ça peut pas rater J’ai pourtant lu deux autres livres (oui ,oui ! Je vous en parlerai! ) avant de lire celui -ci mais je n’ai pas pu résister à faire la chronique de « ça peut pas rater » tant je me suis régalée à le lire! Encore une fois, Gilles Legardinier fait la prouesse de se glisser intelligemment et avec une grande sensibilité dans le corps et les pensées d’une femme.Mais comment fait il? multiplie t’ il les entretiens avec des femmes?  Prend il des notes? Regarde t’il suffisamment autour de lui, avec acuité, pour percevoir les sentiments humains les plus intimes, les plus subtils?  

Encore une fois, je me suis retrouvée à éclater de rire, voire avoir des fous rires en lisant les aventures de Marie, certes un peu moins déjantée que sa copine Julie de » Demain j’arrête » mais tout de même bien atteinte. Marie, elle, veut se venger d’avoir été « élégamment » trompée et plaquée par Hugues, l’homme avec lequel elle vivait depuis quelques années. Tout n’était pas rose entre eux mais de là à penser que………

Je crevais d’envie d’être officiellement unie à lui, mais Hugues trouvait toujours un bon motif pour différer, pour attendre,pour ne pas avancer. Une nouvelle situation professionnelle à laquelle il fallait « se donner corps et âme, l’argent qu’allait coûter la cérémonie, le côté inutile de ce genre de formalité « pour des gens qui s’aiment autant que nous « . Ben voyons.On tournait en rond. Mon ventre restait désespérément plat, pas le sien (….)

Et puis Tanya est apparue comme un succube échappé  d’une dimension parallèle.Je n’ai rien vu venir.  (…..)

La gentille Marie est morte, noyée dans ce canal. C’est la méchante Marie qui en est ressortie. Elle est mal coiffée, et en plus , elle n’a qu’une chaussure. A partir de maintenant, je renvoie les ascenseurs et rends la monnaie de toutes les pièces. Les chiens de ma chienne sont nés et il y en aura pour tout le monde. La vengeance est un plat qui se mange froid et je suis surgelée.La rage m’étouffe, la haine me consume.

Heureusement Marie a une amie, une vraie, Emilie, qui elle même a quelques ennuis avec la gent masculine. Heureusement Marie a un caractère fort et n’hésite pas à lutter contre un patron proche de la tyrannie et fédère, malgré elle, ses collègues pour l’aider. Et hop! Critique des actionnaires qui préfèrent le profit au détriment de la qualité du produit et des ouvriers de l’entreprise.

 

Heureusement Marie est aimée …….oui mais par qui? Une lettre anonyme lui parvient …Début de la reconstruction? Marie se mêle de ce qui ne la regarde pas et veut faire le bonheur de ceux qu’elle aime malgré eux….Y arrivera t elle? Marie se venge et que c’est……drôle, tordant même  :lol:! 

Marie,on ne peut qu’être à 100% avec elle, on rit, on pleure, on réfléchit …Gilles Legardinier , cette fois, s’attaque à un sujet maintes fois traité : Les hommes viennent de Mars et les femmes de Venus. Or, sous sa plume se dessine une réflexion comme d’habitude tendre,pleine d’humanité qui fait que nous nous laissons prendre par la main pour suivre pas à pas toutes les hésitations , les pas en avant puis en arrière que nous faisons tous quand il s’agit de trouver la femme ou l’homme qui saura nous rendre heureu(x)se. Autour du personnage principal se greffe des amis, des collègues qui sont traités soigneusement et tendrement par l’auteur. Chacun d’eux a son histoire, sa psychologie et Gilles Legardinier va au bout de chaque, ne laisse personne se perdre dans les méandres de l’histoire.

Grâce à sa manière d’écrire, nous plongeons avec une joie anticipée dans ses romans, celui là n’échappe pas à la règle, et nous en ressortons vivifiés, portés par l’espérance ,plus humains peut être qu’au début de la lecture.Merci Gilles Legardinier pour ces moments de rire, d’éclate totale, de  bonheur.

Je transfère de mon ancien blog cet article car l’été approche et les livres plus légers dans l’ambiance sont recherchés par les vacanciers. Celui ci me semble en bonne place pour satisfaire la demande …A vous de juger.

 Ce livre a déjà été extrêmement chroniqué sur les blogs.Jusque là, je n’étais guère tentée mais ma fille me l’a offert pour mon anniversaire.Qu’elle en soit bénie!! 

Il y a bien longtemps que je n’ai lu un tel roman où la Fantaisie règne au plus haut point. Il ne faut pas être trop cartésien pour entrer dans cet ouvrage car passées les toutes premières pages le délire commence.

Allan Karlsson, Suédois, va ce jour avoir 100 ans.Une grande Fête se prépare pour lui dans la maison de retraite qu’il habite.Oui mais, lui, n’a pas envie de toutes ces festivités.Surtout quand l’infirmière lui interdit de boire (et on verra qu’Allan est plutôt amateur de bonnes bouteilles), qu’il est en compagnie de vieux qui ne savent plus trop ce qu’ils disent.

Alors il prend la poudre d’escampette.Et l’expression prend ici tout son sens car figurez vous que dans son jeune temps, il était artificier! Le voilà parti en charentaises, au hasard.Il finit par débarquer dans une gare où là , un jeune un peu particulier , lui confie une énorme valise bien lourde, le temps pour lui d’aller là où lui et sa valise ne peuvent entrer à deux

[Le jeune homme ] finit tout de même par bifurquer vers la porte d’à côté , où il rencontra un nouveau problème.Visiblement , il n’avait aucune envie de séparer de sa grosse valise grise montée sur roulettes, et les WC étaient trop exigus pour les accueillir tous les deux. Allan se dit que le jeune homme n’avait que deux options : laisser la valise dehors ou bien la faire entrer et rester lui-même à l’extérieur.

Le bus d’Allan étant arrivé, celui ci décide de ne pas le rater et, par souci de bien faire, de ne pas abandonner la valise qu’il embarque avec lui…Et c’est le début d’uns sorte de road movie que pour ma part je préfère appeler périple routier, en bonne Française que je suis et puis le terme n’est pas tout à fait approprié.

Je ne vais pas vous raconter toutes les péripéties , ce serait dévoiler trop de choses mais sachez que de fil en aiguille,les morts s’accumulent , la police est sur les dents ,croyant au départ que le « vieux » avait fugué, puis avait été pris en otage puis était responsable de deux, voire trois meurtres..

Mais que peut bien contenir cette valise? Allan est poursuivi par des « méchants » afin de la récupérer, entre temps il fait la connaissance de personnages pour le moins particuliers(dont un animal inattendu mais qui se révélera important à un moment de notre histoire) et qui vont finir par constituer autour d’Allan une petite bande qu’on ne peut trouver que sympathique.

Nous ne pouvons que rire devant la naïveté,la candeur, le je – m’en foutisme, l’inculture de cet Allan. Il se trouve à un endroit au mauvais moment et parvient toujours à redresser la situation en sa faveur , même si parfois les conditions sont un peu compliquées. En effet, nous ne faisons pas que vivre cette cavale , ce qui serait en soit un moment de pure folie douce.Non! Jonas Jonasson nous fait faire des allers retours entre cette période de Mai Juin 2005, son périple, et nous le fait connaitre depuis 1905, année de sa naissance, par plages de 5, 10 ou 20 ans .

Quel personnage cet Allan!! Je vous le disais , il est artificier et ça va bien lui servir.C’est ainsi qu’il cotoiera le temps souvent d’un repas ou d’un coup à boire, de grands noms de l’Histoire tels que Truman, Staline, Mao Tsé Tung, Franco ,le Général De Gaulle , le Shah d’Iran , Churchill, Nixon,   j’en passe et pas forcément dans l’ordre . Tous rencontrés au moment des événements tels que les recherches des Américains sur le nucléaire ,le Communisme et ses goulags, la guerre entre la Corée du Nord et celle du Sud,la révolution chinoise,la guerre civile en Espagne, Mai 68.

Grand éclat de rire quand il propose le secret de la bombe atomique aux Américains puis au Russes, quand il est responsable de l’incendie(faux après recherche)  de Vladivostok etc…

Et c’est aussi en cela que cette farce gigantesque prend de la puissance car Jonas Jonasson se sert de tous ces événements pour faire, mine de rien , une critique de la politique de l’époque, prend des positions, sur le racisme par exemple.

-Je ne sais pas s’il s’appelle Ibrahim ou Mohammed, parce que le journal le désigne toujours comme « le vendeur de hots dogs ambulant », comme si on n’était pas capable de deviner que c’est un Turc ou un Arabe ou un musulman ou un truc dans ce genre. ça ne peut pas être Suédois en tout cas, un Suédois ne vend pas des saucisses dans la rue.Surtout pas dans une ville comme Akers Styckebruck.Ce genre d’affaire ne peut être rentable que pour un étranger qui ne paye pas d’impôts.

– Eh bien , dit Aronsson (le policier chargé de l’affaire) , vous n’y allez pas de main morte.Mais je me permets juste de préciser qu’on peut être turc et musulman, ou arabe et musulman, c’est tout à fait compatible.

-Ah bon, il turc et musulman? C’est pire! Alors , qu’est ce que vous attendez pour le coincer? Lui et tous les membres de sa famille! Ils doivent être une centaine, à toucher des allocations familiales et le chômage et tout ça! 

Je suis admirative devant ce gigantesque travail d’écrivain fait de recherches puis d’écriture pour que tout s’emboite parfaitement comme des poupées russes , chaque passage étant exploité à fond , donnant ainsi une réelle profondeur à la trame du roman.Le style parlé peut peut être rebuter de prime abord car semble trop simple, pas assez littéraire et pourtant…Lisez cela: « Allan Karlsson resta un petit moment indécis, planté au milieu de la plate-bande de pensées qui courait tout le long de la maison de retraite » .Alors comment ne pas adhérer également au style parlé ? Il est aussi simple qu’Allan est candide mais diablement intelligent. Les petites phrases « formules » font mouche et déclenchent le rire.

Allan trouvait incompréhensible que les gens aient envie de se tuer au XVIIème siècle. S’ils avaient patienté un peu, ils seraient morts de toute manière

Si je devais faire ma ronchon , je dirais que Jonas Jonasson aurait peut être pu raccourcir certains chapitres car de temps à autre la lassitude m’a gagnée mais jamais empêchée d’aller au bout de cette incroyable aventure d’un centenaire, preuve de la qualité littéraire de cet auteur Suédois dont c’était le premier roman.  

 

                        

J’ai passé une journée formidable aujourd’hui. Visite de la Basilique Saint Remi, ben oui, il faut bien que je fasse découvrir à MoNours les beautés de notre bonne ville de Reims et…..l’article hilarant de FLORENCE sur les chaussettes qui se font la malle et ne font plus jamais la paire…Aussitôt, idée…Vite, voyons voir si , par hasard, un hurluberlu n’aurait pas fait un poème ou mieux, une chanson sur ce sujet ô combien agaçant , il faut bien le dire (sauf si c’est Florence qui s’en débrouille 😆 ) 

Et j’ai trouvé..claudeClaude SEMAL, Belge , auteur de 10 cds! 

 

 

Régalez vous!

 

[youtube]http://youtu.be/E8WpOEGmIsE[/youtube]

 Ce livre a une histoire. Rappelez vous.Je vous avais parlé de Vitrines en cours, dont j’avais eu le manuscrit entre les mains.J’avais vraiment adoré ce livre, malheureusement, il n’avait pas été retenu pour être édité.

Je ne sais ce qu’il m’a pris, mais j’ai poussé la porte virtuelle de l’auteur en osant lui écrire, via le site de nouveaux Auteurs, afin de le lui dire tout le bien ressenti en le lisant.Et j’ai reçu une très jolie réponse qui m’a conduite à répondre etc…les mails se sont succédés et , un jour, Charles Dellestable m’a demandé si je serais d’accord pour lire le manuscrit du roman auquel il était en train de travailler , dans le cadre d’un concours organisé par la Fondation Bouygues Telecom. Thème: Utiliser tous les moyens de communication anciens ou actuels.(Evidemment mon cher Watson) Quelle ne fut pas ma joie et, je l’avoue, une certaine fierté d’accepter ce cadeau! 

C’est donc avec grand intérêt, émotion,respect que je me suis penchée sur cette oeuvre en devenir mais là, je passe les détails.

En fin d’année dernière Charles m’annonçait avec bonheur qu’il avait été sélectionné pour la finale puis….qu’il était le lauréat du prix Nouveau Talent 2013.

Cette fois, depuis le 3 Juin , le livre est partout en vente à 14 euros. Pas cher pour un roman de 264 pages

Ce sont trois histoires qui sont racontées qui se croiseront à un moment  ou à un autre.On démarre au moment où les accords de Munich viennent d’être signés.On ouvre le livre sur la conversation enchevêtrée, à leur image, de quatre amis, Gaby, Oscar,Paul et Nina (ces deux derniers étant mariés) parisiens,dans le monde des balbutiements de ce qui sera, plus tard, la télévision, de la musique, du design pour employer un mot actuel,le décorartisan selon Paul,dont les « Ateliers de décoration Paul Delatte » avaient fermé le mois précédent. Il continuait à exalter  l’excellence du savoir -faire de ses anciens ouvriers: ébénistes,ferronniers,miroitiers,verriers,doreurs,staffeurs,tapissiers  l’art, snobs et inconscients de la situation française .

Nous faisons ensuite connaissance de Nathalie qui se prépare à un acte pas tout à fait légal..Bien sûr, je ne vous en dis pas plus…Puis, c’est au tour de Maurice de faire son apparition, vieillard touchant qui débute la maladie d’Alzheimer.Maurice a décidé de garder les mots qui fichent le camp et de les transcrire temps qu’il le peut sur papier.Le reste du temps, il sera muet.C’est sans compter sur Nathalie,venue l’aider dans ses tâches quotidiennes et qui ne l’entend pas de cette oreille , si j’ose dire.Finalement, elle le fera sortir de son mutisme par l’intermédiaire du journal intime que tenait la sœur de Maurice , Diane,au moment où la guerre était sous jacente. Nous entrons, avec ce journal, dans le monde de Diane presque 18 ans,Maurice surnommé affectueusement « le petit frelon » ,d’ une dizaine d’année,Hélène, la maman et Julie, employée de maison et cuisinière hors pair , tout ce petit monde habitant une maison appelée « Paradis ». Le papa? Quelque part, sans aucune nouvelle de lui…

Les quatre amis partent en voiture , sortent de Paris avec comme objectif de partir en Province , ainsi que le préconise le gouvernement voire l’Amérique puisque Oscar en est originaire.

Mais le voyage ne se passe pas du tout comme prévu et les quatre amis se retrouvent , par un concours de circonstance, au Paradis…(Pourquoi 05-40? Tout simplement le numéro de téléphone)

C’est un joli roman,fait de douceur, de tendresse, d’amitié. L’intrigue qui s’enchevêtre ne nous perd jamais, éclaircit ,soit avec les mots du passé ou ceux du présent, certains points de l’histoire.

C’est un travail colossal qu’a effectué l’auteur sur les moyens de communication des époques de l’avant ou du début de guerre en nous en montrant l’évolution jusqu’à nos jours.Un travail énorme sur la manière de vivre , essayant aussi de montrer l’état d’esprit qui régnait à ce moment là, des gens qui n’y croient pas vraiment jusqu’à ce que la réalité les rattrape mais qui tentent , coûte que coûte de donner de la joie et de la vie là où ils sont.Faire la nique à la guerre, en quelque sorte.

Beaucoup de légèreté et d’insouciance dans cet écrin paradisiaque,quelques événements graves, voire invraisemblables, traités de la même manière (peut être le petit, tout petit bémol, sans doute l’erreur du débutant). Des moments d’intense émotion, notamment quand Maurice , vieux, intervient, ses rapports avec Nathalie,une écorchée de la vie.

Beaucoup d’humour, sans doute pour alléger  une période de l’Histoire, un joli parallèle entre l’exode « ordonné  » de Nathalie en début de roman et l’exode dramatique,et désordonné celui là, sous les mots terriblement adultes de Diane, moment qui décidera de son avenir professionnel.

La gorge qui se noue à la toute dernière page…

Voilà un auteur qui est sans doute promis à un bel avenir, un auteur auquel je crois depuis que j’ai fait sa connaissance au travers de ses Vitrines en cours pour lesquelles j’espère un avenir radieux.

Avec ce Paradis, un hymne à la vie,l’amour et l’amitié quoi qu’il se passe,quoi qu’on puisse faire.Une volonté affirmée par l’auteur de garder le moral, l’insouciance ou l’humour face aux événements de la vie. Un très bon moment de lecture.

Une chanson chantée par Gaby

[youtube width= »640″ height= »480″]http://youtu.be/Z9FLsIqsTEE[/youtube]

Une autre chanson que j’ai volontairement prise chantée par Yvonne Printemps pour rester dans le monde de Charles Dellestable et son Paradis

[youtube width= »640″ height= »480″]http://youtu.be/V0L5l0G0jd4[/youtube]

Mais ,incorrigible que je suis, j’ai cherché d’autres interprétations et j’ai trouvé celle là qui me bouleverse totalement .Mais il y en a bien d’autres…

                                                        

 Ce livre a déjé été extrêmement chroniqué sur les blogs.Jusque là, je n’étais guère tentée mais ma fille me l’a offert pour mon anniversaire.Qu’elle en soit bénie!! 

Il y a bien longtemps que je n’ai lu un tel roman où la Fantaisie règne au plus haut point. Il ne faut pas être trop cartésien pour entrer dans cet ouvrage car passées les toutes premières pages le délire commence.

Allan Karlsson, Suédois, va ce jour avoir 100 ans.Une grande Fête se prépare pour lui dans la maison de retraite qu’il habite.Oui mais, lui, n’a pas envie de toutes ces festivités.Surtout quand l’infirmière lui interdit de boire (et on verra qu’Allan est plutot amateur de bonnes bouteilles), qu’il est en compagnie de vieux qui ne savent plus trop ce qu’ils disent.

Alors il prend la poudre d’escampette.Et l’expression prend ici tout son sens car figurez vous que dans son jeune temps, il était artificier! Le voilà parti en charentaises, au hasard.Il finit par débarquer dans une gare où là , un jeune un peu particulier , lui confie une énorme valise bien lourde, le temps pour lui d’aller là où lui et sa valise ne peuvent entrer à deux

[Le jeune homme ] finit tout de même pr bifurquer vers la porte d’à côté , où il rencontra un nouveau problème.Visiblement , il n’avait aucune envie de séparer de sa grosse valise grise montée sur roulettes, et les WC étaient trop exigus pour les accueillir tous les deux. Allan se dit que le jeune homme n’avait que deux options : laisser la valise dehors ou bien la faire entrer et rester lui-même à l’extérieur.

Le bus d’Allan étant arrivé, celui ci décide de ne pas le rater et, par souci de bien faire, de ne pas abandonner la valise qu’il embarque avec lui…Et c’est le début d’uns sorte de road movie que pour ma part je préfère appeler périple routier, en bonne Française que je suis et puis le terme n’est pas tout à fait approprié.

Je ne vais pas vous raconter toutes les péripéties , ce serait dévoiler trop de choses mais sachez que de fil en aiguille,les morts s’accumulent , la police est sur les dents ,croyant au départ que le « vieux » avait fugué, puis avait été pris en otage puis était responsable de deux, voire trois meurtres..

Mais que peut bien contenir cette valise? Allan est poursuivi par des « méchants » afin de la récupérer, entre temps il fait la connaissance de personnages pour le moins particuliers(dont un animal inattendu mais qui se révèlera important à un moment de notre histoire) et qui vont finir par constituer autour d’Allan une petite bande qu’on ne peut trouver que sympathique.

Nous ne pouvons que rire devant la naiveté,la candeur, le je – m’en foutisme, l’inculture de cet Allan. Il se trouve à un endroit au mauvais moment et parvient toujours à redresser la situation en sa faveur , même si parfois les conditions sont un peu compliquées. En effet, nous ne faisons pas que vivre cette cavale , ce qui serait en soit un moment de pure folie douce.Non! Jonas Jonasson nous fait faire des allers retours entre cette période de Mai Juin 2005, son périple, et nous le fait connaitre depuis 1905, année de sa naissance, par plages de 5, 10 ou 20 ans .

Quel personnage cet Allan!! Je vous le disais , il est artificier et ça va bien lui servir.C’est ainsi qu’il cotoiera le temps souvent d’un repas ou d’un coup à boire, de grands noms de l’Histoire tels que Truman, Staline, Mao Tsé Tung, Franco ,le Général De Gaulle , le Shah d’Iran , Churchill, Nixon,   j’en passe et pas forcément dans l’ordre . Tous rencontrés au moment des événements tels que les recherches des Américains sur le nucléaire ,le Communisme et ses goulags, la guerre entre la Corée du Nord et celle du Sud,la révolution chinoise,la guerre civile en Espagne, Mai 68.

Grand éclat de rire quand il propose le secret de la bombe atomique aux Américains puis au Russes, quand il est responsable de l’incendie(faux après recherche)  de Vladivostok etc…

Et c’est aussi en cela que cette farce gigantesque prend de la puissance car Jonas Jonasson se sert de tous ces événements pour faire, mine de rien , une critique de la politique de l’époque, prend des positions, sur le racisme par exemple.

-Je ne sais pas s’il s’appelle Ibrahim ou Mohammed, parce que le journal le désigne toujours comme « le vendeur de hots dogs ambulant », comme si on n’était pas capable de deviner que c’est un Turc ou un Arabe ou un musulman ou un truc dans ce genre. ça ne peut pas être Suédois en tout cas, un Suédois ne vend pas des saucisses dans la rue.Surtout pas dans une ville comme Akers Styckebruck.Ce genre d’affaire ne peut être rentable que pour un étranger qui ne paye pas d’impôts.

– Eh bien , dit Aronsson (le policier chargé de l’affaire) , vous n’y allez pas de main morte.Mais je me permets juste de péciser qu’on peut être turc et musulman, ou arabe et musulman, c’est tout à fait compatible.

-Ah bon, il turc et musulman? C’est pire! Alors , qu’est ce que vous attendez pour le coincer? Lui et tous les membres de sa famille! Ils doivent être une centaine, à toucher des allocations familiales et le chômage et tout ça! 

Je suis admirative devant ce gigantesque travail d’écrivain fait de recherches puis d’écriture pour que tout s’emboite parfaitement comme des poupées russes , chaque passage étant exploité à fond , donnant ainsi une réelle profondeur à la trame du roman.Le style parlé peut peut être rebuter de prime abord car semble trop simple, pas assez littéraire et pourtant…Lisez cela: « Allan Karlsson resta un petit moment indécis, planté au milieu de la plate-bande de pensées qui courait tout le long de la maison de retraite » .Alors comment ne pas adhérer également au style parlé ? Il est aussi simple qu’Allan est candide mais diablement intelligent. Les petites phrases « formules » font mouche et déclenchent le rire.

Allan trouvait incompréhensible que les gens aient envie de se tuer au XVIIème siècle. S’ils avaient patientés un peu, ils seraient morts de toute manière

Si je devais faire ma ronchon , je dirais que Jonas Jonasson aurait peut être pu raccourcir certains chapitres car de temps à autre la lassitude m’a gagnée mais jamais empêchée d’aller au bout de cette incroyable aventure d’un centenaire, preuve de la qualité litteraire de cet auteur Suédois dont c’était le premier roman.  

 

                        

                                                        

 Ce livre a déjé été extrêmement chroniqué sur les blogs.Jusque là, je n’étais guère tentée mais ma fille me l’a offert pour mon anniversaire.Qu’elle en soit bénie!! 

Il y a bien longtemps que je n’ai lu un tel roman où la Fantaisie règne au plus haut point. Il ne faut pas être trop cartésien pour entrer dans cet ouvrage car passées les toutes premières pages le délire commence.

Allan Karlsson, Suédois, va ce jour avoir 100 ans.Une grande Fête se prépare pour lui dans la maison de retraite qu’il habite.Oui mais, lui, n’a pas envie de toutes ces festivités.Surtout quand l’infirmière lui interdit de boire (et on verra qu’Allan est plutot amateur de bonnes bouteilles), qu’il est en compagnie de vieux qui ne savent plus trop ce qu’ils disent.

Alors il prend la poudre d’escampette.Et l’expression prend ici tout son sens car figurez vous que dans son jeune temps, il était artificier! Le voilà parti en charentaises, au hasard.Il finit par débarquer dans une gare où là , un jeune un peu particulier , lui confie une énorme valise bien lourde, le temps pour lui d’aller là où lui et sa valise ne peuvent entrer à deux

[Le jeune homme ] finit tout de même pr bifurquer vers la porte d’à côté , où il rencontra un nouveau problème.Visiblement , il n’avait aucune envie de séparer de sa grosse valise grise montée sur roulettes, et les WC étaient trop exigus pour les accueillir tous les deux. Allan se dit que le jeune homme n’avait que deux options : laisser la valise dehors ou bien la faire entrer et rester lui-même à l’extérieur.

Le bus d’Allan étant arrivé, celui ci décide de ne pas le rater et, par souci de bien faire, de ne pas abandonner la valise qu’il embarque avec lui…Et c’est le début d’uns sorte de road movie que pour ma part je préfère appeler périple routier, en bonne Française que je suis et puis le terme n’est pas tout à fait approprié.

Je ne vais pas vous raconter toutes les péripéties , ce serait dévoiler trop de choses mais sachez que de fil en aiguille,les morts s’accumulent , la police est sur les dents ,croyant au départ que le « vieux » avait fugué, puis avait été pris en otage puis était responsable de deux, voire trois meurtres..

Mais que peut bien contenir cette valise? Allan est poursuivi par des « méchants » afin de la récupérer, entre temps il fait la connaissance de personnages pour le moins particuliers(dont un animal inattendu mais qui se révèlera important à un moment de notre histoire) et qui vont finir par constituer autour d’Allan une petite bande qu’on ne peut trouver que sympathique.

Nous ne pouvons que rire devant la naiveté,la candeur, le je – m’en foutisme, l’inculture de cet Allan. Il se trouve à un endroit au mauvais moment et parvient toujours à redresser la situation en sa faveur , même si parfois les conditions sont un peu compliquées. En effet, nous ne faisons pas que vivre cette cavale , ce qui serait en soit un moment de pure folie douce.Non! Jonas Jonasson nous fait faire des allers retours entre cette période de Mai Juin 2005, son périple, et nous le fait connaitre depuis 1905, année de sa naissance, par plages de 5, 10 ou 20 ans .

Quel personnage cet Allan!! Je vous le disais , il est artificier et ça va bien lui servir.C’est ainsi qu’il cotoiera le temps souvent d’un repas ou d’un coup à boire, de grands noms de l’Histoire tels que Truman, Staline, Mao Tsé Tung, Franco ,le Général De Gaulle , le Shah d’Iran , Churchill, Nixon,   j’en passe et pas forcément dans l’ordre . Tous rencontrés au moment des événements tels que les recherches des Américains sur le nucléaire ,le Communisme et ses goulags, la guerre entre la Corée du Nord et celle du Sud,la révolution chinoise,la guerre civile en Espagne, Mai 68.

Grand éclat de rire quand il propose le secret de la bombe atomique aux Américains puis au Russes, quand il est responsable de l’incendie(faux après recherche)  de Vladivostok etc…

Et c’est aussi en cela que cette farce gigantesque prend de la puissance car Jonas Jonasson se sert de tous ces événements pour faire, mine de rien , une critique de la politique de l’époque, prend des positions, sur le racisme par exemple.

-Je ne sais pas s’il s’appelle Ibrahim ou Mohammed, parce que le journal le désigne toujours comme « le vendeur de hots dogs ambulant », comme si on n’était pas capable de deviner que c’est un Turc ou un Arabe ou un musulman ou un truc dans ce genre. ça ne peut pas être Suédois en tout cas, un Suédois ne vend pas des saucisses dans la rue.Surtout pas dans une ville comme Akers Styckebruck.Ce genre d’affaire ne peut être rentable que pour un étranger qui ne paye pas d’impôts.

– Eh bien , dit Aronsson (le policier chargé de l’affaire) , vous n’y allez pas de main morte.Mais je me permets juste de péciser qu’on peut être turc et musulman, ou arabe et musulman, c’est tout à fait compatible.

-Ah bon, il turc et musulman? C’est pire! Alors , qu’est ce que vous attendez pour le coincer? Lui et tous les membres de sa famille! Ils doivent être une centaine, à toucher des allocations familiales et le chômage et tout ça! 

Je suis admirative devant ce gigantesque travail d’écrivain fait de recherches puis d’écriture pour que tout s’emboite parfaitement comme des poupées russes , chaque passage étant exploité à fond , donnant ainsi une réelle profondeur à la trame du roman.Le style parlé peut peut être rebuter de prime abord car semble trop simple, pas assez littéraire et pourtant…Lisez cela: « Allan Karlsson resta un petit moment indécis, planté au milieu de la plate-bande de pensées qui courait tout le long de la maison de retraite » .Alors comment ne pas adhérer également au style parlé ? Il est aussi simple qu’Allan est candide mais diablement intelligent. Les petites phrases « formules » font mouche et déclenchent le rire.

Allan trouvait incompréhensible que les gens aient envie de se tuer au XVIIème siècle. S’ils avaient patientés un peu, ils seraient morts de toute manière

Si je devais faire ma ronchon , je dirais que Jonas Jonasson aurait peut être pu raccourcir certains chapitres car de temps à autre la lassitude m’a gagnée mais jamais empêchée d’aller au bout de cette incroyable aventure d’un centenaire, preuve de la qualité litteraire de cet auteur Suédois dont c’était le premier roman.