Je renoue avec les masse critique avec ce second roman de l’écrivaine suédoise Ninni Schulman. Son premier roman  » la fille qui avait de la neige dans les cheveux » mettait en scène une journaliste Magdalena Hansson qu’on retrouve ici dans une petite ville de province ,Hagfors, près de Stockholm.

garçon Point n’est besoin d’avoir lu le 1er roman pour pouvoir suivre les évènements relatés dans ce thriller (Mais les allusions sont si bien faites que je n’ai pas pu m’empêcher de me le procurer….On ne se refait pas…) 

Une maison est incendiée ,une femme périt dans les flammes. Evidemment la police, Petra Wilander, Christer, Folke etc…enquêtent et n’ont guère de pistes quand un second incendie tue un couple de boulangers. Magdalena , qui s’ennuie dans son petit journal de province, commence sa propre enquête. Bientôt une troisième maison est ravagée par les flammes et tue cette fois une conseillère municipale. 

On assiste à une enquête un peu sur le fil,personne ne comprenant la logique du pyromane, les liens qui peuvent unir les victimes si ce n’est une lettre qu’ elles ont toutes reçues : »Tu ne l’entends pas quand j’arrête de pleurer » 

Voilà dans les grosses lignes la trame de ce roman. Je ne peux pas dire qu’il m’ait déplu mais il m’a manqué le petit plus qui fait la différence. Tout d’abord, j’ai été perdue dans les prénoms et  noms suédois, les lieux.(C’est pour ça que je n’aime pas trop les auteurs scandinaves)  Le temps que je comprenne qui est qui et où , je perdais le fil de l’histoire.Bon,petit à petit je m’y suis faite..

C’est un thriller,oui,mais la progression de l’enquête ne m’a pas passionnée, celle que mène Magdalena non plus, peut être parce qu’elle est en fait bien plus obnubilée par sa situation personnelle que par son travail. Quoi qu’on en dise , la présence de ce personnage récurrent n’est pas la ligne conductrice de ce thriller qui m’a semblé un peu mou. Si l’identité du coupable est une surprise, le mobile est banal. Les personnages, même les plus secondaires, ont tous une histoire et une personnalité bien décrites,c’est ce qui m’a le plus intéressée dans cette lecture.Mais voilà…L’étincelle n’a pas eu lieu.  😆

Merci à la maison d’Edition SEUIL pour l’envoi de ce roman.

 

 

 

 

 

Oui, je sais, je ne suis pas très présente sur les blogs (dont le mien) ces temps ci.La faute en est à la reprise du travail. La maison se termine petit à petit et les enfants envahissent ce nouvel home. J’ai beaucoup lu mais pas eu envie de me colleter avec les chroniques, j’ai pris aussi un peu de recul…Mais la parution de ce 4eme opus de l’auteur scandinave J.Adler Olsen m’a tirée de ma torpeur.

dossier

On retrouve avec plaisir la fine équipe un peu barge du Département V, Carl Mørck à sa tête, son bras droit Assad, toujours aussi mystérieux et Rose , l’ opiniâtre secrétaire. Une grippe sévère mâtinée de gastro décime le commissariat , atteignant Assad et Rose de plein fouet mais ne les empêchant nullement de faire travailler leur matière grise.

Tout commence en 1985 et nous assistons à une scène qui déterminera toute l’intrigue. Après ces quelques pages nous alternerons entre 1987 et 2010. Le département V a pour mission de clore définitivement des enquêtes passées, des « cold cases » et c’est Rose qui s’intéresse à une disparition, celle de Rita Nielsen, qui eut lieu en 1987.De fil en aiguille , d’autres disparitions la même année, et surtout la même semaine,feront se pencher l’équipe sur un parti nommé » Rene Linier » avec , à sa tête Curt Ward, qui prône « la race pure » Danoise. Pour parvenir à ses fins, Curt Ward, et son père avant lui, tous deux médecins, n’hésite pas à faire enfermer des femmes enceintes sur l’île de Sprogø ,250px-Sprogø (1) les avorte et enfin les stérilise.(Sur cette petite île , de 1922 à 1961 , un centre de regroupement de jeunes filles enceintes non mariées ou dérogeant à une certaine moralité,considérées comme folles ou débiles, a été ouvert.)

L’intrigue policière n’en est pas vraiment une dans la mesure où, avec cette alternance de 1987 et de 2010, nous savons qui est responsable de ces disparitions et pourquoi. Nous avons donc toujours un coup d’avance par rapport à l’équipe du département V . L’essentiel est de savoir comment les fils noués de manière inextricable vont être dénoués, le suspense est lent à se mettre en place mais ouf!! enfin nous y sommes et là, nous sommes embarqués à pleine vitesse pour un final plein d’émotion et de surprise, car il y en a une et de taille!! 

Le propos de ce livre, policier certes pour rendre plus attrayant le sujet, est de démontrer le danger que représente l’Extreme droite au Danemark. Jussi Adler Olsen avec son habileté coutumière , nous brode à petits points  un canevas qui fait apparaître petit à petit toutes les ignominies de certaines personnes , élues démocratiquement,leurs idées et la manière de les mettre en pratique.L’auteur continue ses dénonciations des politiques de son pays et ,dans ce roman, lance un cri d’alarme. Comment ne pas faire un parallèle avec notre propre montée du FN?

Pour aller plus avant

http://www.presseurop.eu/fr/content/article/253201-la-recette-danoise-gouverner-sans-s-exposer

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/03/14/au-danemark-l-extreme-droite-s-enracine-dans-le-paysage-politique_1847814_3214.html

http://www.lactualite.com/actualites/monde/danemark-la-tentation-de-lextreme-droite/

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/03/14/au-danemark-l-extreme-droite-s-enracine-dans-le-paysage-politique_1847814_3214.html

 

 Jussi Adler Olsen, un nom d’auteur de roman policier à connaitre.Une fois que vous aurez lu un de ses livres, vous chercherez un romancier à la hauteur de celui là.Pas si facile! En France, il y en a quelques uns Franck Thilliez , Pierre Lemaitre pour ne pas les nommer.

Ses deux précédents romans, Miséricorde  et Profanation m’avaient plus que séduite. Et c’est donc  avec un énorme plaisir que j’ai accepté la masse critique de Babelio ,en partenariat avec Albin Michel que je remercie, pour la 3ème enquête du Département V. 

Deux histoires policières se développent en même temps, l’une suivie par les collègues de l’inspecteur Mørck mais avec l’aide ponctuelle de celui ci et d’Assad , enquête sur des incendies criminels où on retrouve systématiquement un cadavre et l’autre, celle qui nous intéresse plus puisqu’elle est vraiment du ressort de ce département,une histoire de bouteille de verre jetée à la mer avec un message dedans.

En fait, cette bouteille a été découverte depuis longtemps , ramassée dans les filets d’un pêcheur, mais le policier qui voulait s’en occuper s’est fait tuer dans l’exercice de ses fonctions.La bouteille est restée là, au soleil, des années jusqu’à ce qu’un concours de circonstances l’amène, cassée mais avec son message , sur le bureau de l’inspecteur Mørck . Au départ , peu emballé par cette nouvelle affaire, il change d’avis grâce à Assad quand, le message à moitié effacé par l’eau, le soleil et la condensation s’avère être un SOS écrit avec du sang humain. Grâce à l’opiniatreté de Rose , ils parviennent à déchiffrer quelques mots, en devinent d’autres mais pas tous hélas. Les résultats d’ADN reviennent , c’est une histoire qui remonte à 10 ans , une histoire d’enlèvement d’enfants. Chose bizarre, aucune plainte n’a été déposée. 

Et c’est un début de course contre la montre car si les victimes de cet enlèvement ne sont surement pas en vie à l’heure actuelle, en progressant dans l’enquête, ils vont comprendre que ce n’était ni le premier ni le dernier.

Qu’est ce qui fait qu’un thriller est bon, meilleur que les autres? Une intrigue bien ficelée de bout en bout, les personnages décrits avec minutie. Avec Jussi Adler Olsen, pour la première raison, pas de doutes, vous avez une histoire construite savamment, qui prend ses racines dans la société Danoise que veut égratigner au passage l’auteur. Pays de technocrates, (l’enquête sur la recherche éventuelle d’amiante est assez savoureuse),pays où les Sectes pullulent sans que le gouvernement y mette le hola.

Les personnages , quant à eux , sont fouillés psychologiquement, que ce soit le bourreau et ses victimes, l’inspecteur Mørck et ses acolytes.Nous avançons dans la connaissance d’Assad, encore plus complexe qu’il n’y parait, mystérieux,pas celui que pensait Mørck. Mais qu’en est il exactement? 

Et Rose? La fantasque Rose? Dans cet opus elle a décidé qu’elle serait mieux chez elle mais pour ne pas perturber la bonne marche du service, elle propose que sa soeur jumelle Yrsa vienne les aider. L’inspecteur Mørck n’a pas vraiment son mot à dire quand Rose à décidé quelque chose et quand il fait la connaissance de cette femme dont il ignorait l’existence, il se dit que l’une vaut l’autre point de vue look, autorité,pour ne pas dire autoritarisme, fantaisie frisant le pathologique…Mais elle est d’un très grand secours tant elle se plonge dans l’enquête , tout comme Rose l’aurait fait.Il fait contre mauvaise fortune bon coeur jusqu’à ce que Rose réapparaisse, à la fin du livre.

Quant à Mørck lui même, il est délicieux au prise avec sa psychologue ( toujours à propos de ce qui a coûté la vie à un de ses collègues et rendu invalide un autre ,un ami , qu’il héberge chez lui pour ne pas le laisser à l’hôpital ) qui outrepasse quelque peu ses fonctions de thérapeute en commençant une liaison avec lui…Pour ne pas faire de fautes de déontologie, elle lui présente un confrère qui le prendra en charge, au grand déplaisir de Mørck

Nous sentons que Jussi Adler Olsen  a encore bien des surprises en réserve, qu’il nous bâtit des histoires dans l’histoire. 

Je ne peux dire qu’une seule chose, si vous ne connaissez pas, rejoignez cette équipe incroyable mais complémentaire .Des éclats de rire viendront soulager la tension ambiante , petit plus non négligeable.

Alors….à quand le quatrième? 

 

livre Pour la  de BABELIO je devais lire , en collaboration avec les éditions Albin Michel que je remercie ,ce thriller.Comme j’ai horreur de commencer par le deuxième tome, j’ai évidemment lu le premier qui se trouve LA .

Je ne vais pas faire durer le suspense, c’est encore avec un très grand plaisir que j’ai suivi les aventures du tandem impossible de l’inspecteur Carl Mørck et de son assistant intelligent et malin,le mystérieux syrien Assad.Cette fois on leur adjoint une secrétaire, Rose Knudsen, qui va apporter encore plus de fantaisie à cette petite équipe, ce qui n’est pas peu dire.

Le département V a été créé pour réouvrir les histoires classées.Un dossier arrive mystérieusement sur le bueau de notre inspecteur favori,toujours aussi bougon et incapable d’accepter la moindre hiérarchie.Cette fois, il se penche avec son comparse sur l’assassinat de deux adolescents quelques 20 ans auparavant.A l’époque, une bande de jeunes nantis avaient été soupçonnés mais les aveux de l’un d’entre eux, le moins riche, avaient fait abandonner l’enquête.

Des années plus tard,nous retrouvons ces jeunes devenus de riches hommes d’affaire.Ils ont une passion commune, la chasse.Une chasse particulière puisqu’elle concerne du gibier peu habituel.

Mais les chasseurs deviennent à leur tour chassés.Par qui? Par une femme , une des leurs, mais qui a été terriblement marquée par ce qu’elle a vécu avec eux pendant son adolescence.Une jeune femme à la limite de la folie , ayant rejeté son ancienne vie, une SDF malgré son argent, qui se lance dans une sorte de vendetta sans pitié pour expier.Et malgré ce qu’elle a fait ou ce qu’elle fera,Jussi Adler Olsen nous la rend sympathique tant sa description psychologique est minutieuse.

Elle n’est pas sans rappeler Alex de Pierre Lemaitre ICI, si je peux faire ce rapprochement.

La grande force de cet auteur est de faire une critique sans complaisance de la société Danoise à travers des personnages bien dessinés.Profanation a peut être une ambiance  moins lourde que Miséricorde mais Jussi Adler Olsen joue avec nos nerfs (j’avoue m’être demandé quelle était cette chasse particulière , imaginant bien plus encore que la réalité..les descriptions des atrocités commises interpellent) ,le suspense bien mené monte crescendo , notre curiosité concernant Assad en éveil , curieux que nous sommes de comprendre qui il est réellement, des indices étant disséminés ici et là.Le personnage de Carl Mørck prend aussi de l’épaisseur et nous n’avons qu’une hâte: A quand la sortie du troisième tome? La série devrait en comporter dix. Avis aux amateurs! 

livrelivreNous sommes au Danemark.Dès les 1ères pages nous entrons dans le vif du sujet.On découvre une femme enfermée qui lutte pour sa survie « Avec le bout de ses doigts, elle gratta jusqu’au sang les murs lisses , elle frappa de ses poings fermés le verre épais des vitres jusqu’à ce qu’elle ne sente plus ses mains.Dis fois au moins elle avait retrouvé à tâtons la porte d’acier, inséré ses ongles dans la fente pour l’arracher, mais la porte avait un bord tranchant et restait inébranlable (….) Un jour ou l’autre elle sortirait de là. »

Et puis une date en tête de second  chapitre: 2007.Nous faisons la connaissance d’un flic désabusé, encore meurtri par le drame qui a secoué sa vie et sa carrière.Lors d’une arrestation, un de ses collègues a été tué , l’autre blessé et resté paralysé entièrement depuis.Personne ne sait plus à quoi employer Carl Mørck.

Ensuite il y a alternance entre les chapitres qui se passent à notre époque et ceux qui retracent les conditions d’existence de cette femme prisonnière depuis 5 ans.On comprend très vite que la femme brillante, en passe d’avoir un très bel avenir politique à la tête du parti démocrate, Merete Lynggaard, et celle qui croupit dans un endroit sordide ne font qu’une seule et même personne.

Retour en 2007. Le parti libéral Danois a décidé de créer un nouveau département criminel qui sera baptisé V , comme la lettre qui représente le parti (Venstre).Un budget lui sera alloué ,ce qui interesse fortement le chef de la police , charge aux policiers affectés à ce service de résoudre de vieilles affaires non élucidées: Cold case!!Carl Mørck sera à la tête , manière indirecte de le mettre au placard.Il aura un assistant/homme de ménage,un Syrien répondant au nom d’Hafez el Assad.

Autant Carl Mørck est content de cette voie de garage où il espère bien se la couler douce autant son homme à tout faire prend à coeur son travail et, sitôt la corvée du ménage faite, il compulse les dossiers apportés et pointe le doigt sur une disparition en mer,qu’on pense être un suicide: celle de Merete Lynggaard.Pour lui , ce n’est peut être pas aussi clair.

Et c’est ainsi que tout se met en place et que le roman prend son essor. Nous voyons comment l’enquête aurait dû être menée, nous assistons au pas à pas des enquêteurs,nous voyons l’intérêt de Carl se réveiller progressivement, nous assistons à un début de relation amico-professionnelle entre ses deux aussi différents l’un de l’autre.Et puis, cette question en suspend: Qui est reellement Hafez? Est il ce qu’il prétend être, un réfugié politique?


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Parrallèlement nous continuons à suivre à rebours la captivité de Merete, les moments qui ont précédé son enlèvement,nous voyons tous les efforts fournis pour ne pas sombrer dans la folie, nous essayons de trouver qui sont ses bourreaux et leur but,nous vivons les tourments qui sont infligés mais jamais de gore.

C’est un des aspects que j’ai apprécié: pas de sang (ou vraiment tres peu) tout est dans le psychologique.Cette alternance de passé/ présent pour peu à peu se fondre en une seule année permet un suspense intense sans grand effet d’images difficilement soutenables.Le mécanisme de course contre la montre/mort est enclenché et transforme ce policier tranquille en thriller très efficace.Les pages se tournent de plus en plus fébrilement ….

Les personnages sont extrêmement attachants,le tandem des policiers se forme et nous savons déjà que nous les retrouverons sur d’autres enquêtes, Merete et sa force de caractère nous est précieuse d’autant plus qu’elle doit absolument résister si elle veut revoir son frère handicapé depuis l’accident qui les a rendus orphelins 20 ans auparavant et dont elle a la charge.L’amitié entre Carl Mørck et son ancien collègue Hardy qui git sur son lit d’hôpital avec tous les problemes soulevés par sa paralysie.

Au final un début de série très réussi, surtout pour moi qui ai beaucoup de difficultés avec les Nordiques.Mais ici on sent une influence des romans Américains dans la nervosité de l’écriture mais avec la patte scandinave, une critique sous jacente du système politico-mediatique danois.

Un sans faute qui appelle à la découverte des prochaines affaires de ce tandem sympathique .

 

Livre  J’ai  découvert Anne Holt grâce au magasine LIRE

Voici ce qu’il disait à son propos:

« Née en 1958 en Norvège, elle a été ministre de la Justice au Danemark. Mais aussi procureur, avocate, journaliste-présentatrice de télévision et auteur de séries policières pour la télévision norvégienne. Lesbienne, mère d’une fillette de 4 ans, Anne Holt est une militante des droits homosexuels et plaide pour obtenir de nouvelles lois moins restrictives. Car elle est une star du Nord, une vraie légende et un auteur de best-sellers dans tous les pays scandinaves. »

Ce n’est pas avec son dernier livre « Erreur judiciare » que j’ ai commencé ma découverte(la mediathèque ne l’a pas encore…?.) mais avec » Bienheureux ceux qui ont soif » une enquête d’un autre policier,l’inspecteur Hanne Wilhelmsen  et de
 Hakon Sand,procureur.Ce sont deux personnages attachants car chacun d’eux trainent une certaine mélancolie quand ce n’est pas un secret…En effet Hanne Wilhelmsen  vit en couple avec une autre femme depuis 15 ans et personne ne le sait…


La chaleur qui sévit sur Oslo est une composante du roman.Si Anne Holt insiste sur cette condition météorologique c’est pour donner, à mon sens ,encore plus de lourdeur au récit.Tout est oppressant, les personnages anéantis par cette vague de chaleur qui les ralentit physiquement et psychologiquement dans leur enquête…D’ailleurs il est intéressant de constater que la fin du livre ,et donc le dénouement ,démarre en même temps que la pluie.
Les conditions de vie  des émigrés est abordée ,leur rapatriement aussi d’ailleurs,le nombre de crimes et délits qui monte en Norvege depuis quelques annees,la déficience de la justice,…Bref,Anne Holt ,au travers de ses romans, tente de décrire la société norvégienne.

Le rythme du roman est soutenu ,nous passons d’un personnage à un autre à chaque chapitre ce qui nous permet d’être dans l’esprit de chacun sans temps mort.La seule chose qui m’a un peu embêtée c’est que nous ne connaissons pas les causes de tous ces meurtres et viols…Rien ne sera dit à ce sujet….L’esprit cartésien qui nous anime a envie de savoir et nous devons rester sur notre faim!!! Dommage! 


En bref :
excellent livre bien écrit,à l’intrigue haletante,aux personnages attachants.A lire si vous ne connaissez pas!

livrelivre Deuxième opus des aventures du profiler Tony Hill et de l’inspecteur chef Carol Jordan.Là Tony Hill met sur pied une cellule spéciale de profilage avec de jeunes   policiers encore inexperimentes en la matiere..Et pour leur faire faire leur gamme il leur demande comme exercice d’etudier un dossier de jeunes adolescentes disparues ..L’une de ses stagiaires   établit le portrait d’un éventuel serial killer et n’a plus qu’une idee en tete :prouver ses soupçons….
Carol Jordan ,elle,intègre de nouvelles fonctions et essaye tant bien que mal d’asseoir son autorite sur ses hommes …une enquête la conduit sur la piste d’un pyromane…
Elle fait appel à Tony pour l’aider à etablir le profil de cet homme et du coup se trouve melee à l’autre affaire…

J’ai bien aimé également ce 2ème volet (le 1er étant le chant des sirenes) même si j’ai trouvé certaines longueurs  du fait peut etre de cet emmêlement des 2 affaires..Le but n’est pas de trouver qui est ce serial killer,on le sait dès les 1eres pages ,mais de savoir comment s’y prendre pour le confondre…Une   centaine de pages vers la fin l’action s’accelere …mais…tout reste ouvert…Val Macdermid laisse au lecteur le soin d’imaginer une fin comme il le souhaite…Un bien ,un mal? Ca m’a laissee  perplexe …je me suis demande si elle se reservait le droit d’une suite…Apparemment ,non…En tout cas l’imagination a droit de cité mais c’est un peu destabilisant.,surtout dans ce genre de livre

LivreTrès grand moment de lecture!Style intéressant,histoire dense sans aucun temps morts! Vous êtes perpétuellement ballotes d’un indice à un autre qui se  contredisent et du coup vous ne parvenez pas à vous faire une idée….le détective est sec!!! lol
Vous entrez dans la peau du tueur parce que vous avez accès à une sorte de journal intime dans lequel il expose ses théories,ses fantasmes,leur réalisation…Ce qui fait froid dans le dos
Vous entrez dans la peau du psychologue -profiler qui essaye d’entrer dans celle du tueur(vous me suivez???) et vous avez des réflexions qui s’en dégagent…après tout,où est la différence entre les 2? Qu’est ce qui fait que le profiler est du cote du « bien »??? ça aussi ça fait froid dans le dos…la barrière bien -mal est ténue …il ne faut pas grand chose pour aller d’un cote ou de l’autre…
Il y a aussi les propres problèmes psychologiques du profiler qui ont quelque part un lien avec le tueur et qui lui donnent des difficultés à concevoir,à oser des relations suivies   avec quelqu’un…
Il y a aussi une sorte d’hommage à la police qui se démène pour arrêter le coupable..
Tout est lié,les problèmes lies à l’homosexualité sont posés et bien d’autres que je vous laisse découvrir!!!
ma PAL (Pile A Lire) s’allonge car Val McDermid a écrit pas mal de livres (dont quelques uns avec ces personnages là ) ….Et ma CB va crier car ils n’en ont aucun à la médiathèque!!!!! je   vais quand même leur soumettre ce nom…