Le MoMent de la lettre   est arrivé.Idée bien Mignonne de DoM pour l’ 

Me voilà extrêMeMent contente car je suis sensible à la Musicalité des lettres et des Mots  .Prononcez ce M  à haute voix ou, Mieux encore,  MurMurez le avec un délicat Mouvement des lèvres? Oui?? … »AiME »…N’est il pas doux et Mélodieux? Des iMages éMouvantes Me viennent en MéMoire, je vais tenter de les partager avec vous.

Quand j’étais Minot ,ou Môme, si vous préférez, au MoMent des grandes vacances,dès la preMière journée, et MêMe la veille au soir,  valise faite,hop, un tour en voiture me Menait chez Ma grand-Mère, Ma MéMé .(clic pour lire ce que j’en avais dit), Malicieuse et Merveilleuse petite femme. 

Derrière son iMMeuble, il y  avait un espace en friche, le » tas de terre » coMMe on disait. Terrain de jeux évideMMent propice à tous les rêves  où l’iMagination régnait en Maitresse absolue. 

J’étais un vrai garçon Manqué à l’époque. Escalader  des Murs , griMper aux arbres ne Me faisait pas peur. Sur une branche, un jour, je vis une Mante religieuse,Mâle ou feMelle, je ne sais, Merveilleuse expérience pour la citadine que j’étais.

Donc, espace herbeux, légèreMent MaMelonné et arboré où j’utilisais sans vergogne la Meilleure  Machine à reMonter le teMps: Ma tête.J’y Musardais,je Me voyais (déjà, en haut de l’affiche) en Don Quichotte, hoMMe de la Mancha,à cheval , non sur une haridelle,cheval Maigre, en Mauvaise santé et Malbâti ,Mais au contraire sur une Monture Magnifique et Musclée,chevauchant, galopant ,Me battant contre les Moulins à vent.

Je pouvais, d’un claqueMent de doigts, changer d’époque et me retrouver chevalier en arMure,guerroyant dans des zones Marécageuses contre des bandits Malotrus,Malintentionnés, Malodorants ,criant à tue-tête des « Morbleu » ou encore des « Mille Milliards de Mille sabords », ce qui ,vous  ne Manquerez pas de le reMarquer ,était un peu  Métachronique…Mais je vous le rappelle, je n’étais qu’une Mioche qui Mélangeait Manifestement tous les genres.

J’aiMais aussi me retrouver dans le Monde Magique des elfes et des fées,là aussi pourfendant quelques Monstres qui avaient l’iMpudence de  troubler la quiétude de ces êtres Merveilleux et  Mystérieux ou encore m’envoler pour Myconos, au temps des guerres Médiques.

A la nuit toMbée , je reMontais chez Ma MéMé , fourbue, Mains et pieds noirs de tout l’huMus piétiné et reMué, Mais prête , après une bonne toilette, à faire Marcher Mes Mandibules: FantasMer donne faiM

Rapidement, une fois Mise au lit, je sombrais dans les bras de Morphée.

Voilà une petite tranche de vie, plus tard je fis de Multiples découvertes Mais ce fut la Musique qui vint M’ eMporter sur ses L

Un air d’opéra pour terMiner : Un extrait de Manon Lescaut (Puccini) interprèté par Maria Callas

[youtube width= »640″ height= »480″]http://youtu.be/YEeOxq4yGwg[/youtube]

ou bien ,car c’est d’actualité, une chanson de Georges Moustaki,l’aMoureux

[youtube width= »640″ height= »480″]http://youtu.be/L4l_Lg0PRkA[/youtube]

 

Il Me reste à vous dire Merci de M‘avoir lue jusqu’au bout.

 

 

 

 (Si vous voulez voir de magnifiques photos dont le logo fait partie, rendez vous sur ce Tumblr ! Vous y verrez des merveilles)

Je vais tenter de participer aux Plumes d’Asphodèle. Une manière de me remettre à l’écriture, de refaire fonctionner mes neurones vieillissants, de faire une activité que j’aime mais qui me demande une concentration qui me fait défaut.

Asphodèle est partie d’un mot: Cortège et chacun devait donner un mot en relation avec lui.

23 mots ont ainsi été proposés et  doivent faire partie du texte imaginé. Ils seront en italique et soulignés dans ma prose. Indulgence sera le maitre mot, si vous le voulez bien, même si toutes critiques seront acceptées et réfléchies car ce sont elles qui permettent le progrès.

Je ne serai pas présente ce week end, je vous lirai donc ,avec plaisir, à mon retour.

 

 

 

L’angoisse la saisit à la gorge, provoquant un afflux de larmes. Elle se sentait poussée,comprimée par une foule toujours plus grande. Mais où était elle? Que s’était il passé ? .Elle ne reconnaissait plus l’endroit où elle se trouvait. Une atmosphère étrange , empreinte de ferveur, flottait dans l’air.Elle qui détestait les rassemblements, les carnavals, les fêtes populaires, se retrouvait au beau milieu d’une manifestation sans qu’elle sache comment elle était arrivée là.

Elle tenta de s’extirper de ces corps qui l’emprisonnaient,de se diriger ,poussée à droite, rejetée à gauche,emportée en arrière,projetée en avant, vers un renfoncement entre deux bâtiments.Elle y parvint, en sueur, une boule d’angoisse bloquée dans la gorge qui la forçait à respirer par à coups. Une ribambelle d’idées les plus folles , les plus noires, affluait dans sa tête douloureuse. Tout s’entrechoquait,la laissant pantelante. Elle fit appel à sa volonté et parvint à se ressaisir.

Ne pas se laisser abattre …Voyons…Où était elle? Dans une ville ,et une grande vu le peuple qui déferlait dans la rue. Juste avant de se retrouver là… allez..Réfléchis!!! Ah oui! Elle était à Paris, baguenaudant le nez en l’air comme souvent, émerveillée par les immeubles haussmanniens. Elle avait décidé ce voyage depuis sa Bourgogne natale en découvrant par hasard des photos avant-après de Paris faites par le  photographe officiel de Napoléon III , Charles Marville. Et c’est en traversant la rue sans regarder que la voiture l’avait heurtée , l’envoyant valdinguer quelques mètres plus loin , la tête heurtant violemment le bitume.

Et elle se retrouvait là,désorientée,dans un lieu qu’elle ne reconnaissait pas. Dans un monde inconnu car en regardant plus attentivement, elle s’aperçut que les costumes n’avaient rien à voir avec les tenues auxquelles elle était habituée. Avec stupeur, elle réalisa qu’elle avait fait un bond  en arrière dans le temps et que si elle se trouvait toujours à Paris, c’était au XIXème siècle. Hommes en casquette, bourgerons et pantalons de travail, femmes en jupes et caracos, voilà ce qu’elle voyait dans une longue succession semblable à un fleuve qui déborde de son lit, envahissant les rues.

Aux acclamations qu’on scandait autour d’elle, elle comprit enfin où elle était et surtout la date de son voyage dans le temps : « Vive Victor Hugo »! « Vive Victor Hugo »!! Elle avait été propulsée au 1er Juin 1885, jour de l’enterrement du célèbre écrivain. Funèbre instant pour la littérature française qui avait cependant marqué l’Histoire, entre autre par la ferveur du peuple,venu manifester son amour dans un long cheminement à celui qui avait tant fait pour lui,dans ses admirables écrits ou dans ses actes.

Elle parvint à s’approcher et découvrit l’Arc de Triomphe recouvert d’un long voile de crêpe sombre sous lequel un immense catafalque noir et argent avait été déposé .Tout autour un amoncellement de fleurs   semblait vouloir apporter, en embaumant l’air, un peu de douceur et d’apaisement au chagrin des personnes qui défilaient devant l’oeuvre de Charles Garnier se rappela t elle , pour un dernier hommage.

Soudain, des coups de canon retentissent…Vingt et un au total. Le silence se fait. Pendant que résonnent la Marseillaise puis le Chant du départ joués par la musique républicaine,le cercueil est déposé dans un corbillard simple , noir, orné de deux couronnes de roses blanches, attelage tiré par deux chevaux. Le cortège s’ébranle , le défilé commence alors pour rejoindre la dernière demeure de l’écrivain,le Panthéon.

Dans son désir de s’approcher un peu plus près, elle ne fit plus fait attention à ce qui l’entourait.Bousculée, elle perdit l’équilibre et heurta violemment le pied d’un lampadaire.Dans un éblouissement bleuté, elle vit tout chanceler autour d’elle et tomba par terre.

– Mademoiselle, mademoiselle!!! Réveillez vous! Je suis tellement désolé!! 

Elle revint à elle,étendue dans la rue, un attroupement autour d’elle. Les trépidations du métro ,le bruit de moteur des voitures,l’odeur si particulière de l’essence lui firent prendre conscience qu’elle était revenue en 2012.

Un jeune homme était penché au dessus d’elle,ses yeux noirs inquiets. Elle chercha à se relever, encore étourdie. Aussitôt, il se pencha pour l’aider 

-Voulez vous voir un médecin? Vous avez perdu connaissance, ce serait sans doute plus prudent.

D’un geste de la main, elle refusa.

– J’aimerais plutôt boire quelque chose dit elle d’une voix encore un peu faible.

Soutenue par un bras, elle gagna le trottoir, encore perturbée par ce qui venait de lui arriver.Comment cela se pouvait il? Cartésienne de nature, elle n’avait jamais adhéré à ces thèses de sauts dans le temps.Il allait lui falloir un moment pour accepter cette expérience.

Ils entrèrent dans un café et s’installèrent dans un endroit retiré. Avec un sourire, le jeune homme l’aida à s’asseoir .

-Je m’appelle Victor.Et vous?

Des frissons la parcoururent, un instant, le sol parut tanguer sous ses pieds.

Elle répondit,avec un soupçon d’angoisse dans la voix: Juliette.

 

 

Et oui!! Ma fille s’est prise au jeu pour le bachot du dimanche…

 

Voici sa participation.Ici elle parle de ma maman décédée il y a peu.

 

                                               

 

 

 

 

Prénom : Iseult, Irma, Illena, Irène, Inès

fleur : If, Immortelle, Ipomée, Iris, Ixia 

Verbe : intensifier, inventer, imiter, illuminer, ignorer

objet : une icône, un imperméable, un immeuble, un ipod, une imprimante

adjectif : impassible, imperturbable, impérissable, immobile, importante

pays : Iles-Cayman, Indonésie, Irlande, Israël, Italie

Métier : Infirmier, ingénieur, illustrateur, instituteur, interprète

 

 

 

 

                                                       

 

Le temps passe et ne s’arrête jamais.

On t’appelle Hortense et tu es belle, tu rayonnes par ton sourire, tu illumines la journée.

Tu es ma grand mère.

Une grand mère, ça ne s’invente pas. Tu es grand mère car je suis petite-fille.

Comme deux générations avant moi,tu as été la petite fille de ta propre grand mère.

 

Une grand mère est importante. Grâce à toi, je sais d’où je viens. Un peu d’Italie de ma grand mère paternelle, un peu (beaucoup) de France de toi. Je connais mes racines, mes origines, et je ne peux ainsi qu’avancer sans me poser des questions d’identité.

 

Je veux dire, questions d’identité biologiques, car questions d’identité intérieure, le « qui suis-je ? », je n’en ai pas encore totalement la réponse.

Deviendrais-je interprète ou institutrice ? That is the question… Tu es un de mes piliers pour me retrouver.

Mais les piliers s’effondrent.

Tu ne connaitras jamais le prénom de mon fils (Michael?) et celui de ma fille (Iseult?).

Je me rappelle ton imperméablerose et ta broche Bastet.

Je me rappelle qu’on t’appelait Hortense,tu étais belle, tu rayonnais par ton sourire, tu illuminais la journée.

 

Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe,

Un bouquet d’Immortelles*et de bruyère en fleur.

 

Le temps passe vite et ne s’arrêtera pas.

Tu me manques.

 

 

                                                                 

 

[*immortelle : regrets éternels divers, douleur qui ne s’éteindra pas. (Wikipedia)

Demain dès l’aube de Victor Hugo.

Hommage à mon arrière-grand mère. Je me suis permis de modifier le « bouquet de houx vert » pour pouvoir exprimer une connotation de tristesse, car le houx peut être symbole d’insensibilité (Wikipédia toujours)]

Mais cette fois c’est ma fille qui a eu envie de s’y mettre…Et en très peu de temps elle a écrit ça.

 

  • Mesdames et Messieurs attention ça va commencer ! Nous sommes un jour très spécial ! Cette course est diffusée à Hermonville et Haussignemont ! Bientôt ce sera dans le MOOONde entier !

 

  • Mais présentons tout d’abord les concurrents ! Haricot, venu tout droit d’Haïti, nous fait l’honneur d’être ici ce soir. Clémentine, une bien belle rousse, vient ,elle, de Hongrie ! Et Houx, vient de notre région Messieurs Dames ! Oui ! Exactement de Hauvillers !

  • Oh je vois qu’ils s’échauffent… Attention, ils vont commencer à courir !

  •  

– Oui en effet Harry ! Ils sont prêts ! Attention… Attention… PARTEZ !

– Ça y est ! Les voilà partis ! Haricot double Clémentine par la gauche ! Il court à tout allure ! Il veut gagner !

– Houx, par contre, est un peu en retard… Il refuse de courir aujourd’hui…

  • Je vois cela Hélène. Oh mais regarde ! Il a enfin trouvé sa motivation ! Il fonce tout droit sur Clémentine !!

Que veut-il faire ? AAAH ! Quel saut périlleux ! Il la double en sautant par dessus elle ! Ce qui la ralentit considérablement !

 

– Allez Clémentine ! Plus vite ! Ouhlà ! L’horloge tourne ! Je rappelle aux téléspectateurs qu’il y a un temps imparti. Il ne reste encore plus qu’une minute et trente secondes ! Mais mais ! Haricot a renversé le pot d’Hortensia !

– Mais oh ! Ils sortent du terrain ! Clémentine réussit à rattraper son retard ! OOH ! Elle a donné à Houx un coup de patte qui le fait se cogner contre un hêtre ! Est-il blessé ? Non ! Il se remet en course !

– Qu’en est-il de Haricot ? Il s’approche de la cible ! Attention il va gagner !! Non ! Il n’a pas réussi ! Pourquoi donc ? Avez-vous réussi à voir, Hélène ?

– Oui ! Il s’est pris les pattes dans l’hélicoptère qui traînait là bas ! Qui l’a laissé là ?

– Ne me regardez pas ainsi ! Je n’y suis pour rien !

  • Ooh ! Clémentine a attrapé le hamster mécanique ! Elle a gagné ! Le temps imparti est finiiiii ! Mesdames et Messieurs, voilà la course terminée ! Quelle épreuve !

  • Clémentine gagne le prix de l’hirondelle, Haricot, étant juste derrière elle, remporte le prix de l’huître ! Et Houx… Où est-il passé ? Il gagnera le prix de l’huile.

– Tout juste, Hélène ! Car l’huile, ça glisse et Houx est à terre ! Houx est à terre !! C’est le hochet du petit Sébastien qui traînait là ! Quelle hyène celui-là !

– On dit « quelle teigne », Harry. Voilà mesdames et messieurs, le concours est terminé. Applaudissez aussi Hamster le rongeur venant du Honduras et…

 

 

– Les enfants ! Cela suffit ! Laissez les chats tranquilles ! Venez manger le Hachis parmentier !

– On arrive, maman ! On dit au revoir aux téléspectateurs ! Au revoir ,téléspectateurs !

 

                                                                                      signature flo

Pour la 1ère fois je me lance dans la communauté de Anne -Lise « le bachot du dimanche »

Elle nous a crypté 2 strophes d’un poème ,gentiment donné une indication pour trouver l’énigme et enfin souligné les mots avec lesquels on devra faire un texte…

C’est un poème de Victor Hugo (dès les 1ers mots « traduits » je me doutais bien de qui cela pouvait être…Style inimitable…) et comme dit Anne -Lise  » : »de saison » 

Il fait froid

L’hiver blanchit le dur chemin

Tes jours aux méchants sont en proie.
La bise mord ta douce main ;
La haine souffle sur ta joie.

La neige emplit le noir sillon.
La lumière est diminuée..
Ferme ta porte à l’aquilon !
Ferme ta vitre à la nuée !

Vous pouvez retrouver l’integralité de ce poème  ICI

 

 

Maintenant,le plus dur … 

 

                                           5281392274_c2ccbbb0a1.jpg (Photo Flickr)

 

Elle se tient droite,immobile,face au long et étroit chemin bordé d’arbres.Elle hésite,regarde autour d’elle pour être bien sûre.Oui,c’est celui là.Là bas, un peu plus loin,un buisson et puis il y aura un banc.Non! LE banc.Celui sur lequel elle s’était assise pour se reposer en ce jour de printemps,écouter les oiseaux chanter,se baigner dans la douce chaleur du soleil.Elle avait fait quelques pas en chantonnant,cueillant quelques fleurs, heureuse du cadeau que la vie lui avait apporté.Et c’est en revenant vers le banc que son bonheur avait éclaté en mille morceaux dans un long hurlement d’agonie.

 

Etrange silhouette longiligne qui commence à marcher ,semblant étrangère au froid qui règne en cet hiver rigoureux ,insensible au souffle de l’aquilon,ce vieillard aux cheveux blancs désordonnés qui,sans pitié, lui mord le visage ,s’engouffre violemment dans ses vêtements ,lui bleuit les membres et les lèvres.

Elle s’enfonce dans la neige immaculée éclairée d’une lumière pâle qui troue la nuée.Il faut qu’elle parvienne jusqu’au banc et peut être que cette fois là elle le retrouvera .Des jours et des jours se sont passés depuis la disparition d’Hadrien,elle le sait bien ,mais l’espérance est encore tapie au fond de son coeur.

Ses pas se font plus lourds ,la fatigue l’envahit,mais elle avance,plus lentement sans doute ,mais elle avance,tête baissée,luttant contre l’angoisse et le sommeil qui menace de la terrasser.Elle tiendra car cette fois il sera là.Il l’accueillera avec ce sourire si lumineux qui la faisait fondre de bonheur.

– Que faites -vous là Héléna? 

Une voix grave la tire de son état de transe .Elle dévisage,hagarde,l’homme qui vient de lui mettre une couverture sur les épaules et envelopper son corps revêtu d’une chemise de nuit.D’autres hommes surgissent,l’arrachent à la neige et malgré ses gémissements et ses protestations la sanglent sur un brancard .Très rapidement ils rejoignent un bâtiment éclairé ,montent un étage ,entrent dans une jolie chambre décorée avec raffinement , la déposent doucement dans un lit sur un matelas chauffant et couvrent d’une couette moelleuse son corps squelettique.

– Vous êtes encore partie le chercher, Héléna? 

L’homme à la voix grave et douce est encore là.N’obtenant aucune réponse ,il soupire ,lui caresse légèrement la joue et  dit:

-Dormez maintenant.Il faut être en forme pour demain quand votre mari viendra vous voir.

 

Héléna entend la porte se refermer doucement

– Docteur,depuis combien de temps cherche t elle son fils? 

– Quatorze ans ,Françoise,depuis quatorze ans.