Me revoilà, un peu, ayant déserté la blogosphère par non envie…Et puis EvaJoe de la communauté passeur de motsa proposé deux photos ayant pour thème 

Liberté ou solitude

 La thématique m’a séduite ainsi qu’une de ces images alors…..

liberté ou solitude

 Ces rochers et derrière moi l’infini .Cet Oméga liquide me fait peur, m’angoisse et me désespère. Je me tourne alors vers ces rocs qui agrippent mon cœur , ces arêtes tranchantes qui me broient la poitrine. Aurai je le courage de croire en un meilleur ailleurs? Ces arbustes qui squattent les pierres et donnent l’illusion trompeuse de la vie, aide ou destin abyssal ? Tourment, tourbillon ! Et je suis là à regarder avec appréhension cette frontière rocheuse que d’autres franchiraient avec bonheur et allégresse ! Le néant ,le noir sépulcral…La Non Envie,  pire des sentiments que l’être humain puisse ressentir, a pris possession de mon âme et y ronronne atrocement .

Il y a tout de même un petit frémissement , un léger battement d’aile qui me poussent à espérer malgré l’obscurité, Allez , lève toi,escalade, élève toi, ! Que risques tu ? Les arbres aux couleurs solaires te ramènent à la vie, crois en elles et ne te laisse pas envahir par les eaux sombres qui t’entourent.Va !Creuse ton chemin à travers les écueils ! Grimpe,laisse tes doigts s’accrocher à ces cailloux au risque de t’y blesser, tant pis, grimpe ! Pied après pied, main après main, hisse toi ! Qu’importe si le genêt empoigné se dérobe et te fait chuter ! Redresse toi et repars ! Là haut , tout là haut t’attend quelque chose qui tressaille  et palpite. Tu ne le vois pas , tu ne le sens pas, pas encore, mais il est là. Sous tes pas ,des pierrailles se transforment en mini avalanches.Ne les suis pas, ne les regarde même pas.Tu arriveras au sommet égratignée, blessée,ensanglantée, abrutie de fatigue mais tu y parviendras.L’accueil n’y est pas parfait , c’est vrai, tu auras sans doute encore à te traîner, à bout de souffle et seule, un long et morne moment, car les arbres tout là haut ne semblent pas bien imposants mais entends tu les battements qui pulsent et se déchaînent ?Ecoute ! Encore un effort,une dernière crispation de tes doigts cisaillés par la rocaille et tu auras gagné.

Passion a demandé à quelques un(e)s d’entre nous d’écrire un texte qui serait comme un cadeau en cette période de l’année. Imaginaire ou fictif, triste ou gai.J’avoue avoir séché , m’être posé des questions , comment faire? Mettre des mots les uns à côté des autres, moi qui n’écris plus beaucoup, faute de temps,d’envie? Fainéante, oui!

IMG_3803 Dans deux jours, ce sera Noel.C’est quoi Noel? se demandait une petite fille. Elle n’avait que 5 ans environ et ne parvenait pas à se souvenir de ce moment particulier dont tout le monde parlait . Ses copines de classe avaient des étoiles dans les yeux,un sourire plein d’excitation.Elle,elle ne se rappelait pas avoir ressenti cette attente fébrile, jamais de sa vie. D’accord, elle était encore bien courte , sa vie, mais tout de même un événement pareil , on se le rappelle, non? Qui est le Père Noel dont toutes et tous  parlent sans l’avoir jamais vu? Qu’est ce que c’est un sapin? A quoi ça sert d’en avoir un? Pour que le Pere Noel mette des cadeaux à son pied? Ah.

Chez elle, pas de sapin, pas de bougies, pas de décorations. Sa maman lui a vaguement parlé de ce bonhomme habillé en rouge mais qui , selon elle, n’existe pas.Noel est une fête pour les Chrétiens, les Catholiques comme dit maman et c’est qu’elle ne l’est pas, catholique ! Non, maman fait partie d’une secte alors « pas de rite païen chez nous »!  Au fond d’elle, Hélène se sent triste, seule, abandonnée dans cette cour d’école en liesse . Elle rentre à la maison, le coeur un peu barbouillé de ne pas être comme tout le monde. 

Le soir ,elle va à la fenêtre et regarde de tous ses yeux d’enfant. Les fenêtres des immeubles les plus proches sont illuminées ,colorées de plein de petites ampoules de couleur .Tic Tac Tic Tac…Si elle se penche un peu plus , elle peut apercevoir chez certains des sapins,ce doit être ça dont parlent les autres,  qui scintillent de mille feux,chargés de boules rouges ou bleues.ou dorées.. Le vert du feuillage disparait, noyé sous des guirlandes entrelacées. Hélène ne peut pas sentir les odeurs depuis chez elle mais elle rêve de peaux d’orange séchées sur le radiateur, de cire fondue,de sève de sapin (on lui a dit que cet arbre sentait bon) .Elle regarde longtemps, les yeux écarquillés pour se donner un peu de magie, un peu de chaleur.

Demain, il y aura des cris et des rires d’enfants dans beaucoup de maisons parce qu’en se réveillant, ils verront que le Pere Noel est passé mais Helene sait bien qu’il n’y aura rien pour elle. Demain sera un jour comme un autre. Maman fera peut être un repas pour « marquer le coup » comme elle dit , encore faut il qu’elle ait le temps, si son travail lui en laisse ainsi que ses réunions …

– Viens te laver ma chérie dit maman.

Encore un de ces bains éprouvants , trop chauds qui font que la plupart du temps Hélène s’évanouit…

Cette fois, tout se déroule bien, maman semble détendue et la buée ne recouvre pas tout dans la salle de bain.

-Allez, ma chérie. Enfile ton pyjama et ta robe de chambre 

Pourquoi papa et maman ont ils un sourire bizarre? Hélène avance doucement, en silence…Que se passe t il? Elle entre dans la salle et voit les regards se porter vers le bahut…

Et là, sous la lampe allumée , une poupée avec un manteau rose….

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poupee bella

 

J’esPère être Pardonnée car j’ai Pris énormément de retard dans l’Abécédaire de . Je vais vous Parler à coeur ouvert : Pas de temps, Peu de volonté, Plus de méninges. Pourtant , je me lance ici car le devrait être la lettre qui me Parle le Plus, non? Pyrausta, Pseudo donné par un PaPillon.(le Pyrausta PurPuralis) .  Pilou, mon Petit laPinou,bien câlin, bien Pacifique. PaPa ou PaPou comme dirait ma fille Pour le sien …Quand elle était Petite, elle était à la recherche de ses racines: n’ayant Pas connu son grand Père, mon Père, il lui manquait. Je lui avais donné une Photo de lui et, comme elle faisait, à l’éPoque, une initiation au russe, elle l’avait surnommé Pitou qui signifie « coq ». Pas moyen de savoir Pourquoi, ce mot devait lui Plaire

P comme Passions car j’aime Plein de choses.Tourner les Pages d’un livre, en Particulier de Polars ,il y a quelques trente années , c’était celles de Partitions. La Photographie,goût Partagé avec ma fille qui elle ajoute celui de la Palette puisqu’elle Prend des cours de Peinture, d’aquarelle Plus Précisément. La Passion des Planches, même si je ne suis Plus dessus, j’aime aller au théâtre,voir des oPéras ou des comédies musicales (A ce ProPos, je vous Parlerai bientôt d’un sPectacle Prévu Pour ……Juin 2014…. 😆 ) J’aime Paris, si j’étais riche, j’y vivrais Pour Pouvoir arPenter ses rues et découvrir de Petits coins,sentir la vie qui grouille Partout.

Et puis ,susciter mes PaPilles. manger, Quoi ! (.Prochaine lettre. 😉 ..En SePtembre) Une bonne Paella, ça vous tente? Ou bien un Plat relevé au PaPrika..Ce qui est éPicé, j’adore..Et vous?

 PaPoter autour d’un Panaché ou d’un cocktail (Clic sur le lien Pour les recettes) comme le « Panthère rose  » ou le « Paradise ». Ça me fait rêver tout ça..Je me vois bien allongée sous des Palmiers ou sous un Parasol,  les doigts de Pieds en éventail (sans Panaris , rassurez vous) , sirotant une couPe de ChamPagne, bercée par le bruit de la mer, .Vacances farniente, Paysages de rêve,  sans chercher à me faire Peur comme certains qui font des sauts en Parachute ou bien du ParaPente Ah non! Pas Pour moi! Mon PalPitant ne le suPPorterait Pas,je me Pâmerais certainement ( mais dans quels bras?) je serais Pantelante..Je suis aussi bien troP Paresseuse …Je Préfère Peaufiner mon bronzage car je suis bien Palôte , rePoser mes Pauvres muscles éPuisés par les Petits bouts que je garde tout au long de l’année. 

Je m’aPerçois Que finalement j’ai eu la Parlote facile, je vais vous laisser en vous remerciant d’avoir été Patients et m’avoir lue, Peut être, jusqu’au bout.

A Plus tard!! 

Le MoMent de la lettre   est arrivé.Idée bien Mignonne de DoM pour l’ 

Me voilà extrêMeMent contente car je suis sensible à la Musicalité des lettres et des Mots  .Prononcez ce M  à haute voix ou, Mieux encore,  MurMurez le avec un délicat Mouvement des lèvres? Oui?? … »AiME »…N’est il pas doux et Mélodieux? Des iMages éMouvantes Me viennent en MéMoire, je vais tenter de les partager avec vous.

Quand j’étais Minot ,ou Môme, si vous préférez, au MoMent des grandes vacances,dès la preMière journée, et MêMe la veille au soir,  valise faite,hop, un tour en voiture me Menait chez Ma grand-Mère, Ma MéMé .(clic pour lire ce que j’en avais dit), Malicieuse et Merveilleuse petite femme. 

Derrière son iMMeuble, il y  avait un espace en friche, le » tas de terre » coMMe on disait. Terrain de jeux évideMMent propice à tous les rêves  où l’iMagination régnait en Maitresse absolue. 

J’étais un vrai garçon Manqué à l’époque. Escalader  des Murs , griMper aux arbres ne Me faisait pas peur. Sur une branche, un jour, je vis une Mante religieuse,Mâle ou feMelle, je ne sais, Merveilleuse expérience pour la citadine que j’étais.

Donc, espace herbeux, légèreMent MaMelonné et arboré où j’utilisais sans vergogne la Meilleure  Machine à reMonter le teMps: Ma tête.J’y Musardais,je Me voyais (déjà, en haut de l’affiche) en Don Quichotte, hoMMe de la Mancha,à cheval , non sur une haridelle,cheval Maigre, en Mauvaise santé et Malbâti ,Mais au contraire sur une Monture Magnifique et Musclée,chevauchant, galopant ,Me battant contre les Moulins à vent.

Je pouvais, d’un claqueMent de doigts, changer d’époque et me retrouver chevalier en arMure,guerroyant dans des zones Marécageuses contre des bandits Malotrus,Malintentionnés, Malodorants ,criant à tue-tête des « Morbleu » ou encore des « Mille Milliards de Mille sabords », ce qui ,vous  ne Manquerez pas de le reMarquer ,était un peu  Métachronique…Mais je vous le rappelle, je n’étais qu’une Mioche qui Mélangeait Manifestement tous les genres.

J’aiMais aussi me retrouver dans le Monde Magique des elfes et des fées,là aussi pourfendant quelques Monstres qui avaient l’iMpudence de  troubler la quiétude de ces êtres Merveilleux et  Mystérieux ou encore m’envoler pour Myconos, au temps des guerres Médiques.

A la nuit toMbée , je reMontais chez Ma MéMé , fourbue, Mains et pieds noirs de tout l’huMus piétiné et reMué, Mais prête , après une bonne toilette, à faire Marcher Mes Mandibules: FantasMer donne faiM

Rapidement, une fois Mise au lit, je sombrais dans les bras de Morphée.

Voilà une petite tranche de vie, plus tard je fis de Multiples découvertes Mais ce fut la Musique qui vint M’ eMporter sur ses L

Un air d’opéra pour terMiner : Un extrait de Manon Lescaut (Puccini) interprèté par Maria Callas

[youtube width= »640″ height= »480″]http://youtu.be/YEeOxq4yGwg[/youtube]

ou bien ,car c’est d’actualité, une chanson de Georges Moustaki,l’aMoureux

[youtube width= »640″ height= »480″]http://youtu.be/L4l_Lg0PRkA[/youtube]

 

Il Me reste à vous dire Merci de M‘avoir lue jusqu’au bout.

 

 

 

Et la lettre alphabet (Pas mimi tout plein? Vu LA)

entre dans la danse de l’abécédaire de l’Annuaire Pour Les Nuls 

L 

Lettre Légion qui puLLuLe en début de mot comme en miLieu. Je ne veux pas paraitre Laxiste et en oublier aLors je vous parlerai (de ces amants La ,je m’égare) de ce que m’évoque ce L .

Si j’ai mis un gif avec un chat, je n’en oublie pas pour autant mon Lapin, mon PiLou qui apporte tant de cha(t) Leur dans ma vie.

Le L , source d’émerveiLLement car grâce à Lui, j’ai connu le Latin, Langue morte pour certains mais qui Longtemps a parLé à mon coeur. Me vient Largement en mémoire les Légendes dont ceLLe de Thésée dans le Labyrinthe à la recherche du Minotaure ,aidé d’une bobine de fiL que lui avait donnée Ariane , amoureuse de Lui. Vous imaginez bien qu’il n’a pas Lambiné dans le dédaLe ni qu’il fit aucun Laius en voyant son adversaire!

 Et ô merveiLLe! Monteverdi fut inspiré et écrivit le Lamento d’Ariane , magnifique air Lyrique chanté à l’origine par une jeune chanteuse, FLorinde, remplaçant au pied Levé la cantatrice prévue, décédée brutalement à 18 ans.

[youtube]http://youtu.be/DyJy6-IQDOw[/youtube]

L

comme dans fLeur, racine du prénom de ma fiLLe ou bien pseudo de ma meiLLeure amie AmaryLLis. Ecoutez le son mouillé quand les L se doublent. Aussitôt je m’émerveiLLe car eLLes ensoleiLLent mes oreiLLes .

Le Lépidoptère (ou papiLLon) que je suis prend son envoL, se dirige vers la Lumière, ça sent bon la Lavande ou le Lilas.Irai je faire le Lézard ou bien le Loir Languide, Léthargique, sur les bords d’un Lagon à la végétation Luxuriante , regardant les LibeLLules ou bien Lisant un roman de ou des nouveLLes comme ceLLes de BLandine Le CaLLet.?

 Mes papiLLes ne seront pas Laissées- pour- compte et je me régalerai de Langouste et de pain au Levain,Lovée dans un châLe en soie (et non en Laine , puisque, je vous le rapeLLe , je suis au bord d’un Lagon, pour ceux qui ne suivent pas

Rassurez vous, je ne tomberai pas dans la Luxure , je ne voudrais pas être Lynchée par vos commentaires Lapidaires et sans Langue -de-bois , raiLLée par vos Lazzi 

A moins que je ne me transforme en Lutin LiLLiputien à la recherche d’une magnifique pierre bleue appeLée du nom de LapiLazzuLi,trésor peut être caché dans les Lauriers -roses de mon futur jardin …

Je m’aperçois, en reLisant ce texte, que je parLe pas mal de chaleur et de Lumière…ALLez, je vous Laisse, je vais faire une bonne séance de Luminothérapie…

 

 

 

Le mot d’ordre a été donné par l’Annuaire Pour les Nuls, c’est avec la lettre lettre K que nous devons nous coltiner…d’où le titre de cet article.Mais non, mais non, je ne me suis pas trompée…..

 

bannière

 

C’est l’histoire de trois copains : Kent, Karim et Kenzo. » Le clan des 3 K(as) « comme ils disent en rigolant. Ils sont réunis pour la Kermesse de leur village où un KaraoKé est prévu en fin de soirée. Tout en discutant, ils sirotent et dégustent quelques douceurs.Un Kir pour Kent, un Kéfir pour Karim et un Kiwi avec un peu de Ketchup pour Kenzo qui a toujours voulu se distinguer des autres.

Kent, s’adressant à Karim:

-Qu’as tu fait pour avoir une mine aussi affreuse? Veux tu un Klennex, on dirait que tu as du Khol dégoulinant sur tes joues !  Je te connais et je me demande si tu n’es pas allé avec Kenzo à une séance de Karaté , à moins que ce ne soit du Kung-fu ! As tu reçu une Kyrielle de coups au point d’avoir été Knock out ? As tu besoin d’une Kinésithérapeuthe pour qu’elle te masse avec du beurre de Karité?

Kenzo se mit à rire tout en faisant semblant de ne pas voir les signes Kabbalistiques d’un Karim affolé 

– Mais non! Rien de tout ça! Karim a tout simplement vu Karine et elle a voulu lui faire découvrir des positions , hum, hum…tirées du Kamasutra, finit il par dire en chuchotant et se tenant les côtes.

Kent , hilare, dit en hoquetant:

– Maintenant , tu n’as plus qu’à mettre un Kalpak ou mieux encore un Képi pour que la visière dissimule un peu  les traces de tes exploits. Tes yeux vont s’orner des couleurs d’un Kaleidoscope, sur toi, ça va faire bizarre!

Karim se drapa dans sa dignité de Khédive et prit un KaKi pour se donner une contenance.

Soudain, une chanson de Nolwenn Korbell s’élève dans l’air et met fin aux taquineries des trois amis.Ils rejoignent en souriant la foule qui peu à peu envahit l’espace réservé au KaraoKé, Kent éblouissant par ses couleurs vives de KaKatoès, posé sur l’épaule  de son copain Kenzo le Kangourou près desquels marche Karim, le panda.

 

Voilà ma petite histoire est terminée et maintenant je n’ai plus qu’à vous dire 

KENAVO

En cette journée du 8 Mars, je parcours le Net de façon à trouver une chanson pour rendre hommage à la femme quelle que soit la manière

J’ai trouvé cette chanson et cette chanteuse parfaitement inconnue de moi et ce qui m’a décidée c’est que ,décidément, je suis « poursuivie » par ce peintre

Rappelez vous….. 

 

Il y a quelques années je m’étais inscrite à un blog d’écriture où j’ai sévi un nombre incalculable de fois: 2 .Pourquoi ai je abandonné? A dire vrai ,je ne sais pas trop.

Et puis j’ai découvert il y a quelques mois le blog d’YV qui ,en plus de ses critiques littéraires toujours très intéressantes ,est inscrit  à un blog d’écriture .Il y a quelques semaines je suis arrivée sur  le blog d’ASPHODELE,blog dans la même veine.

Alors je me suis décidée à vous montrer les quelques textes que j’avais écrit.Un regain d’envie d’écriture  

Pourquoi avoir choisi ce texte là? Parce que Yv avait eu pour consigne d’écrire autour d’un tableau de E.Hopper et le hasard faisant bien les choses j’avais du mettre des mots sur cette même oeuvre.

Alors je vous livre en pâture mon verbiage.J’aimerais avoir des critiques ,même et surtout négatives de votre part car c’est ainsi que le progrès peut se faire (et en disant cela je pense plus particulièrement à PICHENETTE, Yv  et à Asphodèle évidemment mais aussi à vous tous qui me faites l’amitié de passer par ici.)

 

 

 

La porte s’est ouverte avec un léger tintement. Dans l’encadrement elle se tenait là, immobile, comme hésitant à entrer. Un pas puis deux et elle pénétra dans le café.

D’un pas peu assuré, légèrement chancelant ,elle se dirigea comme une automate vers la table du fond, indifférente aux regards qui la dévisageaient. Elle s’y laissa glisser, les épaules courbées sous le poids d’une immense douleur, d’une immense solitude. Quand un expresso lui fut apporté, elle tint la tasse sans la porter à ses lèvres, perdue dans ses pensées.

Elle était belle mais semblait n’en avoir cure.

« Ne me regardez pas, laissez moi » criait tout son corps sanglé dans son manteau.

Le chapeau lui-même, pourtant d’une couleur pleine de vie, faisait comme une camisole autour de son visage blême.. Elle resta longtemps immobile pendant que son café refroidissait dans la tasse..

Les bavardages interrompus par son arrivée avaient repris mais plus sourds comme si les personnes présentes voulaient la laisser dans un léger brouhaha ,comme pour lui dire qu’ils étaient de tout cœur avec elle,qu’ils voulaient lui donner de la douceur et la ramener un peu à la vie…

Et puis elle sembla prendre son souffle, se releva et se dirigea vers la sortie. 

« Merci » dit elle d’une voix douce et un peu rauque. 

« Merci » dit elle avant de franchir cette porte qui faisait face au cimetière du village. Ce petit mot était le seul qu’elle prononçait, le seul que la patron du village entendait de sa bouche depuis 4 ans :quand elle venait chaque 1er Décembre sur la tombe de son mari et de sa fille morts dans un accident de voiture.

 

 

 (Si vous voulez voir de magnifiques photos dont le logo fait partie, rendez vous sur ce Tumblr ! Vous y verrez des merveilles)

Je vais tenter de participer aux Plumes d’Asphodèle. Une manière de me remettre à l’écriture, de refaire fonctionner mes neurones vieillissants, de faire une activité que j’aime mais qui me demande une concentration qui me fait défaut.

Asphodèle est partie d’un mot: Cortège et chacun devait donner un mot en relation avec lui.

23 mots ont ainsi été proposés et  doivent faire partie du texte imaginé. Ils seront en italique et soulignés dans ma prose. Indulgence sera le maitre mot, si vous le voulez bien, même si toutes critiques seront acceptées et réfléchies car ce sont elles qui permettent le progrès.

Je ne serai pas présente ce week end, je vous lirai donc ,avec plaisir, à mon retour.

 

 

 

L’angoisse la saisit à la gorge, provoquant un afflux de larmes. Elle se sentait poussée,comprimée par une foule toujours plus grande. Mais où était elle? Que s’était il passé ? .Elle ne reconnaissait plus l’endroit où elle se trouvait. Une atmosphère étrange , empreinte de ferveur, flottait dans l’air.Elle qui détestait les rassemblements, les carnavals, les fêtes populaires, se retrouvait au beau milieu d’une manifestation sans qu’elle sache comment elle était arrivée là.

Elle tenta de s’extirper de ces corps qui l’emprisonnaient,de se diriger ,poussée à droite, rejetée à gauche,emportée en arrière,projetée en avant, vers un renfoncement entre deux bâtiments.Elle y parvint, en sueur, une boule d’angoisse bloquée dans la gorge qui la forçait à respirer par à coups. Une ribambelle d’idées les plus folles , les plus noires, affluait dans sa tête douloureuse. Tout s’entrechoquait,la laissant pantelante. Elle fit appel à sa volonté et parvint à se ressaisir.

Ne pas se laisser abattre …Voyons…Où était elle? Dans une ville ,et une grande vu le peuple qui déferlait dans la rue. Juste avant de se retrouver là… allez..Réfléchis!!! Ah oui! Elle était à Paris, baguenaudant le nez en l’air comme souvent, émerveillée par les immeubles haussmanniens. Elle avait décidé ce voyage depuis sa Bourgogne natale en découvrant par hasard des photos avant-après de Paris faites par le  photographe officiel de Napoléon III , Charles Marville. Et c’est en traversant la rue sans regarder que la voiture l’avait heurtée , l’envoyant valdinguer quelques mètres plus loin , la tête heurtant violemment le bitume.

Et elle se retrouvait là,désorientée,dans un lieu qu’elle ne reconnaissait pas. Dans un monde inconnu car en regardant plus attentivement, elle s’aperçut que les costumes n’avaient rien à voir avec les tenues auxquelles elle était habituée. Avec stupeur, elle réalisa qu’elle avait fait un bond  en arrière dans le temps et que si elle se trouvait toujours à Paris, c’était au XIXème siècle. Hommes en casquette, bourgerons et pantalons de travail, femmes en jupes et caracos, voilà ce qu’elle voyait dans une longue succession semblable à un fleuve qui déborde de son lit, envahissant les rues.

Aux acclamations qu’on scandait autour d’elle, elle comprit enfin où elle était et surtout la date de son voyage dans le temps : « Vive Victor Hugo »! « Vive Victor Hugo »!! Elle avait été propulsée au 1er Juin 1885, jour de l’enterrement du célèbre écrivain. Funèbre instant pour la littérature française qui avait cependant marqué l’Histoire, entre autre par la ferveur du peuple,venu manifester son amour dans un long cheminement à celui qui avait tant fait pour lui,dans ses admirables écrits ou dans ses actes.

Elle parvint à s’approcher et découvrit l’Arc de Triomphe recouvert d’un long voile de crêpe sombre sous lequel un immense catafalque noir et argent avait été déposé .Tout autour un amoncellement de fleurs   semblait vouloir apporter, en embaumant l’air, un peu de douceur et d’apaisement au chagrin des personnes qui défilaient devant l’oeuvre de Charles Garnier se rappela t elle , pour un dernier hommage.

Soudain, des coups de canon retentissent…Vingt et un au total. Le silence se fait. Pendant que résonnent la Marseillaise puis le Chant du départ joués par la musique républicaine,le cercueil est déposé dans un corbillard simple , noir, orné de deux couronnes de roses blanches, attelage tiré par deux chevaux. Le cortège s’ébranle , le défilé commence alors pour rejoindre la dernière demeure de l’écrivain,le Panthéon.

Dans son désir de s’approcher un peu plus près, elle ne fit plus fait attention à ce qui l’entourait.Bousculée, elle perdit l’équilibre et heurta violemment le pied d’un lampadaire.Dans un éblouissement bleuté, elle vit tout chanceler autour d’elle et tomba par terre.

– Mademoiselle, mademoiselle!!! Réveillez vous! Je suis tellement désolé!! 

Elle revint à elle,étendue dans la rue, un attroupement autour d’elle. Les trépidations du métro ,le bruit de moteur des voitures,l’odeur si particulière de l’essence lui firent prendre conscience qu’elle était revenue en 2012.

Un jeune homme était penché au dessus d’elle,ses yeux noirs inquiets. Elle chercha à se relever, encore étourdie. Aussitôt, il se pencha pour l’aider 

-Voulez vous voir un médecin? Vous avez perdu connaissance, ce serait sans doute plus prudent.

D’un geste de la main, elle refusa.

– J’aimerais plutôt boire quelque chose dit elle d’une voix encore un peu faible.

Soutenue par un bras, elle gagna le trottoir, encore perturbée par ce qui venait de lui arriver.Comment cela se pouvait il? Cartésienne de nature, elle n’avait jamais adhéré à ces thèses de sauts dans le temps.Il allait lui falloir un moment pour accepter cette expérience.

Ils entrèrent dans un café et s’installèrent dans un endroit retiré. Avec un sourire, le jeune homme l’aida à s’asseoir .

-Je m’appelle Victor.Et vous?

Des frissons la parcoururent, un instant, le sol parut tanguer sous ses pieds.

Elle répondit,avec un soupçon d’angoisse dans la voix: Juliette.

 

 

Et oui!! Ma fille s’est prise au jeu pour le bachot du dimanche…

 

Voici sa participation.Ici elle parle de ma maman décédée il y a peu.

 

                                               

 

 

 

 

Prénom : Iseult, Irma, Illena, Irène, Inès

fleur : If, Immortelle, Ipomée, Iris, Ixia 

Verbe : intensifier, inventer, imiter, illuminer, ignorer

objet : une icône, un imperméable, un immeuble, un ipod, une imprimante

adjectif : impassible, imperturbable, impérissable, immobile, importante

pays : Iles-Cayman, Indonésie, Irlande, Israël, Italie

Métier : Infirmier, ingénieur, illustrateur, instituteur, interprète

 

 

 

 

                                                       

 

Le temps passe et ne s’arrête jamais.

On t’appelle Hortense et tu es belle, tu rayonnes par ton sourire, tu illumines la journée.

Tu es ma grand mère.

Une grand mère, ça ne s’invente pas. Tu es grand mère car je suis petite-fille.

Comme deux générations avant moi,tu as été la petite fille de ta propre grand mère.

 

Une grand mère est importante. Grâce à toi, je sais d’où je viens. Un peu d’Italie de ma grand mère paternelle, un peu (beaucoup) de France de toi. Je connais mes racines, mes origines, et je ne peux ainsi qu’avancer sans me poser des questions d’identité.

 

Je veux dire, questions d’identité biologiques, car questions d’identité intérieure, le « qui suis-je ? », je n’en ai pas encore totalement la réponse.

Deviendrais-je interprète ou institutrice ? That is the question… Tu es un de mes piliers pour me retrouver.

Mais les piliers s’effondrent.

Tu ne connaitras jamais le prénom de mon fils (Michael?) et celui de ma fille (Iseult?).

Je me rappelle ton imperméablerose et ta broche Bastet.

Je me rappelle qu’on t’appelait Hortense,tu étais belle, tu rayonnais par ton sourire, tu illuminais la journée.

 

Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe,

Un bouquet d’Immortelles*et de bruyère en fleur.

 

Le temps passe vite et ne s’arrêtera pas.

Tu me manques.

 

 

                                                                 

 

[*immortelle : regrets éternels divers, douleur qui ne s’éteindra pas. (Wikipedia)

Demain dès l’aube de Victor Hugo.

Hommage à mon arrière-grand mère. Je me suis permis de modifier le « bouquet de houx vert » pour pouvoir exprimer une connotation de tristesse, car le houx peut être symbole d’insensibilité (Wikipédia toujours)]

C’est reparti!! Pour ce bachot du dimanche ,Anne Lise nous convie à nous pencher sur la lettre  I et à trouver 5 mots commençant par l’ Initiale I dans chaque catégorie suivante:

 

Prénom : Irma/Ivan/Inna/Iliona/Imbert

 

Fleur       :Iris/Immortelle/Impatiences/Ixia Flexuosa/Ipomée

 

Verbe      :Idéaliser/Intimider/Interdire/Ignorer/Ingénier

 

Objet      :Icône/Ikebana/Immeuble/Ile flottante/Image

 

Adjectif    :Idéal/Imberbe/Impatient/idyllique/Importante

 

Métier      :Infirmière/Institutrice/Ingénieur/Illustrateur/Interprête

 

Pays         :Ile Maurice/Inde/Islande/Iran/Indonésie

 

 

puis faire un texte sur les grands mères dont c’est la Fête aujourd’hui.Moment un peu difficile car il me faut évoquer ma grand mère,disparue il y a 8 ans mais dont je n’ai pas encore fait complètement le deuil.

 

 

                                              

 

                                                   

 

Je me souviens..difficile exercice que celui là.Je me souviens d’abord d’un rire.Oui,d’un rire délicat comme des perles et qui vocalisait,cristallin. Bouche finement ourlée. Au dessus ,un nez assez proéminent ,legs de plusieurs générations, et un peu plus haut, un regard.Un regard, plutôt que des yeux, bleu scintillant.Bien sûr que ça existe puisque c’était celui de ma grand mère! Quand elle riait, son regard scintillait de mille lucioles.Il lui illuminait le visage,provoquant invariablement une bouffée de joie chez tous ceux qui étaient auprès d’elle.

 

L’humour ne lui manquait pas,l’autodérision  non plus.Allez, ma mémoire, cherche encore ,ne fais pas l’Idiote.Ils sont là qui te lisent et veulent mieux la connaitre ,cette mémé qui a fait ton enfance.

 

Elle aurait voulu s’appeler Irma ou encore Iliona ,mais son prénom était de son époque:Yvonne.

 

Née trois ans avant la 1ère guerre Mondiale,elle a vu son papa partir…Elle en gardait encore le souvenir,elle, accrochée de toute la force de ses petites mains pour empêcher le départ…Il fut un des premiers à être déchiqueté par une bombe allemande ,sa femme ne reçut qu’une lettre de lui.

 

 

18 ans:une photo la montre en robe de mariée,assise, avec mon(futur) grand père debout à ses côtés,des Iris en guise de bouquet.Pas de voyage de noces aux Iles Maurice.Pas asssez d’argent pour cela et l’idée ne leur est même sûrement pas venue.

 

Un emploi dans une fabrique de parapluies qu’elle quitte quand ma maman vient au monde,6 ans plus tard.Femme à la maison sans envie de métier reconnu,infirmière (c’était pour les femmes perdues ) ou institutrice par exemple .Non. Maman au foyer.

 

44 ans : veuve,elle fait des ménages chez des particuliers.

 

50 ans : Grand -mère.De moi.

 

Encore un effort ,concentre toi.Raconte encore ..

 

Je l’avais appelée « ma mémé Tité« .Pourquoi? Elle  habitait dans des Immeubles des Cités St Jean ,des HLM.Cités.. »Tité » pour mon jeune cerveau.

 

J’aime la tombée de la nuit car grâce à elle ce moment est empli de douceur.Alors que je ne savais pas encore lire,je lui apportais un livre et je la suppliais: »Alleeeez,s’il te plaiit ,lis moi une histoire » « ah non!! pas encore mon ami Futé » disait elle rieuse,d’une voix faussement mécontente…Je m’installais à coté d’elle ,tout contre, et elle racontait…Puis, doucement, elle me mettait la tête sur ses genoux où je m’endormais,apaisée.

 

Plus tard,dès que le premier jour de vacances ,je faisais ma valise et hop! un coup de voiture et je m’installais chez elle.Rires et tendresse.Elle aimait me faire à manger et jamais un ragoût de mouton n’aura la saveur du sien.Les iles flottantes,les gâteaux de riz ,vous savez avec un peu de caramel sur le dessus ,personne ne réussira à les faire avec ce goût si particulier qui était sa « patte ».

 

Grâce à elle sans doute, les feux d’artifice sont restés magiques.Le soir du 14 Juillet ,elle s’habillait bien,se chaussait .Bruit des talons sur l’asphalte,de son trottinement encore dans mon souvenir.Et main dans la main,puis bras dessus bras dessous,nous « montions sur le champ »,comprenez le champ de Mars,nom de la place principale de ma petite ville natale.

 

Bruits de la fête foraine,senteurs des barbes à papa et quand la nuit se faisait sombre,le monde semblait ralentir,regroupé dans une attente commune que délivreraient les premiers pziiiiz ,piiiizzz et baaam!!

Le nez en l’air,moi aggripée à son bras,nous regardions avec un émerveillement renouvelé chaque année ces jeux de lumière.Et puis ensuite nous redescendions rapidement en comparant, avec de la gaieté dans la voix et dans le coeur, celui qui venait de passer avec celui de l’année d’avant.

 

Coquette elle était .Jusqu’au bout elle voulut s’occuper de ses cheveux qu’elle avait très beaux et fournis.Une masse grisonnante ,pas tout à fait blanche. Elle aimait aussi s’habiller et se chausser, se parfumer.

 

Il y avait une complicité très grande entre nous qui faisait dire à ma mère: « Oh toi! Tu peux lui faire faire ce que tu veux! Dis lui d’aller ..chez le médecin par exemple,moi,elle ne m’écoutera pas. » Et c’était vrai.

 

Enorme geste d’amour vis à vis de ma mère: accepter, à 87 ans, de laisser toute sa vie,ses repères,ses amis derrière elle et de venir s’installer à Reims de façon à ce que ma mère ne doive pas attendre son décès pour me rejoindre.

 

Jamais une plainte,jamais un regret du moins soupiré.Contente de tout,solitaire mais ne s’en plaignant pas.Le plus longtemps active jusqu’à ce que la vieillesse la rattrape et oblige ce petit bout de femme à rester de plus en plus dans son fauteuil.

 

Elle allait avoir 93 ans le 11  Mars quand un 24 Janvier la Grande Faucheuse vint faire son sale boulot.