ça peut pas rater J’ai pourtant lu deux autres livres (oui ,oui ! Je vous en parlerai! ) avant de lire celui -ci mais je n’ai pas pu résister à faire la chronique de « ça peut pas rater » tant je me suis régalée à le lire! Encore une fois, Gilles Legardinier fait la prouesse de se glisser intelligemment et avec une grande sensibilité dans le corps et les pensées d’une femme.Mais comment fait il? multiplie t’ il les entretiens avec des femmes?  Prend il des notes? Regarde t’il suffisamment autour de lui, avec acuité, pour percevoir les sentiments humains les plus intimes, les plus subtils?  

Encore une fois, je me suis retrouvée à éclater de rire, voire avoir des fous rires en lisant les aventures de Marie, certes un peu moins déjantée que sa copine Julie de » Demain j’arrête » mais tout de même bien atteinte. Marie, elle, veut se venger d’avoir été « élégamment » trompée et plaquée par Hugues, l’homme avec lequel elle vivait depuis quelques années. Tout n’était pas rose entre eux mais de là à penser que………

Je crevais d’envie d’être officiellement unie à lui, mais Hugues trouvait toujours un bon motif pour différer, pour attendre,pour ne pas avancer. Une nouvelle situation professionnelle à laquelle il fallait « se donner corps et âme, l’argent qu’allait coûter la cérémonie, le côté inutile de ce genre de formalité « pour des gens qui s’aiment autant que nous « . Ben voyons.On tournait en rond. Mon ventre restait désespérément plat, pas le sien (….)

Et puis Tanya est apparue comme un succube échappé  d’une dimension parallèle.Je n’ai rien vu venir.  (…..)

La gentille Marie est morte, noyée dans ce canal. C’est la méchante Marie qui en est ressortie. Elle est mal coiffée, et en plus , elle n’a qu’une chaussure. A partir de maintenant, je renvoie les ascenseurs et rends la monnaie de toutes les pièces. Les chiens de ma chienne sont nés et il y en aura pour tout le monde. La vengeance est un plat qui se mange froid et je suis surgelée.La rage m’étouffe, la haine me consume.

Heureusement Marie a une amie, une vraie, Emilie, qui elle même a quelques ennuis avec la gent masculine. Heureusement Marie a un caractère fort et n’hésite pas à lutter contre un patron proche de la tyrannie et fédère, malgré elle, ses collègues pour l’aider. Et hop! Critique des actionnaires qui préfèrent le profit au détriment de la qualité du produit et des ouvriers de l’entreprise.

 

Heureusement Marie est aimée …….oui mais par qui? Une lettre anonyme lui parvient …Début de la reconstruction? Marie se mêle de ce qui ne la regarde pas et veut faire le bonheur de ceux qu’elle aime malgré eux….Y arrivera t elle? Marie se venge et que c’est……drôle, tordant même  :lol:! 

Marie,on ne peut qu’être à 100% avec elle, on rit, on pleure, on réfléchit …Gilles Legardinier , cette fois, s’attaque à un sujet maintes fois traité : Les hommes viennent de Mars et les femmes de Venus. Or, sous sa plume se dessine une réflexion comme d’habitude tendre,pleine d’humanité qui fait que nous nous laissons prendre par la main pour suivre pas à pas toutes les hésitations , les pas en avant puis en arrière que nous faisons tous quand il s’agit de trouver la femme ou l’homme qui saura nous rendre heureu(x)se. Autour du personnage principal se greffe des amis, des collègues qui sont traités soigneusement et tendrement par l’auteur. Chacun d’eux a son histoire, sa psychologie et Gilles Legardinier va au bout de chaque, ne laisse personne se perdre dans les méandres de l’histoire.

Grâce à sa manière d’écrire, nous plongeons avec une joie anticipée dans ses romans, celui là n’échappe pas à la règle, et nous en ressortons vivifiés, portés par l’espérance ,plus humains peut être qu’au début de la lecture.Merci Gilles Legardinier pour ces moments de rire, d’éclate totale, de  bonheur.