fillette de 4 ans, Anne Holt est une militante des droits homosexuels et plaide pour obtenir de nouvelles lois moins restrictives. Car elle est une star du Nord, une vraie légende et un auteur de best-sellers dans tous les pays scandinaves. »

Ce n’est pas avec son dernier livre « Erreur judiciare » que j’ ai commencé ma découverte(la mediathèque ne l’a pas encore…?.) mais avec » Bienheureux ceux qui ont soif » une enquête d’un autre policier,l’inspecteur Hanne Wilhelmsen  et de
 Hakon Sand,procureur.Ce sont deux personnages attachants car chacun d’eux trainent une certaine mélancolie quand ce n’est pas un secret…En effet Hanne Wilhelmsen  vit en couple avec une autre femme depuis 15 ans et personne ne le sait…


La chaleur qui sévit sur Oslo est une composante du roman.Si Anne Holt insiste sur cette condition météorologique c’est pour donner, à mon sens ,encore plus de lourdeur au récit.Tout est oppressant, les personnages anéantis par cette vague de chaleur qui les ralentit physiquement et psychologiquement dans leur enquête…D’ailleurs il est intéressant de constater que la fin du livre ,et donc le dénouement ,démarre en même temps que la pluie.
Les conditions de vie  des émigrés est abordée ,leur rapatriement aussi d’ailleurs,le nombre de crimes et délits qui monte en Norvege depuis quelques annees,la déficience de la justice,…Bref,Anne Holt ,au travers de ses romans, tente de décrire la société norvégienne.

Le rythme du roman est soutenu ,nous passons d’un personnage à un autre à chaque chapitre ce qui nous permet d’être dans l’esprit de chacun sans temps mort.La seule chose qui m’a un peu embêtée c’est que nous ne connaissons pas les causes de tous ces meurtres et viols…Rien ne sera dit à ce sujet….L’esprit cartésien qui nous anime a envie de savoir et nous devons rester sur notre faim!!! Dommage! 


En bref :
excellent livre bien écrit,à l’intrigue haletante,aux personnages attachants.A lire si vous ne connaissez pas!

livrelivre Deuxième opus des aventures du profiler Tony Hill et de l’inspecteur chef Carol Jordan.Là Tony Hill met sur pied une cellule spéciale de profilage avec de jeunes   policiers encore inexperimentes en la matiere..Et pour leur faire faire leur gamme il leur demande comme exercice d’etudier un dossier de jeunes adolescentes disparues ..L’une de ses stagiaires   établit le portrait d’un éventuel serial killer et n’a plus qu’une idee en tete :prouver ses soupçons….
Carol Jordan ,elle,intègre de nouvelles fonctions et essaye tant bien que mal d’asseoir son autorite sur ses hommes …une enquête la conduit sur la piste d’un pyromane…
Elle fait appel à Tony pour l’aider à etablir le profil de cet homme et du coup se trouve melee à l’autre affaire…

J’ai bien aimé également ce 2ème volet (le 1er étant le chant des sirenes) même si j’ai trouvé certaines longueurs  du fait peut etre de cet emmêlement des 2 affaires..Le but n’est pas de trouver qui est ce serial killer,on le sait dès les 1eres pages ,mais de savoir comment s’y prendre pour le confondre…Une   centaine de pages vers la fin l’action s’accelere …mais…tout reste ouvert…Val Macdermid laisse au lecteur le soin d’imaginer une fin comme il le souhaite…Un bien ,un mal? Ca m’a laissee  perplexe …je me suis demande si elle se reservait le droit d’une suite…Apparemment ,non…En tout cas l’imagination a droit de cité mais c’est un peu destabilisant.,surtout dans ce genre de livre