Banniere entree-libre22 (1)Aujourd’hui discussion à bâtons rompus chez Patricia . 1er Novembre , fête de tous les Saints oui mais je n’ai pas envie de parler de ceux qui nous ont quittés , qu’ils l’aient été ou non …saints. J’ai envie d’un peu de légèreté..

acteurLe 1er Novembre 1951 naissait un acteur que j’aime beaucoup.Il agace certains d’entre vous mais  ne laisse pas indifférent.C’est??? Découvrez le dans cette petite  vidéo ,un moment de détente sans prise de tête.

 

[youtube]http://youtu.be/TlSn-CdXg9Q[/youtube]

patinsLe 1er Novembre 1971 naissait Alexei Tikhonov , futur champion d’Europe en patinage artistique. Quand je vous disais que je veux de la légèreté

[youtube]http://youtu.be/plxU-bs_3FY[/youtube] 

 

 

halloween- 

Un film avec Fabrice Luchini , en général j’y vais! Je suis rarement déçue et c’est encore vrai.

 François Ozon s’inspire d’une pièce de théatre espagnole,le garçon du dernier rang, pour son scénario.

Ce superbe film est empli de critiques sur l’enseignement, les nouvelles méthodes qui consistent à  appeler ou faire différemment alors que le fond reste le même.Ainsi, on appellera  un élève un « apprenant », on ne corrigera plus en « rouge » mais en « vert » une copie (c’est « anxiogène ») ,on fera classe à des moutons ,le port de l’uniforme étant imposé cette année là dans ce collège en guise de test. J’avoue avoir jubilé devant ce réquisitoire et la scène avec Luchini à ce sujet est un moment à déguster comme on peut se régaler d’une glace au cinéma.

C’est un thriller littéraire.Oui, ça existe! Thriller mais n’attendez pas de cadavre ou de sang et encore moins d’enquête policiere.  François Ozon nous vrille les nerfs lentement mais sûrement, en nous baladant sans cesse entre virtuel et réel et montant crescendo le suspense à chaque basculement.Il se sert des méthodes pour écrire un livre en l’appliquant à son film.Tout le long, une question : mais où va t il? Qu’est ce qui est vrai? A quel moment sommes nous dans la réalité?

Litteraire car Germain livre les clefs pour écrire un bon roman,parle évidemment de grands noms de la littérature tels que Flaubert (avec sous jacente la référence à « l’Education sentimentale » puisqu’il va s’agir également de cela dans le film),cite Homère et l’ Illiade

Il faut tout de même que je vous parle de l’intrigue. C’est la rentrée de Septembre dans un collège de province.Germain Germain (!) est prof de lettres , un peu aigri il faut bien le reconnaitre, et cette année sera le prof principal de la Seconde C . Pour commencer , il demande aux élèves de raconter par écrit leur week end…Hélas, les élèves,pardon, les apprenants, sont nullissimes sauf un: Claude . Il se sert des mots pour décrire la famille de son copain, Rapha(el) avec un ton d’une ironie mordante, d’un cynisme horrible et , pour finir d’un « à suivre…« qui fait qu’il attire l’attention de Germain qui voit en lui un auteur en herbe. Germain décide de l’aider dans la construction de son récit .Quand on sait qu’il est l’auteur raté d’un roman , je me suis demandé s’il n’y avait pas là une interprétation du rôle qui va beaucoup plus loin que celle du prof épaulant un éléve, celle du Negre et du romancier.

                            

Film à tiroirs donc, car pour continuer à écrire , Claude doit continuer à s’immiscer dans la vie privée de cette famille, entrer dans la maison de façon quasi permanente.Et bientôt Germain devient accro aux écrits du garçon, gueule d’ange aux superbes yeux bleus dans lesquels se glissent  des lueurs malsaines, équivoques. Accro au point de mettre sa carrière en péril si la « chose » venait à se savoir..Mais je ne vous dis pas quoi, il n’y aurait plus de charme.

Film sur l’écriture, la manipulation (qui est le maitre de l’autre?), film sur l’antagonisme des classes moyennes et des classes bourgeoises,film critique sur l’Art contemporain (là aussi j’ai jubilé) puisque la femme de Germain est galériste  et se débat pour que son travail soit reconnu aux yeux des nouvelles propriétaires de la galerie, qui, il faut bien le reconnaitre, ne vend pas plus que ça.

Mais aussi film sur le voyeurisme car Ozon nous entraine avec lui et nous  transforme en voyeurs à mesure que Claude prend ses aises au sein de cette famille au trait peut être un peu caricatural: le père, un beauf dans toute sa splendeur, la mère désoeuvrée avec des rêves avortés de décoratrice d’intérieur au charme troublant.Nous sommes comme Germain et nous voulons savoir jusqu’où ira Claude, quel drame peut se jouer du fait de son omniprésence.

Que veut il ce gamin dont on ne connaitra  que furtivement  le cadre de vie? Pourquoi a t il choisi cette famille? Que veut il, Germain,obsédé à ce point par les écrits, inventés ou vécus? de son élève? Ecoutera t il les mises en garde de sa femme, superbe Kristin Scott Thomas à l’accent délicieux à qui il fait lire les copies?

La fin est à la hauteur de ce que je pouvais attendre, hommage à Hitchcock et frissons dans le dos.

Un grand bravo à Luchini qui s’est abstenu de trop en faire, avec quelques clins d’oeil à sa carrière puisque lors d’un cours il lit un extrait d’une fable de Jean de la Fontaine et on aperçoit « Voyage au bout de la nuit » de Céline , très symbolique d’ailleurs à un moment important du film.Auto ironie …

Avec Kristin Scott Thomas, il forme un couple éblouissant où fusent les répliques. 

Emmanuelle Seigner dans le rôle de la maman déphasée,sans une once de méchanceté est tout aussi à sa place tout comme Denis Ménochet (que je ne connais pas) dans celui du parfait beauf, obsédé uniquement par la Chine et le basket.

Rapha fils (oui père et fils ont le même prénom et fusionnent à un âge où les enfants ont plutot tendance à vouloir couper avec leur famille) se tire bien d’un rôle pas si facile que cela

 

                     

Et pour finir, un grand, très grand bravo à Ernst Umhauer, jeune homme de 21 ans à qui on donnerait le bon Dieu sans confession et qui se révèle d’une rouerie extraordinaire.On reste admiratifs devant toute la palette d’expressions qu’il maitrise de manière à rendre son personnage angoissant,sybillin.Un bel avenir se dessine pour lui.

Je vais vous laisser regarder la bande annonce qui vous mettra un peu dans l’ambiance.

[youtube]http://youtu.be/YMIjfHWfJ-A[/youtube]

 

 

Un film avec Fabrice Luchini , en général j’y vais! Je suis rarement déçue et c’est encore vrai.

 François Ozon s’inspire d’une pièce de théatre espagnole,le garçon du dernier rang, pour son scénario.

Ce superbe film est empli de critiques sur l’enseignement, les nouvelles méthodes qui consistent à  appeler ou faire différemment alors que le fond reste le même.Ainsi, on appellera  un élève un « apprenant », on ne corrigera plus en « rouge » mais en « vert » une copie (c’est « anxiogène ») ,on fera classe à des moutons ,le port de l’uniforme étant imposé cette année là dans ce collège en guise de test. J’avoue avoir jubilé devant ce réquisitoire et la scène avec Luchini à ce sujet est un moment à déguster comme on peut se régaler d’une glace au cinéma.

C’est un thriller littéraire.Oui, ça existe! Thriller mais n’attendez pas de cadavre ou de sang et encore moins d’enquête policiere.  François Ozon nous vrille les nerfs lentement mais sûrement, en nous baladant sans cesse entre virtuel et réel et montant crescendo le suspense à chaque basculement.Il se sert des méthodes pour écrire un livre en l’appliquant à son film.Tout le long, une question : mais où va t il? Qu’est ce qui est vrai? A quel moment sommes nous dans la réalité?

Litteraire car Germain livre les clefs pour écrire un bon roman,parle évidemment de grands noms de la littérature tels que Flaubert (avec sous jacente la référence à « l’Education sentimentale » puisqu’il va s’agir également de cela dans le film),cite Homère et l’ Illiade

Il faut tout de même que je vous parle de l’intrigue. C’est la rentrée de Septembre dans un collège de province.Germain Germain (!) est prof de lettres , un peu aigri il faut bien le reconnaitre, et cette année sera le prof principal de la Seconde C . Pour commencer , il demande aux élèves de raconter par écrit leur week end…Hélas, les élèves,pardon, les apprenants, sont nullissimes sauf un: Claude . Il se sert des mots pour décrire la famille de son copain, Rapha(el) avec un ton d’une ironie mordante, d’un cynisme horrible et , pour finir d’un « à suivre…« qui fait qu’il attire l’attention de Germain qui voit en lui un auteur en herbe. Germain décide de l’aider dans la construction de son récit .Quand on sait qu’il est l’auteur raté d’un roman , je me suis demandé s’il n’y avait pas là une interprétation du rôle qui va beaucoup plus loin que celle du prof épaulant un éléve, celle du Negre et du romancier.

                            

Film à tiroirs donc, car pour continuer à écrire , Claude doit continuer à s’immiscer dans la vie privée de cette famille, entrer dans la maison de façon quasi permanente.Et bientôt Germain devient accro aux écrits du garçon, gueule d’ange aux superbes yeux bleus dans lesquels se glissent  des lueurs malsaines, équivoques. Accro au point de mettre sa carrière en péril si la « chose » venait à se savoir..Mais je ne vous dis pas quoi, il n’y aurait plus de charme.

Film sur l’écriture, la manipulation (qui est le maitre de l’autre?), film sur l’antagonisme des classes moyennes et des classes bourgeoises,film critique sur l’Art contemporain (là aussi j’ai jubilé) puisque la femme de Germain est galériste  et se débat pour que son travail soit reconnu aux yeux des nouvelles propriétaires de la galerie, qui, il faut bien le reconnaitre, ne vend pas plus que ça.

Mais aussi film sur le voyeurisme car Ozon nous entraine avec lui et nous  transforme en voyeurs à mesure que Claude prend ses aises au sein de cette famille au trait peut être un peu caricatural: le père, un beauf dans toute sa splendeur, la mère désoeuvrée avec des rêves avortés de décoratrice d’intérieur au charme troublant.Nous sommes comme Germain et nous voulons savoir jusqu’où ira Claude, quel drame peut se jouer du fait de son omniprésence.

Que veut il ce gamin dont on ne connaitra  que furtivement  le cadre de vie? Pourquoi a t il choisi cette famille? Que veut il, Germain,obsédé à ce point par les écrits, inventés ou vécus? de son élève? Ecoutera t il les mises en garde de sa femme, superbe Kristin Scott Thomas à l’accent délicieux à qui il fait lire les copies?

La fin est à la hauteur de ce que je pouvais attendre, hommage à Hitchcock et frissons dans le dos.

Un grand bravo à Luchini qui s’est abstenu de trop en faire, avec quelques clins d’oeil à sa carrière puisque lors d’un cours il lit un extrait d’une fable de Jean de la Fontaine et on aperçoit « Voyage au bout de la nuit » de Céline , très symbolique d’ailleurs à un moment important du film.Auto ironie …

Avec Kristin Scott Thomas, il forme un couple éblouissant où fusent les répliques. 

Emmanuelle Seigner dans le rôle de la maman déphasée,sans une once de méchanceté est tout aussi à sa place tout comme Denis Ménochet (que je ne connais pas) dans celui du parfait beauf, obsédé uniquement par la Chine et le basket.

Rapha fils (oui père et fils ont le même prénom et fusionnent à un âge où les enfants ont plutot tendance à vouloir couper avec leur famille) se tire bien d’un rôle pas si facile que cela

 

                     

Et pour finir, un grand, très grand bravo à Ernst Umhauer, jeune homme de 21 ans à qui on donnerait le bon Dieu sans confession et qui se révèle d’une rouerie extraordinaire.On reste admiratifs devant toute la palette d’expressions qu’il maitrise de manière à rendre son personnage angoissant,sybillin.Un bel avenir se dessine pour lui.

Je vais vous laisser regarder la bande annonce qui vous mettra un peu dans l’ambiance.

[youtube]http://youtu.be/YMIjfHWfJ-A[/youtube]