Nous sommes le 1er Octobre et j’essaie de renouer avec le temps où tous les 1ers du mois je vous mettais une poésie , où je participais au

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Cette fois je vous invite à lire, découvrir ce poème de Maurice Carême

ecureuil feuille                                                   L’écureuil et la feuille

Un écureuil, sur la bruyère,

Se lave avec de la lumière.

Une feuille morte descend,
Doucement portée par le vent.

Et le vent balance la feuille
Juste au-dessus de l’écureuil ;

Le vent attend, pour la poser
Légèrement sur la bruyère,

Que l’écureuil soit remonté
Sur le chêne de la clairière

Où il aime à se balancer
Comme une feuille de lumière.

 

[youtube]http://youtu.be/wKycLysZNM0[/youtube]

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Non! vous ne rêvez pas! Je fais bien un deuxième article pour le jeudi en poésie d’Asphodèle. Le premier sur les Canuts m’a semblé entrer moins bien dans le cadre demandé par notre blogueuse alors je me suis attelée de nouveau à la recherche du poème du jour, du moment.

C’est vers Robert Desnos que je me suis tournée car ce sont des mots que j’ai souvent lus,auxquels j’ai souvent pensé.

COUPLE astral

Couple astral peint par R.Desnos en 1935

 

J’ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité.
Est-il encore temps d’atteindre ce corps vivant
Et de baiser sur cette bouche la naissance 
De la voix qui m’est chère?

J’ai tant rêvé de toi que mes bras habitués 
En étreignant ton ombre
A se croiser sur ma poitrine ne se plieraient pas
Au contour de ton corps, peut-être.
Et que, devant l’apparence réelle de ce qui me hante
Et me gouverne depuis des jours et des années,
Je deviendrais une ombre sans doute.

O balances sentimentales.

 

J’ai tant rêvé de toi qu’il n’est plus temps
Sans doute que je m’éveille.
Je dors debout, le corps exposé
A toutes les apparences de la vie
Et de l’amour et toi, la seule
qui compte aujourd’hui pour moi,
Je pourrais moins toucher ton front
Et tes lèvres que les premières lèvres
et le premier front venu.

J’ai tant rêvé de toi, tant marché, parlé,
Couché avec ton fantôme
Qu’il ne me reste plus peut-être,
Et pourtant, qu’a être fantôme
Parmi les fantômes et plus ombre 
Cent fois que l’ombre qui se promène
Et se promènera allègrement
Sur le cadran solaire de ta vie.

 

 

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Les semaines passent, nous voilà à la troisième édition du jeudi en poésie inspiré par Asphodèle.(Clic sur le logo pour lui rendre visite

Aujourd’hui,  nous sommes le 21 Novembre. Il y eut un 21 Novembre qui inspira , malheureusement pourrait on dire, un chansonnier Aristide Bruant, celui du chat noir, vous savez? ou bien de Nini peau d’chien . Je veux vous entendre chanter!!  :-D. Certes , je ne sais pas si on peut considérer Aristide Bruant comme un poète mais, pour l’occasion, je voulais vous parler de ce 21 Novembre 1831 et de la révolte des Canuts.

Pourquoi ces ouvriers de la soie se sont ils mis en grève ce 21 Novembre 1831?  Les maitres ouvriers possédaient leur propre métier , appelé aussi bistanclaque, chez eux. Ils logeaient et nourrissaient  également un compagnon,  Leur journée était de 18H  (10H pour les enfants de 6 à 10 ans…) et extrêmement mal payée, 18 sous. Vous pouvez bien vous rendre compte de la pauvreté dans laquelle vivaient ces hommes, ces familles.

Face à eux,les soyeux ou négociants qui passaient les commandes aux Canuts (mot tiré de « canette » ou bobine) en fonction du marché de la soie. 

La situation de crise (Tiens ? ) fait que les commandes se sont faites plus rares et les prix de façon très bas. L’agitation populaire a commencé dès Janvier 1831, certains , comme le Général Roguet, commandant de la division militaire de la région lyonnaise ou un peu plus tard l’adjoint Terme, remplaçant du Maire, s’en sont inquétés . Le général Roguet demanda un tarif minimum, Terme, lui, réunit les deux parties en présence mais les soyeux ne vinrent pas

Le 25 Octobre le préfet organise une nouvelle réunion avec les représentants des négociants et des Canuts tandis que 6000 canuts se rassemblent et défilent sans aucun problème, en silence, jusque vers la préfecture. Un tarif commun est signé et devra être appliqué à partir du 1 er Novembre.

Refus des négociants qui prennent pour prétexte la concurrence internationale et la loi du marché(!)et qui en appellent à l’Etat, c’est à dire à Louis Philippe.Les Canuts se sentent trompés et parlent  de se mettre en grève. Le 20 Novembre, ils apprennent que de nombreuses commandes sont attendues et ils décident de ne pas reprendre le travail et de retourner manifester devant la préfecture. Au même moment , une revue de la garde nationale, composée de 10 000 hommes , ouvriers et bourgeois, a lieu place Bellecour.

Le 21 Novembre , des milliers de Canuts descendent de la Croix Rousse , lieu d’habitation et de travail de ces compagnons ouvriers , .Des coups de feu éclatent entre la garde nationale et les insurgés qui eux ne possèdent que pioches, pelles ou autres gourdins. Des barricades sont élevées , le tocsin appelle à la lutte armée. Une centaine de victimes. La garde nationale et des soldats sont envoyés pour rétablir l’ordre.Le maire de la Croix Rousse parvient à un calme précaire. 

Cette révolte n’est pas finie pour autant et je vous convie à consulter ces liens passionnants .

http://rebellyon.info/?21-novembre-1831-debut-de-la

http://www.herodote.net/22_novembre_1831-evenement-18311122.php

http://www.museemilitairelyon.com/spip.php?article126

http://fr.wikipedia.org/wiki/Canut

 

Aristide_Bruant

 

 

 

 

 

 

Aristide Bruant a composé cette chanson en 1894 mais ne la publia qu’en 1899.Bien après donc la révolte des Canuts.Mais une chanson de cette période de 1830 disait ceci 

Ah ! songez dans cette  salle
Où s’étale
le velours et le damas
Que celui  qui le travaille
Sur la paille
Mourra dans un galetas...  
Alors comment ne pas penser que Bruant, en poète proche du peuple par goût ou par opportunisme, ça, on ne le sait pas,ait pu être au courant, lors de ses multiples voyages , de ces paroles et de décider d’en faire autre chose, à sa sauce? En tout cas, cette chanson est devenue un hymne pour les ouvriers, quel que soit leur travail.

 

Pour chanter Veni Creator
Il faut une chasuble d’or
Pour chanter Veni Creator
Il faut une chasuble d’or
Nous en tissons pour vous, grands de l’eglise
Et nous pauvres canuts, n’avons pas de chemise

C’est nous les canuts
Nous sommes tout nus!

Pour gouverner, il faut avoir
Manteaux ou rubans en sautoir.
Pour gouverner, il faut avoir
Manteaux ou rubans en sautoir.
Nous en tissons pour vous grands de la terre
Et nous,pauvres canuts, sans drap on nous enterre

C’est  nous les canuts
Nous sommes tout nus!

Mais notre règne arrivera
Quand votre règne finira:
Mais notre règne arrivera
Quand votre règne finira:
Nous tisserons le linceul du vieux monde,
Car on entend  déjà la révolte qui gronde

C’est  nous les canuts
Nous n’irons plus nus!
C’est nous les canuts
Nous n’irons plus nus!

 

[youtube]http://youtu.be/Eg2pUfX86YA[/youtube]

 

 

 

 

 

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Nous sommes repartis pour la ronde des poèmes. Cette fois, je vais vous soumettre une poésie d’Aragon , un des plus grands poètes du XXème siècle.Le chantre de l’Amour avec un grand A . 

L’écrit auquel je pense fait , pour moi, référence à un événement tout récent de mon existence. Il y a 35 ans, la vie me séparait de celui que j’aimais. Trente cinq ans à traîner un mal être, voire plus, trente cinq ans de vide.

Depuis 4 mois , le ciel est plus bleu, l’herbe plus verte, les fleurs ont meilleur parfum.Depuis 4 mois, je revis car nous avons été remis en présence l’un de l’autre et enfin réunis.Cette fois, je ne le lâcherai plus! 🙂

Le feu, un des plus beaux textes poignants de Louis Aragon mis en musique par Helene Martin  (Clic) Ecoutez la voix de Marc Ogeret quasi indissociable pour moi de ce poeme , écoutez la mélodie qui ne fait qu’une avec le texte.

 

[youtube]http://youtu.be/hCuzbFGGjr0[/youtube]

Asphodele vient d’avoir l’idée , ô combien intéressante , de faire du jeudi (tous les 15 jours)  un jour en poésie.Je ne peux qu’être de l’aventure car vous le savez sans doute, j’aime la poésie et le logo concocté par notre jolie et talentueuse  blogueuse est plus que séduisant.

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J’ai tout de suite pensé à un poete, LE poète que nous connaissons tous et toutes, incontournable me semble t il. Sans aucun doute râbaché et anonné dans nos salles de cours mais tellement immense qu’on se doit de le connaitre: Victor Hugo

J’ai choisi ce poème pour plusieurs raisons.L’une perso, intime, une autre parce qu’il fait un clin d’oeil à Asphodèle, ce qui me semble de circonstances, et l’autre pour son évidente beauté, ses vers sublimes.

 

Booz endormi

Booz s’était couché de fatigue accablé ;
Il avait tout le jour travaillé dans son aire ;
Puis avait fait son lit à sa place ordinaire ;
Booz dormait auprès des boisseaux pleins de blé.

Ce vieillard possédait des champs de blés et d’orge ;
Il était, quoique riche, à la justice enclin ;
Il n’avait pas de fange en l’eau de son moulin ;
Il n’avait pas d’enfer dans le feu de sa forge.

Sa barbe était d’argent comme un ruisseau d’avril.
Sa gerbe n’était point avare ni haineuse ;
Quand il voyait passer quelque pauvre glaneuse :
– Laissez tomber exprès des épis, disait-il.

Cet homme marchait pur loin des sentiers obliques,
Vêtu de probité candide et de lin blanc ;
Et, toujours du côté des pauvres ruisselant,
Ses sacs de grains semblaient des fontaines publiques.

Booz était bon maître et fidèle parent ;
Il était généreux, quoiqu’il fût économe ;
Les femmes regardaient Booz plus qu’un jeune homme,
Car le jeune homme est beau, mais le vieillard est grand.

Le vieillard, qui revient vers la source première,
Entre aux jours éternels et sort des jours changeants ;
Et l’on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens,
Mais dans l’oeil du vieillard on voit de la lumière.

Donc, Booz dans la nuit dormait parmi les siens ;
Près des meules, qu’on eût prises pour des décombres,
Les moissonneurs couchés faisaient des groupes sombres ;
Et ceci se passait dans des temps très anciens.

Les tribus d’Israël avaient pour chef un juge ;
La terre, où l’homme errait sous la tente, inquiet
Des empreintes de pieds de géants qu’il voyait,
Etait  mouillée encore et molle du déluge.

Comme dormait Jacob, comme dormait Judith,
Booz, les yeux fermés, gisait sous la feuillée ;
Or, la porte du ciel s’étant entre-bâillée
Au-dessus de sa tête, un songe en descendit.

Et ce songe était tel, que Booz vit un chêne
Qui, sorti de son ventre, allait jusqu’au ciel bleu ;
Une race y montait comme une longue chaîne ;
Un roi chantait en bas, en haut mourait un dieu.

Et Booz  murmurait avec la voix de l’âme :
 » Comment se pourrait-il que de moi ceci vînt ?
Le chiffre de mes ans a passé quatre-vingt,
Et je n’ai pas de fils, et je n’ai plus de femme.

 » Voilà longtemps que celle avec qui j’ai dormi,
O Seigneur ! a quitté ma couche pour la vôtre ;
Et nous sommes encor tout mêlés l’un à l’autre,
Elle à demi vivante et moi mort à demi.

 » Une race naîtrait de moi ! Comment le croire ?
Comment se pourrait-il que j’eusse des enfants ?
Quand on est jeune, on a des matins triomphants ;
Le jour sort de la nuit comme d’une victoire ;

Mais vieux, on tremble ainsi qu’à l’hiver le bouleau ;
Je suis veuf, je suis seul, et sur moi le soir tombe,
Et je courbe, ô mon Dieu ! mon âme vers la tombe,
Comme un boeuf ayant soif penche son front vers l’eau. « 

Ainsi parlait Booz dans le rêve et l’extase,
Tournant vers Dieu ses yeux par le sommeil noyés ;
Le cèdre ne sent pas une rose à sa base,
Et lui ne sentait pas une femme à ses pieds.

Pendant qu’il sommeillait, Ruth, une moabite,
S’était couchée aux pieds de Booz, le sein nu,
Espérant on ne sait quel rayon inconnu,
Quand viendrait du réveil la lumière subite.

Booz ne savait point qu’une femme était là,
Et Ruth ne savait point ce que Dieu voulait d’elle.
Un frais parfum sortait des touffes d’asphodèle ;
Les souffles de la nuit flottaient sur Galgala.

L’ombre était nuptiale, auguste et solennelle ;
Les anges y volaient sans doute obscurément,
Car on voyait passer dans la nuit, par moment,
Quelque chose de bleu qui paraissait une aile.

La respiration de Booz qui dormait
Se mêlait au bruit sourd des ruisseaux sur la mousse.
On était dans le mois où la nature est douce,
Les collines ayant des lys sur leur sommet.

Ruth songeait et Booz dormait ; l’herbe était noire ;
Les grelots des troupeaux palpitaient vaguement ;
Une immense bonté tombait du firmament ;
C’était l’heure tranquille où les lions vont boire.

Tout reposait dans Ur et dans Jérimadeth ;
Les astres émaillaient le ciel profond et sombre ;
Le croissant fin et clair parmi ces fleurs de l’ombre
Brillait à l’occident, et Ruth se demandait,

Immobile, ouvrant l’oeil à moitié sous ses voiles,
Quel dieu, quel moissonneur de l’éternel été,
Avait, en s’en allant, négligemment jeté
Cette faucille d’or dans le champ des étoiles.

 

 

3eme_vitrail 

Un des vitraux de l’Eglise de St Léger de Gosnay

 

Nouveau blog certes mais les habitudes demeurent.Pour fêter l’arrivée d’un nouveau mois que l’on espère cette fois meilleur que le dernier, quoi de mieux que de la poésie?

Alors en  voici un dont l’auteur a séduit Amaryllis pour d’autres RAISONS, et moi  itou depuis les bancs de classe ,et ,depuis quelques années, pour la même raison que la sus nommée….(et le 12 Juin…….YES!!!)

 

 

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Nuits de juin

 

L’été, lorsque le jour a fui, de fleurs couverte

La plaine verse au loin un parfum enivrant ;

Les yeux fermés, l’oreille aux rumeurs entrouverte,

On ne dort qu’à demi d’un sommeil transparent.

 

 

Les astres sont plus purs, l’ombre paraît meilleure ;

Un vague demi-jour teint le dôme éternel ;

Et l’aube douce et pâle, en attendant son heure,

Semble toute la nuit errer au bas du ciel.

 

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Toute ma vie

Pour ne jamais oublier ce mois de juin
Juin, quand mon cœur est mort
Quand ma poésie est morte
Quand mon amour
Est mort dans la flaque de sang de l’oubli

Juin, l’intense soleil roussit manifestement ma peau
Révélant la vraie nature de ma blessure
Juin, le poisson file hors de la mer rouge de sang
Se dirigeant vers un autre lieu pour se reposer
Juin, la terre se déforme, les rivières chutent silencieuses
D’innombrables lettres sont impossibles à livrer aux morts

 

SHI TAO

 

poème traduit par Andre Roy (en guise de résistance morale, politique et artistique
à la situation des droits de l’homme en Chine, à l’occasion des Jeux olympiques)
 

 

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit  Shitao (Vague de pierre, 石濤, Shí Tāo ou Shih-t’ao) fut un moine bouddhiste, un calligraphe, un poète et surtout un peintre chinois. Membre de la famille impériale de la dynastie Ming.

Son œuvre, composée notamment de paysages et de motifs végétaux, exprime avec simplicité des thèmes complexes, comme l’immensité du monde ou la beauté de la vie. Son nom de naissance était Zhū Rùojí (朱若极), et son nom de moine Dàojì (道濟). Il est né en 1642 (d’autres sources évoquent 1641) à Liuzhou ou à Qingjiang, dans la province de Guangxi et est mort en 1707 à Yangzhou (certaines sources parlaient jusqu’à il y a quelques années de 1720, à cause de caractères difficilement déchiffrables en marge d’un tableau). Il est également l’auteur du traité « Propos sur la peinture du moine Citrouille-amère ».(Amaryllis…je sais ce que tu penses!!!LOL)

 

 

 

 

L’œuvre de Shitao comporte beaucoup de paysages, ainsi que des sujets végétaux (bambous, arbres) et des portraits, dont plusieurs autoportraits. Les sujets des paysages qu’il peint sont les endroits qu’il traverse lors des nombreux voyages qui marqueront sa vie. De plus, dans son œuvre, la peinture et la calligraphie sont le plus souvent intimement liées et on trouve sur ses peintures des idéogrammes commentant le tableau, donnant des indications géographiques ou chronologiques, et fréquemment même des poèmes.(wikipedia)

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Alors en  voici un dont l’auteur a séduit Amaryllis pour d’autres RAISONS, et moi  itou depuis les bancs de classe ,et ,depuis quelques années, pour la même raison que la sus nommée….(et le 12 Juin…….YES!!!)

 

 

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Nuits de juin

 

L’été, lorsque le jour a fui, de fleurs couverte

La plaine verse au loin un parfum enivrant ;

Les yeux fermés, l’oreille aux rumeurs entrouverte,

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Pour ne jamais oublier ce mois de juin
Juin, quand mon cœur est mort
Quand ma poésie est morte
Quand mon amour
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Juin, l’intense soleil roussit manifestement ma peau
Révélant la vraie nature de ma blessure
Juin, le poisson file hors de la mer rouge de sang
Se dirigeant vers un autre lieu pour se reposer
Juin, la terre se déforme, les rivières chutent silencieuses
D’innombrables lettres sont impossibles à livrer aux morts

 

SHI TAO

 

poème traduit par Andre Roy (en guise de résistance morale, politique et artistique
à la situation des droits de l’homme en Chine, à l’occasion des Jeux olympiques)
 

 

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Son œuvre, composée notamment de paysages et de motifs végétaux, exprime avec simplicité des thèmes complexes, comme l’immensité du monde ou la beauté de la vie. Son nom de naissance était Zhū Rùojí (朱若极), et son nom de moine Dàojì (道濟). Il est né en 1642 (d’autres sources évoquent 1641) à Liuzhou ou à Qingjiang, dans la province de Guangxi et est mort en 1707 à Yangzhou (certaines sources parlaient jusqu’à il y a quelques années de 1720, à cause de caractères difficilement déchiffrables en marge d’un tableau). Il est également l’auteur du traité « Propos sur la peinture du moine Citrouille-amère ».(Amaryllis…je sais ce que tu penses!!!LOL)

 

 

 

 

L’œuvre de Shitao comporte beaucoup de paysages, ainsi que des sujets végétaux (bambous, arbres) et des portraits, dont plusieurs autoportraits. Les sujets des paysages qu’il peint sont les endroits qu’il traverse lors des nombreux voyages qui marqueront sa vie. De plus, dans son œuvre, la peinture et la calligraphie sont le plus souvent intimement liées et on trouve sur ses peintures des idéogrammes commentant le tableau, donnant des indications géographiques ou chronologiques, et fréquemment même des poèmes.(wikipedia)

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