Ce n’est pas original , je sais, d’évoquer cette époque aujourd’hui mais je dois vieillir et je repense à mon arrière grand père dont j’ai déjà parlé , à ma maman qui , les dernières années de sa vie, se focalisait sur cette période.

Je serai brève et je vous invite,en mémoire de ceux qui sont tombés « là bas » , à lire ou à relire CRIS cris de Laurent Gaudé et à écouter ce magnifique poème de Guillaume Apollinaire. 

 

[youtube]http://youtu.be/lCV20kBXedA[/youtube]

 

Ce sera coup double encore une fois cette semaine .Je pourrai honorer mon rendez vous du jeudi chez chromo-oiseau-couronnc3a9-ana-rosa1 logo asphodele poesie jeudi et participer au Friedrich_2bisbisbis

Théophile  Gautier a écrit un recueil de poésie appelé « La comédie de la mort » en 1838 .Six des poèmes ont été mis en musique par Hector Berlioz et publiés en 1841 sous le nom des « Nuits d’été » . 

D’abord composées avec piano pour ténor ou mezzo soprano, les mélodies furent orchestrées par le compositeur en 1856.

Le spectre de la rose, deuxième mélodie du cycle a la particularité d’employer une harpe pour évoquer » le léger parfum » (Ecoutez à partir de 4 mns 16 jusqu’à « paradis » , c’est fugace mais tellement délicat!)   Un ballet portant le même nom fut créé par Michel Fokine, chorégraphe et danseur Russe en 1911, sur la musique de l’invitation à la valse de Weber, orchestrée par Berlioz

 

 

14 Juillet 2013 (1) Le spectre de la rose

Soulève ta paupière close
Qu’effleure un songe virginal ;
Je suis le spectre d’une rose
Que tu portais hier au bal.
Tu me pris encore emperlée
Des pleurs d’argent de l’arrosoir,
Et parmi la fête étoilée
Tu me promenas tout le soir.

Ô toi qui de ma mort fus cause,
Sans que tu puisses le chasser
Toute la nuit mon spectre rose
A ton chevet viendra danser.
Mais ne crains rien, je ne réclame
Ni messe, ni De Profundis ;
Ce léger parfum est mon âme
Et j’arrive du paradis.

Mon destin fut digne d’envie :
Pour avoir un trépas si beau,
Plus d’un aurait donné sa vie,
Car j’ai ta gorge pour tombeau,
Et sur l’albâtre où je repose
Un poète avec un baiser
Ecrivit : Ci-gît une rose
Que tous les rois vont jalouser

 

J’ai cherché une interprétation de ce splendide poème et malgré mes recherches, seule Régine Crespin a , pour moi, le phrasé, l’articulation et le timbre nécessaires à restituer cette ambiance si particulière, servie de manière, ô combien, extraordinaire par Berlioz. Je constate d’ailleurs que le temps fait des ravages et le son de cette vidéo n’est pas excellent.  😥

[youtube]http://youtu.be/9RAorFJ6y4g[/youtube] 

Chez les hommes, José Van Dam  est à mon goût est un interprète formidable. Tout est à écouter mais si vous n’avez pas la patience, aller à 2 mns 08 

[youtube]http://youtu.be/6b4ccLMKUcQ[/youtube]

Fifi1R

Et maintenant place à la danse 

[youtube]http://youtu.be/DBm8Kcr9FrQ[/youtube]

 

Notre filleule nous a fait ce beau cadeau, tout en finesse….Pas besoin de connaitre l’Anglais pour comprendre, il suffit se regarder avec son coeur…Je suis le lapin et mon Baloo est ..l’ours!! What else?  😆

 

[youtube]http://youtu.be/XqWig2WARb0[/youtube] 

Un peu de rire en ces temps de grisaille même si à partir de vendredi il ne pleuvra plus… 😉 et  il devrait même faire de plus en plus beau…Chouette! Mon déménagement se fera sous le soleil !! 

Pour faire sortir le loup, le lion enfin Leoned quoi, de sa tanière , un petit sketch d’un humoriste que j’aime bien (et ils sont rares..) 

[youtube]http://youtu.be/iqUQMgX_e7M[/youtube]

 

 

[youtube]http://youtu.be/G4JD0Us4okM[/youtube]

Un peu de rire en ces temps de grisaille même si à partir de vendredi il ne pleuvra plus… 😉 et  il devrait même faire de plus en plus beau…Chouette! Mon déménagement se fera sous le soleil !! 

Pour faire sortir le loup, le lion enfin Leoned quoi, de sa tanière , un petit sketch d’un humoriste que j’aime bien (et ils sont rares..) 

[youtube]http://youtu.be/iqUQMgX_e7M[/youtube]

 

 

[youtube]http://youtu.be/G4JD0Us4okM[/youtube]

Rappelez vous ! Je vous avais parlé de ce chanteur sorti de nulle part , pas du tout à la mode,ni par son allure ni par sa voix et encore moins par son répertoire, repéré dans « The Voice » 

Le voilà dans un clip qui accompagne la sortie de son 1er album  

 

 

[youtube width= »640″ height= »480″]http://youtu.be/aQkp988B25k[/youtube]

 

Je dirai seulement qu’il faudrait qu’il apprenne à chanter pour consolider tous les » passages « vocaux  et assurer son medium et son grave qui sont de très belles qualités. Il a un univers bien à lui mais The Voice ne l’a pas fait évoluer ,tenter d’autres répertoires .Dommage pour ceux qui voudraient l’entendre autrement, bien  pour ceux qui ne veulent pas se trouver par hasard sur le parvis d’une cathédrale et sont donc ravis de la sortie de cet album 

Pour ceux qui ne savent pas à quoi je fais allusion avec mon titre , je vous invite à aller écouter LA et ce n’est pas Leoned qui me contredira 

Ce soir….

[youtube]http://youtu.be/gSok5-gzUVk[/youtube]

 

Demain 

[youtube]http://youtu.be/qmuUuCMhnto[/youtube]

 

Entre temps? Ce sera au gré du vent,le nez en l’air posture grotesque mais à Paris c’est comme ça que des découvertes peuvent être faites…

3 ,et non pas 4 jours, à Paris

                                                        

 Ce livre a déjé été extrêmement chroniqué sur les blogs.Jusque là, je n’étais guère tentée mais ma fille me l’a offert pour mon anniversaire.Qu’elle en soit bénie!! 

Il y a bien longtemps que je n’ai lu un tel roman où la Fantaisie règne au plus haut point. Il ne faut pas être trop cartésien pour entrer dans cet ouvrage car passées les toutes premières pages le délire commence.

Allan Karlsson, Suédois, va ce jour avoir 100 ans.Une grande Fête se prépare pour lui dans la maison de retraite qu’il habite.Oui mais, lui, n’a pas envie de toutes ces festivités.Surtout quand l’infirmière lui interdit de boire (et on verra qu’Allan est plutot amateur de bonnes bouteilles), qu’il est en compagnie de vieux qui ne savent plus trop ce qu’ils disent.

Alors il prend la poudre d’escampette.Et l’expression prend ici tout son sens car figurez vous que dans son jeune temps, il était artificier! Le voilà parti en charentaises, au hasard.Il finit par débarquer dans une gare où là , un jeune un peu particulier , lui confie une énorme valise bien lourde, le temps pour lui d’aller là où lui et sa valise ne peuvent entrer à deux

[Le jeune homme ] finit tout de même pr bifurquer vers la porte d’à côté , où il rencontra un nouveau problème.Visiblement , il n’avait aucune envie de séparer de sa grosse valise grise montée sur roulettes, et les WC étaient trop exigus pour les accueillir tous les deux. Allan se dit que le jeune homme n’avait que deux options : laisser la valise dehors ou bien la faire entrer et rester lui-même à l’extérieur.

Le bus d’Allan étant arrivé, celui ci décide de ne pas le rater et, par souci de bien faire, de ne pas abandonner la valise qu’il embarque avec lui…Et c’est le début d’uns sorte de road movie que pour ma part je préfère appeler périple routier, en bonne Française que je suis et puis le terme n’est pas tout à fait approprié.

Je ne vais pas vous raconter toutes les péripéties , ce serait dévoiler trop de choses mais sachez que de fil en aiguille,les morts s’accumulent , la police est sur les dents ,croyant au départ que le « vieux » avait fugué, puis avait été pris en otage puis était responsable de deux, voire trois meurtres..

Mais que peut bien contenir cette valise? Allan est poursuivi par des « méchants » afin de la récupérer, entre temps il fait la connaissance de personnages pour le moins particuliers(dont un animal inattendu mais qui se révèlera important à un moment de notre histoire) et qui vont finir par constituer autour d’Allan une petite bande qu’on ne peut trouver que sympathique.

Nous ne pouvons que rire devant la naiveté,la candeur, le je – m’en foutisme, l’inculture de cet Allan. Il se trouve à un endroit au mauvais moment et parvient toujours à redresser la situation en sa faveur , même si parfois les conditions sont un peu compliquées. En effet, nous ne faisons pas que vivre cette cavale , ce qui serait en soit un moment de pure folie douce.Non! Jonas Jonasson nous fait faire des allers retours entre cette période de Mai Juin 2005, son périple, et nous le fait connaitre depuis 1905, année de sa naissance, par plages de 5, 10 ou 20 ans .

Quel personnage cet Allan!! Je vous le disais , il est artificier et ça va bien lui servir.C’est ainsi qu’il cotoiera le temps souvent d’un repas ou d’un coup à boire, de grands noms de l’Histoire tels que Truman, Staline, Mao Tsé Tung, Franco ,le Général De Gaulle , le Shah d’Iran , Churchill, Nixon,   j’en passe et pas forcément dans l’ordre . Tous rencontrés au moment des événements tels que les recherches des Américains sur le nucléaire ,le Communisme et ses goulags, la guerre entre la Corée du Nord et celle du Sud,la révolution chinoise,la guerre civile en Espagne, Mai 68.

Grand éclat de rire quand il propose le secret de la bombe atomique aux Américains puis au Russes, quand il est responsable de l’incendie(faux après recherche)  de Vladivostok etc…

Et c’est aussi en cela que cette farce gigantesque prend de la puissance car Jonas Jonasson se sert de tous ces événements pour faire, mine de rien , une critique de la politique de l’époque, prend des positions, sur le racisme par exemple.

-Je ne sais pas s’il s’appelle Ibrahim ou Mohammed, parce que le journal le désigne toujours comme « le vendeur de hots dogs ambulant », comme si on n’était pas capable de deviner que c’est un Turc ou un Arabe ou un musulman ou un truc dans ce genre. ça ne peut pas être Suédois en tout cas, un Suédois ne vend pas des saucisses dans la rue.Surtout pas dans une ville comme Akers Styckebruck.Ce genre d’affaire ne peut être rentable que pour un étranger qui ne paye pas d’impôts.

– Eh bien , dit Aronsson (le policier chargé de l’affaire) , vous n’y allez pas de main morte.Mais je me permets juste de péciser qu’on peut être turc et musulman, ou arabe et musulman, c’est tout à fait compatible.

-Ah bon, il turc et musulman? C’est pire! Alors , qu’est ce que vous attendez pour le coincer? Lui et tous les membres de sa famille! Ils doivent être une centaine, à toucher des allocations familiales et le chômage et tout ça! 

Je suis admirative devant ce gigantesque travail d’écrivain fait de recherches puis d’écriture pour que tout s’emboite parfaitement comme des poupées russes , chaque passage étant exploité à fond , donnant ainsi une réelle profondeur à la trame du roman.Le style parlé peut peut être rebuter de prime abord car semble trop simple, pas assez littéraire et pourtant…Lisez cela: « Allan Karlsson resta un petit moment indécis, planté au milieu de la plate-bande de pensées qui courait tout le long de la maison de retraite » .Alors comment ne pas adhérer également au style parlé ? Il est aussi simple qu’Allan est candide mais diablement intelligent. Les petites phrases « formules » font mouche et déclenchent le rire.

Allan trouvait incompréhensible que les gens aient envie de se tuer au XVIIème siècle. S’ils avaient patientés un peu, ils seraient morts de toute manière

Si je devais faire ma ronchon , je dirais que Jonas Jonasson aurait peut être pu raccourcir certains chapitres car de temps à autre la lassitude m’a gagnée mais jamais empêchée d’aller au bout de cette incroyable aventure d’un centenaire, preuve de la qualité litteraire de cet auteur Suédois dont c’était le premier roman.  

 

                        

                                                        

 Ce livre a déjé été extrêmement chroniqué sur les blogs.Jusque là, je n’étais guère tentée mais ma fille me l’a offert pour mon anniversaire.Qu’elle en soit bénie!! 

Il y a bien longtemps que je n’ai lu un tel roman où la Fantaisie règne au plus haut point. Il ne faut pas être trop cartésien pour entrer dans cet ouvrage car passées les toutes premières pages le délire commence.

Allan Karlsson, Suédois, va ce jour avoir 100 ans.Une grande Fête se prépare pour lui dans la maison de retraite qu’il habite.Oui mais, lui, n’a pas envie de toutes ces festivités.Surtout quand l’infirmière lui interdit de boire (et on verra qu’Allan est plutot amateur de bonnes bouteilles), qu’il est en compagnie de vieux qui ne savent plus trop ce qu’ils disent.

Alors il prend la poudre d’escampette.Et l’expression prend ici tout son sens car figurez vous que dans son jeune temps, il était artificier! Le voilà parti en charentaises, au hasard.Il finit par débarquer dans une gare où là , un jeune un peu particulier , lui confie une énorme valise bien lourde, le temps pour lui d’aller là où lui et sa valise ne peuvent entrer à deux

[Le jeune homme ] finit tout de même pr bifurquer vers la porte d’à côté , où il rencontra un nouveau problème.Visiblement , il n’avait aucune envie de séparer de sa grosse valise grise montée sur roulettes, et les WC étaient trop exigus pour les accueillir tous les deux. Allan se dit que le jeune homme n’avait que deux options : laisser la valise dehors ou bien la faire entrer et rester lui-même à l’extérieur.

Le bus d’Allan étant arrivé, celui ci décide de ne pas le rater et, par souci de bien faire, de ne pas abandonner la valise qu’il embarque avec lui…Et c’est le début d’uns sorte de road movie que pour ma part je préfère appeler périple routier, en bonne Française que je suis et puis le terme n’est pas tout à fait approprié.

Je ne vais pas vous raconter toutes les péripéties , ce serait dévoiler trop de choses mais sachez que de fil en aiguille,les morts s’accumulent , la police est sur les dents ,croyant au départ que le « vieux » avait fugué, puis avait été pris en otage puis était responsable de deux, voire trois meurtres..

Mais que peut bien contenir cette valise? Allan est poursuivi par des « méchants » afin de la récupérer, entre temps il fait la connaissance de personnages pour le moins particuliers(dont un animal inattendu mais qui se révèlera important à un moment de notre histoire) et qui vont finir par constituer autour d’Allan une petite bande qu’on ne peut trouver que sympathique.

Nous ne pouvons que rire devant la naiveté,la candeur, le je – m’en foutisme, l’inculture de cet Allan. Il se trouve à un endroit au mauvais moment et parvient toujours à redresser la situation en sa faveur , même si parfois les conditions sont un peu compliquées. En effet, nous ne faisons pas que vivre cette cavale , ce qui serait en soit un moment de pure folie douce.Non! Jonas Jonasson nous fait faire des allers retours entre cette période de Mai Juin 2005, son périple, et nous le fait connaitre depuis 1905, année de sa naissance, par plages de 5, 10 ou 20 ans .

Quel personnage cet Allan!! Je vous le disais , il est artificier et ça va bien lui servir.C’est ainsi qu’il cotoiera le temps souvent d’un repas ou d’un coup à boire, de grands noms de l’Histoire tels que Truman, Staline, Mao Tsé Tung, Franco ,le Général De Gaulle , le Shah d’Iran , Churchill, Nixon,   j’en passe et pas forcément dans l’ordre . Tous rencontrés au moment des événements tels que les recherches des Américains sur le nucléaire ,le Communisme et ses goulags, la guerre entre la Corée du Nord et celle du Sud,la révolution chinoise,la guerre civile en Espagne, Mai 68.

Grand éclat de rire quand il propose le secret de la bombe atomique aux Américains puis au Russes, quand il est responsable de l’incendie(faux après recherche)  de Vladivostok etc…

Et c’est aussi en cela que cette farce gigantesque prend de la puissance car Jonas Jonasson se sert de tous ces événements pour faire, mine de rien , une critique de la politique de l’époque, prend des positions, sur le racisme par exemple.

-Je ne sais pas s’il s’appelle Ibrahim ou Mohammed, parce que le journal le désigne toujours comme « le vendeur de hots dogs ambulant », comme si on n’était pas capable de deviner que c’est un Turc ou un Arabe ou un musulman ou un truc dans ce genre. ça ne peut pas être Suédois en tout cas, un Suédois ne vend pas des saucisses dans la rue.Surtout pas dans une ville comme Akers Styckebruck.Ce genre d’affaire ne peut être rentable que pour un étranger qui ne paye pas d’impôts.

– Eh bien , dit Aronsson (le policier chargé de l’affaire) , vous n’y allez pas de main morte.Mais je me permets juste de péciser qu’on peut être turc et musulman, ou arabe et musulman, c’est tout à fait compatible.

-Ah bon, il turc et musulman? C’est pire! Alors , qu’est ce que vous attendez pour le coincer? Lui et tous les membres de sa famille! Ils doivent être une centaine, à toucher des allocations familiales et le chômage et tout ça! 

Je suis admirative devant ce gigantesque travail d’écrivain fait de recherches puis d’écriture pour que tout s’emboite parfaitement comme des poupées russes , chaque passage étant exploité à fond , donnant ainsi une réelle profondeur à la trame du roman.Le style parlé peut peut être rebuter de prime abord car semble trop simple, pas assez littéraire et pourtant…Lisez cela: « Allan Karlsson resta un petit moment indécis, planté au milieu de la plate-bande de pensées qui courait tout le long de la maison de retraite » .Alors comment ne pas adhérer également au style parlé ? Il est aussi simple qu’Allan est candide mais diablement intelligent. Les petites phrases « formules » font mouche et déclenchent le rire.

Allan trouvait incompréhensible que les gens aient envie de se tuer au XVIIème siècle. S’ils avaient patientés un peu, ils seraient morts de toute manière

Si je devais faire ma ronchon , je dirais que Jonas Jonasson aurait peut être pu raccourcir certains chapitres car de temps à autre la lassitude m’a gagnée mais jamais empêchée d’aller au bout de cette incroyable aventure d’un centenaire, preuve de la qualité litteraire de cet auteur Suédois dont c’était le premier roman.  

 

                        

 C’est le 4ème roman de cette auteure scandinave que je lis (Auparavant je me suis plongée dans sa trilogie) et c’est toujours avec un égal bonheur.Je ne l’ai jamais vue chroniquée sur des blogs , du moins ceux que je fréquente, alors je vais tâcher de vous en parler et vous donner l’envie de vous y arrêter à votre tour.

Béa, jeune caricaturiste trentenaire, reconnue et appréciée, collectionne les amants et les jette au moindre signe de lassitude.Alcoolique non repentie, elle décide , à la grande surprise de ses amis,de partir en croisière .En route pour le Spitzberg, île de Norvège située dans le Svalbarg et encore appelée « l’île aux ours ».Dans cette croisière, pas de tenue de soirée , la seule en vogue étant la doudoune la plus épaisse qui soit,gants et bonnet obligatoires.

Elle n’est bien entendu pas la seule à faire cette croisière, trois Japonais, 2 Français,une mère et son fils,Oscar un psychologue, une Italienne et un Américain.11 passagers et 9 membres d’équipage. Dans ce bateau, genre de huis clos, ils devront apprendre à se connaître et à  vivre ensemble.

C’est avec une écriture très fluide que nous plongeons dans la psychologie de chaque personnage et nous découvrons que la véritable raison de la venue de Béa dans cette croisière n’est peut être pas juste un dépaysement et la volonté de se saoûler sans qu’on vienne la juger.Peut être y a t il aussi des raisons plus cachées chez d’autres passagers, peut être  les membres d’équipage ont ils d’autres projets que de faire en sorte que les passagers soient satisfaits de leur voyage.

Anne Ragde nous offre là aussi un plaidoyer vibrant mais sobre pour l’écologie et la survie de la planète , peut être plus efficace que certaines actions spectaculaires que Greenpeace. Nous sommes éblouis par les paysages décrits, nous comprenons aussi que si les ours sont une race protégée avec raison, un fusil peut faire du mal certes mais aussi aider un ours malade ou affamé à quitter cette vie plus aisément. Nous voyons la faune de ces contrées pour le moins inhospitalières, nous effleurons la vie extrêmement dure  des quelques habitants de ces iles.

Et toujours sous jacente la raison réelle du voyage de Béa que nous apprenons à connaitre progressivement et intimement grâce au récit à la première personne du singulier .Bea nous devient de plus en plus sympathique , des histoires se nouent et changent l’allure de la croisière .

Un livre qui nous prend aux tripes, nous fait comprendre que ce voyage d’agrément est peut être aussi une sorte de  voyage initiatique pour certains.