St laurent J’ai longtemps hésité avant d’aller voir ce second film sur le créateur de mode qui m’a tant fait rêver. Le premier ne m’avait pas spécialement emballée, prestations hors normes de Pierre Niney et Guillaume Gallienne mises à part.

Alors celui là….Coupez, coupez!! Que ce film est long!! La (seule vraie) scène avec Jérémie Renier (Pierre Bergé) qui dure 8 mns, a été longuement paufinée, 9 jours de préparation ,si l’on en croit Allo ciné

C’est la seule scène de business. Il fallait que le spectateur ne comprenne pas tout (merci , pas de souci, c’est réussi ! Pas par manque d’intelligence mais surtout par le fait que l’attention décroche très vite!! )

mais qu’il soit impressionné par les échanges et qu’il saisisse que l’enjeu concerne la récupération du nom de Saint Laurent (…) Cette scène devait avoir un effet de réel », commente le réalisateur. C’est surtout une des rares scènes où « Pierre Bergé »apparaît de façon conséquente…..

Et puis, est il réellement nécessaire de filmer(très) longuement des scènes dans les boites de nuit où l’on voit Yves Saint Laurent fumer, mater,trouver une fille qui sera son mannequin vedette? Est il vraiment nécessaire de faire un ennuyeux gros plan où on voit YSL et Jacques de Bascher (Louis Garrel) s’embrasser, se passer avec la langue une gélule de drogue un nombre incalculable de fois? Est il vraiment nécessaire de montrer des moments de débauche limite pornos? Voir de façon complaisante Gaspard Ulliel (YSL) nu ?

J’ai eu le sentiment que nous étions, nous, spectateurs, otages  d’un voyeurisme complaisant.Ce n’est pas un hommage à YSL ,c’est juste montrer le côté débauché de cet homme. Qu’il ait été ainsi, que sa fragilité explique ses difficultés à maintenir le rythme des collections,à trouver ce qui fera de lui cette icône de la mode et du luxe, d’accord mais avions nous besoin d’autant de temps  pour le comprendre? 

Seul moment ,pour moi, où j’ai pu respirer un peu tant la nausée était tenace, c’est à la fin, au moment où le défilé avec la collection « le ballet russe » arrive. Là, chapeau à la costumière qui a dû se débrouiller pour reconstituer l’esprit YSL ! Le réalisateur, Benoit Bonello n’a pas eu l’aide de Pierre Bergé qui avait, pour le film précédent , prêté des pièces fabuleuses du grand couturier .Donc bravo à Anaïs Romand pour ce moment magique que j’ai d’autant plus apprécié qu’il était accompagné de la voix de Maria Callas…

Gaspard Ulliel campe , plutôt qu’il n’incarne, un Yves Saint Laurent fragile,langoureux,despotique . Jerémie Rénier , avec ses brèves apparitions , ne laisse pas de traces inoubliables en tant que Pierre Bergé.

S’il faut choisir un de ces deux films sur le génie qu’a été Yves Saint Laurent, vous aurez compris, que, pour moi, celui là n’est pas en position de favori.

Et vous, l’avez vous vu? Apprécié? 

 

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