Bon anniversaire ma chérie!! Déploie tes ailes,la vie t’attend, pleine de rires et de chansons, pleine de surprises et de découvertes.Tu viens de t’envoler, coeur serré battant la chamade pour un voyage de quelques semaines. L’atterissage a d’abord été un peu rude mais progressivement tu as recommencé à iriser ton entourage de ta gentillesse et de ton beau sourire.

Alors pour toi,ma petite libellule 

[youtube width= »640″ height= »480″]http://youtu.be/oltptNDHocw[/youtube]

 

 

Et passe une bonne journée

 

 

 

 

Hier soir, pas grand chose à la TV , comme d’habitude va t on dire ..Mais sur TF1 Johnny Hallyday fêtait ses 70 ans à Bercy en direct. Je ne suis pas fan du chanteur tout en lui reconnaissant un très grand parcours,des  chansons pas mal du tout pour certaines,et surtout , avec lui, c’est spectaculaire.

Bon, pourquoi pas? Et puis quelques invités pour chanter avec lui dont un de ceux qui immanquablement me touche très profondément tant par sa musique que ses textes,petit homme à la personnalité extraordinaire, à la présence incroyable.Un des derniers Grands, très Grands Monsieur de la chanson française.

Quand il est apparu,frêle dans son costume impeccable, mains tremblantes (âge et maladie peut être), mon coeur a pirouetté bizarrement. Et puis, la musique a commencé, il s’est mis à chanter et…j’ai pleuré. Leoned a épuisé toute une pile de mouchoirs devant les Misérables sortis en DVD,  moi c’est devant ça…La vidéo est celle d’un amateur, donc pas très bonne mais malgré tout….

[youtube width= »640″ height= »480″]http://youtu.be/WhMKQL2cc6s[/youtube]

 

Hier soir, pas grand chose à la TV , comme d’habitude va t on dire ..Mais sur TF1 Johnny Hallyday fêtait ses 70 ans à Bercy en direct. Je ne suis pas fan du chanteur tout en lui reconnaissant un très grand parcours,des  chansons pas mal du tout pour certaines,et surtout , avec lui, c’est spectaculaire.

Bon, pourquoi pas? Et puis quelques invités pour chanter avec lui dont un de ceux qui immanquablement me touche très profondément tant par sa musique que ses textes,petit homme à la personnalité extraordinaire, à la présence incroyable.Un des derniers Grands, très Grands Monsieur de la chanson française.

Quand il est apparu,frêle dans son costume impeccable, mains tremblantes (âge et maladie peut être), mon coeur a pirouetté bizarrement. Et puis, la musique a commencé, il s’est mis à chanter et…j’ai pleuré. Leoned a épuisé toute une pile de mouchoirs devant les Misérables sortis en DVD,  moi c’est devant ça…La vidéo est celle d’un amateur, donc pas très bonne mais malgré tout….

[youtube width= »640″ height= »480″]http://youtu.be/WhMKQL2cc6s[/youtube]

 

                                                        

 Ce livre a déjé été extrêmement chroniqué sur les blogs.Jusque là, je n’étais guère tentée mais ma fille me l’a offert pour mon anniversaire.Qu’elle en soit bénie!! 

Il y a bien longtemps que je n’ai lu un tel roman où la Fantaisie règne au plus haut point. Il ne faut pas être trop cartésien pour entrer dans cet ouvrage car passées les toutes premières pages le délire commence.

Allan Karlsson, Suédois, va ce jour avoir 100 ans.Une grande Fête se prépare pour lui dans la maison de retraite qu’il habite.Oui mais, lui, n’a pas envie de toutes ces festivités.Surtout quand l’infirmière lui interdit de boire (et on verra qu’Allan est plutot amateur de bonnes bouteilles), qu’il est en compagnie de vieux qui ne savent plus trop ce qu’ils disent.

Alors il prend la poudre d’escampette.Et l’expression prend ici tout son sens car figurez vous que dans son jeune temps, il était artificier! Le voilà parti en charentaises, au hasard.Il finit par débarquer dans une gare où là , un jeune un peu particulier , lui confie une énorme valise bien lourde, le temps pour lui d’aller là où lui et sa valise ne peuvent entrer à deux

[Le jeune homme ] finit tout de même pr bifurquer vers la porte d’à côté , où il rencontra un nouveau problème.Visiblement , il n’avait aucune envie de séparer de sa grosse valise grise montée sur roulettes, et les WC étaient trop exigus pour les accueillir tous les deux. Allan se dit que le jeune homme n’avait que deux options : laisser la valise dehors ou bien la faire entrer et rester lui-même à l’extérieur.

Le bus d’Allan étant arrivé, celui ci décide de ne pas le rater et, par souci de bien faire, de ne pas abandonner la valise qu’il embarque avec lui…Et c’est le début d’uns sorte de road movie que pour ma part je préfère appeler périple routier, en bonne Française que je suis et puis le terme n’est pas tout à fait approprié.

Je ne vais pas vous raconter toutes les péripéties , ce serait dévoiler trop de choses mais sachez que de fil en aiguille,les morts s’accumulent , la police est sur les dents ,croyant au départ que le « vieux » avait fugué, puis avait été pris en otage puis était responsable de deux, voire trois meurtres..

Mais que peut bien contenir cette valise? Allan est poursuivi par des « méchants » afin de la récupérer, entre temps il fait la connaissance de personnages pour le moins particuliers(dont un animal inattendu mais qui se révèlera important à un moment de notre histoire) et qui vont finir par constituer autour d’Allan une petite bande qu’on ne peut trouver que sympathique.

Nous ne pouvons que rire devant la naiveté,la candeur, le je – m’en foutisme, l’inculture de cet Allan. Il se trouve à un endroit au mauvais moment et parvient toujours à redresser la situation en sa faveur , même si parfois les conditions sont un peu compliquées. En effet, nous ne faisons pas que vivre cette cavale , ce qui serait en soit un moment de pure folie douce.Non! Jonas Jonasson nous fait faire des allers retours entre cette période de Mai Juin 2005, son périple, et nous le fait connaitre depuis 1905, année de sa naissance, par plages de 5, 10 ou 20 ans .

Quel personnage cet Allan!! Je vous le disais , il est artificier et ça va bien lui servir.C’est ainsi qu’il cotoiera le temps souvent d’un repas ou d’un coup à boire, de grands noms de l’Histoire tels que Truman, Staline, Mao Tsé Tung, Franco ,le Général De Gaulle , le Shah d’Iran , Churchill, Nixon,   j’en passe et pas forcément dans l’ordre . Tous rencontrés au moment des événements tels que les recherches des Américains sur le nucléaire ,le Communisme et ses goulags, la guerre entre la Corée du Nord et celle du Sud,la révolution chinoise,la guerre civile en Espagne, Mai 68.

Grand éclat de rire quand il propose le secret de la bombe atomique aux Américains puis au Russes, quand il est responsable de l’incendie(faux après recherche)  de Vladivostok etc…

Et c’est aussi en cela que cette farce gigantesque prend de la puissance car Jonas Jonasson se sert de tous ces événements pour faire, mine de rien , une critique de la politique de l’époque, prend des positions, sur le racisme par exemple.

-Je ne sais pas s’il s’appelle Ibrahim ou Mohammed, parce que le journal le désigne toujours comme « le vendeur de hots dogs ambulant », comme si on n’était pas capable de deviner que c’est un Turc ou un Arabe ou un musulman ou un truc dans ce genre. ça ne peut pas être Suédois en tout cas, un Suédois ne vend pas des saucisses dans la rue.Surtout pas dans une ville comme Akers Styckebruck.Ce genre d’affaire ne peut être rentable que pour un étranger qui ne paye pas d’impôts.

– Eh bien , dit Aronsson (le policier chargé de l’affaire) , vous n’y allez pas de main morte.Mais je me permets juste de péciser qu’on peut être turc et musulman, ou arabe et musulman, c’est tout à fait compatible.

-Ah bon, il turc et musulman? C’est pire! Alors , qu’est ce que vous attendez pour le coincer? Lui et tous les membres de sa famille! Ils doivent être une centaine, à toucher des allocations familiales et le chômage et tout ça! 

Je suis admirative devant ce gigantesque travail d’écrivain fait de recherches puis d’écriture pour que tout s’emboite parfaitement comme des poupées russes , chaque passage étant exploité à fond , donnant ainsi une réelle profondeur à la trame du roman.Le style parlé peut peut être rebuter de prime abord car semble trop simple, pas assez littéraire et pourtant…Lisez cela: « Allan Karlsson resta un petit moment indécis, planté au milieu de la plate-bande de pensées qui courait tout le long de la maison de retraite » .Alors comment ne pas adhérer également au style parlé ? Il est aussi simple qu’Allan est candide mais diablement intelligent. Les petites phrases « formules » font mouche et déclenchent le rire.

Allan trouvait incompréhensible que les gens aient envie de se tuer au XVIIème siècle. S’ils avaient patientés un peu, ils seraient morts de toute manière

Si je devais faire ma ronchon , je dirais que Jonas Jonasson aurait peut être pu raccourcir certains chapitres car de temps à autre la lassitude m’a gagnée mais jamais empêchée d’aller au bout de cette incroyable aventure d’un centenaire, preuve de la qualité litteraire de cet auteur Suédois dont c’était le premier roman.  

 

                        

                                                        

 Ce livre a déjé été extrêmement chroniqué sur les blogs.Jusque là, je n’étais guère tentée mais ma fille me l’a offert pour mon anniversaire.Qu’elle en soit bénie!! 

Il y a bien longtemps que je n’ai lu un tel roman où la Fantaisie règne au plus haut point. Il ne faut pas être trop cartésien pour entrer dans cet ouvrage car passées les toutes premières pages le délire commence.

Allan Karlsson, Suédois, va ce jour avoir 100 ans.Une grande Fête se prépare pour lui dans la maison de retraite qu’il habite.Oui mais, lui, n’a pas envie de toutes ces festivités.Surtout quand l’infirmière lui interdit de boire (et on verra qu’Allan est plutot amateur de bonnes bouteilles), qu’il est en compagnie de vieux qui ne savent plus trop ce qu’ils disent.

Alors il prend la poudre d’escampette.Et l’expression prend ici tout son sens car figurez vous que dans son jeune temps, il était artificier! Le voilà parti en charentaises, au hasard.Il finit par débarquer dans une gare où là , un jeune un peu particulier , lui confie une énorme valise bien lourde, le temps pour lui d’aller là où lui et sa valise ne peuvent entrer à deux

[Le jeune homme ] finit tout de même pr bifurquer vers la porte d’à côté , où il rencontra un nouveau problème.Visiblement , il n’avait aucune envie de séparer de sa grosse valise grise montée sur roulettes, et les WC étaient trop exigus pour les accueillir tous les deux. Allan se dit que le jeune homme n’avait que deux options : laisser la valise dehors ou bien la faire entrer et rester lui-même à l’extérieur.

Le bus d’Allan étant arrivé, celui ci décide de ne pas le rater et, par souci de bien faire, de ne pas abandonner la valise qu’il embarque avec lui…Et c’est le début d’uns sorte de road movie que pour ma part je préfère appeler périple routier, en bonne Française que je suis et puis le terme n’est pas tout à fait approprié.

Je ne vais pas vous raconter toutes les péripéties , ce serait dévoiler trop de choses mais sachez que de fil en aiguille,les morts s’accumulent , la police est sur les dents ,croyant au départ que le « vieux » avait fugué, puis avait été pris en otage puis était responsable de deux, voire trois meurtres..

Mais que peut bien contenir cette valise? Allan est poursuivi par des « méchants » afin de la récupérer, entre temps il fait la connaissance de personnages pour le moins particuliers(dont un animal inattendu mais qui se révèlera important à un moment de notre histoire) et qui vont finir par constituer autour d’Allan une petite bande qu’on ne peut trouver que sympathique.

Nous ne pouvons que rire devant la naiveté,la candeur, le je – m’en foutisme, l’inculture de cet Allan. Il se trouve à un endroit au mauvais moment et parvient toujours à redresser la situation en sa faveur , même si parfois les conditions sont un peu compliquées. En effet, nous ne faisons pas que vivre cette cavale , ce qui serait en soit un moment de pure folie douce.Non! Jonas Jonasson nous fait faire des allers retours entre cette période de Mai Juin 2005, son périple, et nous le fait connaitre depuis 1905, année de sa naissance, par plages de 5, 10 ou 20 ans .

Quel personnage cet Allan!! Je vous le disais , il est artificier et ça va bien lui servir.C’est ainsi qu’il cotoiera le temps souvent d’un repas ou d’un coup à boire, de grands noms de l’Histoire tels que Truman, Staline, Mao Tsé Tung, Franco ,le Général De Gaulle , le Shah d’Iran , Churchill, Nixon,   j’en passe et pas forcément dans l’ordre . Tous rencontrés au moment des événements tels que les recherches des Américains sur le nucléaire ,le Communisme et ses goulags, la guerre entre la Corée du Nord et celle du Sud,la révolution chinoise,la guerre civile en Espagne, Mai 68.

Grand éclat de rire quand il propose le secret de la bombe atomique aux Américains puis au Russes, quand il est responsable de l’incendie(faux après recherche)  de Vladivostok etc…

Et c’est aussi en cela que cette farce gigantesque prend de la puissance car Jonas Jonasson se sert de tous ces événements pour faire, mine de rien , une critique de la politique de l’époque, prend des positions, sur le racisme par exemple.

-Je ne sais pas s’il s’appelle Ibrahim ou Mohammed, parce que le journal le désigne toujours comme « le vendeur de hots dogs ambulant », comme si on n’était pas capable de deviner que c’est un Turc ou un Arabe ou un musulman ou un truc dans ce genre. ça ne peut pas être Suédois en tout cas, un Suédois ne vend pas des saucisses dans la rue.Surtout pas dans une ville comme Akers Styckebruck.Ce genre d’affaire ne peut être rentable que pour un étranger qui ne paye pas d’impôts.

– Eh bien , dit Aronsson (le policier chargé de l’affaire) , vous n’y allez pas de main morte.Mais je me permets juste de péciser qu’on peut être turc et musulman, ou arabe et musulman, c’est tout à fait compatible.

-Ah bon, il turc et musulman? C’est pire! Alors , qu’est ce que vous attendez pour le coincer? Lui et tous les membres de sa famille! Ils doivent être une centaine, à toucher des allocations familiales et le chômage et tout ça! 

Je suis admirative devant ce gigantesque travail d’écrivain fait de recherches puis d’écriture pour que tout s’emboite parfaitement comme des poupées russes , chaque passage étant exploité à fond , donnant ainsi une réelle profondeur à la trame du roman.Le style parlé peut peut être rebuter de prime abord car semble trop simple, pas assez littéraire et pourtant…Lisez cela: « Allan Karlsson resta un petit moment indécis, planté au milieu de la plate-bande de pensées qui courait tout le long de la maison de retraite » .Alors comment ne pas adhérer également au style parlé ? Il est aussi simple qu’Allan est candide mais diablement intelligent. Les petites phrases « formules » font mouche et déclenchent le rire.

Allan trouvait incompréhensible que les gens aient envie de se tuer au XVIIème siècle. S’ils avaient patientés un peu, ils seraient morts de toute manière

Si je devais faire ma ronchon , je dirais que Jonas Jonasson aurait peut être pu raccourcir certains chapitres car de temps à autre la lassitude m’a gagnée mais jamais empêchée d’aller au bout de cette incroyable aventure d’un centenaire, preuve de la qualité litteraire de cet auteur Suédois dont c’était le premier roman.  

 

                        

C’est reparti!! Pour ce bachot du dimanche ,Anne Lise nous convie à nous pencher sur la lettre  I et à trouver 5 mots commençant par l’ Initiale I dans chaque catégorie suivante:

 

Prénom : Irma/Ivan/Inna/Iliona/Imbert

 

Fleur       :Iris/Immortelle/Impatiences/Ixia Flexuosa/Ipomée

 

Verbe      :Idéaliser/Intimider/Interdire/Ignorer/Ingénier

 

Objet      :Icône/Ikebana/Immeuble/Ile flottante/Image

 

Adjectif    :Idéal/Imberbe/Impatient/idyllique/Importante

 

Métier      :Infirmière/Institutrice/Ingénieur/Illustrateur/Interprête

 

Pays         :Ile Maurice/Inde/Islande/Iran/Indonésie

 

 

puis faire un texte sur les grands mères dont c’est la Fête aujourd’hui.Moment un peu difficile car il me faut évoquer ma grand mère,disparue il y a 8 ans mais dont je n’ai pas encore fait complètement le deuil.

 

 

                                              

 

                                                   

 

Je me souviens..difficile exercice que celui là.Je me souviens d’abord d’un rire.Oui,d’un rire délicat comme des perles et qui vocalisait,cristallin. Bouche finement ourlée. Au dessus ,un nez assez proéminent ,legs de plusieurs générations, et un peu plus haut, un regard.Un regard, plutôt que des yeux, bleu scintillant.Bien sûr que ça existe puisque c’était celui de ma grand mère! Quand elle riait, son regard scintillait de mille lucioles.Il lui illuminait le visage,provoquant invariablement une bouffée de joie chez tous ceux qui étaient auprès d’elle.

 

L’humour ne lui manquait pas,l’autodérision  non plus.Allez, ma mémoire, cherche encore ,ne fais pas l’Idiote.Ils sont là qui te lisent et veulent mieux la connaitre ,cette mémé qui a fait ton enfance.

 

Elle aurait voulu s’appeler Irma ou encore Iliona ,mais son prénom était de son époque:Yvonne.

 

Née trois ans avant la 1ère guerre Mondiale,elle a vu son papa partir…Elle en gardait encore le souvenir,elle, accrochée de toute la force de ses petites mains pour empêcher le départ…Il fut un des premiers à être déchiqueté par une bombe allemande ,sa femme ne reçut qu’une lettre de lui.

 

 

18 ans:une photo la montre en robe de mariée,assise, avec mon(futur) grand père debout à ses côtés,des Iris en guise de bouquet.Pas de voyage de noces aux Iles Maurice.Pas asssez d’argent pour cela et l’idée ne leur est même sûrement pas venue.

 

Un emploi dans une fabrique de parapluies qu’elle quitte quand ma maman vient au monde,6 ans plus tard.Femme à la maison sans envie de métier reconnu,infirmière (c’était pour les femmes perdues ) ou institutrice par exemple .Non. Maman au foyer.

 

44 ans : veuve,elle fait des ménages chez des particuliers.

 

50 ans : Grand -mère.De moi.

 

Encore un effort ,concentre toi.Raconte encore ..

 

Je l’avais appelée « ma mémé Tité« .Pourquoi? Elle  habitait dans des Immeubles des Cités St Jean ,des HLM.Cités.. »Tité » pour mon jeune cerveau.

 

J’aime la tombée de la nuit car grâce à elle ce moment est empli de douceur.Alors que je ne savais pas encore lire,je lui apportais un livre et je la suppliais: »Alleeeez,s’il te plaiit ,lis moi une histoire » « ah non!! pas encore mon ami Futé » disait elle rieuse,d’une voix faussement mécontente…Je m’installais à coté d’elle ,tout contre, et elle racontait…Puis, doucement, elle me mettait la tête sur ses genoux où je m’endormais,apaisée.

 

Plus tard,dès que le premier jour de vacances ,je faisais ma valise et hop! un coup de voiture et je m’installais chez elle.Rires et tendresse.Elle aimait me faire à manger et jamais un ragoût de mouton n’aura la saveur du sien.Les iles flottantes,les gâteaux de riz ,vous savez avec un peu de caramel sur le dessus ,personne ne réussira à les faire avec ce goût si particulier qui était sa « patte ».

 

Grâce à elle sans doute, les feux d’artifice sont restés magiques.Le soir du 14 Juillet ,elle s’habillait bien,se chaussait .Bruit des talons sur l’asphalte,de son trottinement encore dans mon souvenir.Et main dans la main,puis bras dessus bras dessous,nous « montions sur le champ »,comprenez le champ de Mars,nom de la place principale de ma petite ville natale.

 

Bruits de la fête foraine,senteurs des barbes à papa et quand la nuit se faisait sombre,le monde semblait ralentir,regroupé dans une attente commune que délivreraient les premiers pziiiiz ,piiiizzz et baaam!!

Le nez en l’air,moi aggripée à son bras,nous regardions avec un émerveillement renouvelé chaque année ces jeux de lumière.Et puis ensuite nous redescendions rapidement en comparant, avec de la gaieté dans la voix et dans le coeur, celui qui venait de passer avec celui de l’année d’avant.

 

Coquette elle était .Jusqu’au bout elle voulut s’occuper de ses cheveux qu’elle avait très beaux et fournis.Une masse grisonnante ,pas tout à fait blanche. Elle aimait aussi s’habiller et se chausser, se parfumer.

 

Il y avait une complicité très grande entre nous qui faisait dire à ma mère: « Oh toi! Tu peux lui faire faire ce que tu veux! Dis lui d’aller ..chez le médecin par exemple,moi,elle ne m’écoutera pas. » Et c’était vrai.

 

Enorme geste d’amour vis à vis de ma mère: accepter, à 87 ans, de laisser toute sa vie,ses repères,ses amis derrière elle et de venir s’installer à Reims de façon à ce que ma mère ne doive pas attendre son décès pour me rejoindre.

 

Jamais une plainte,jamais un regret du moins soupiré.Contente de tout,solitaire mais ne s’en plaignant pas.Le plus longtemps active jusqu’à ce que la vieillesse la rattrape et oblige ce petit bout de femme à rester de plus en plus dans son fauteuil.

 

Elle allait avoir 93 ans le 11  Mars quand un 24 Janvier la Grande Faucheuse vint faire son sale boulot.