Un des livres pour lequel j’ai craqué au Salon du livre de cette année..C’est vrai que je ne vous en ai pas parlé de ce Salon..Il faudra qu’un jour …

Bref , quand j’ai vu ce nouveau Blandine Le Callet découverte avec la ballade de Lila K, je m’en suis emparée…Qu’importe si la quatrième de couverture donnait un aperçu  de tristesse puisque tout part d’une épitaphe , j’étais curieuse de savoir ce que Blandine Le Callet pouvait tirer de quelques mots .

Je ne laisse pas le suspense planer plus longtemps, j’ai aimé.Oui,  les histoires  se finissent mal mais en  l’espace de quelques pages nous découvrons des pages d’Histoire au travers d’ histoires . Quelques mots, phrases,et nous découvrons un esclave,précepteur de deux enfants, sur le point d’être affranchi par son maitre aux veilles d’un tremblement de terre qui détruisit la ville de Nicomédie ( Izmit de nos jours , en Turquie).Un couple qui eut bien du mal à se construire tant la vie ne les a pas épargné jusque là et qui au moment même où la vie semble triompher,l’un des deux s’écroule tout d’un coup.Ou encore ces deux jeunes gens qui s’en vont place de Grève pour y être exécutés,amour maudit mais pourquoi? et qui inspireront, outre Blandine Le Callet,Barbey d’Aurevilly pour sa nouvelle  » Une page d’histoire« .Je vous engage d’ailleurs à suivre le lien, c’est très intéressant de lire une autre version de cette tragique histoire.

Il y a encore une des nouvelles que j’ai le plus appréciée, celle des « hortensias ».L’histoire d’une jeune mère de famille , enceinte pour la 8eme fois, si j’ai bien compris, mais qui n’a, jusque là, jamais mené une grossesse à terme.Au septième mois de gestation, elle accouche d’un enfant mort né, sans que les medecins sachent pourquoi. Enfants morts nés donc pas baptisés, ce qui pose problème à cette jeune femme.Elle fait enterrer ses enfants dans le jardin et par dessus sont plantés des hortensias bleus ou roses.. Qu’en sera t il de cette grossesse? 

Celle qui m’a le plus bouleversée c’est la nouvelle qui s’intitule « Printemps ».Elle n’est longue que de deux pages mais  la joie de vivre ces instants printaniers bascule en deux phrases dans l’horreur la plus absolue.Très fort!

Je ne vais pas continuer à vous parler des autres nouvelles, sachez que la dernière apporte son lot de surprises et finalement comment ce recueil aurait il pu mieux finir?

La postface est extrêmement utile puisque l’écrivain apporte des précisions au sujet de ces personnages qui, s’ils sont fictifs, n’en ont pas moins été réels à un moment donné.

Blandine Le Callet a cela pour elle qu’elle vous met dès les premiers mots de chaque nouvelle dans l’ambiance ,vous fait ressentir une empathie très forte avec ses personnages, ce qui fait qu’une petite partie de vous souffre à chaque fois du dénouement malheureux, plus ou moins serein de chaque histoire.Mais que cela ne vous empêche pas de lire ces petits bijoux car toutes les émotions humaines y sont traitées avec grand soin avec un fil conducteur à travers les âges surprenant.