Nous sommes le 1er Octobre et j’essaie de renouer avec le temps où tous les 1ers du mois je vous mettais une poésie , où je participais au

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Cette fois je vous invite à lire, découvrir ce poème de Maurice Carême

ecureuil feuille                                                   L’écureuil et la feuille

Un écureuil, sur la bruyère,

Se lave avec de la lumière.

Une feuille morte descend,
Doucement portée par le vent.

Et le vent balance la feuille
Juste au-dessus de l’écureuil ;

Le vent attend, pour la poser
Légèrement sur la bruyère,

Que l’écureuil soit remonté
Sur le chêne de la clairière

Où il aime à se balancer
Comme une feuille de lumière.

 

[youtube]http://youtu.be/wKycLysZNM0[/youtube]

Me revoilà, un peu, ayant déserté la blogosphère par non envie…Et puis EvaJoe de la communauté passeur de motsa proposé deux photos ayant pour thème 

Liberté ou solitude

 La thématique m’a séduite ainsi qu’une de ces images alors…..

liberté ou solitude

 Ces rochers et derrière moi l’infini .Cet Oméga liquide me fait peur, m’angoisse et me désespère. Je me tourne alors vers ces rocs qui agrippent mon cœur , ces arêtes tranchantes qui me broient la poitrine. Aurai je le courage de croire en un meilleur ailleurs? Ces arbustes qui squattent les pierres et donnent l’illusion trompeuse de la vie, aide ou destin abyssal ? Tourment, tourbillon ! Et je suis là à regarder avec appréhension cette frontière rocheuse que d’autres franchiraient avec bonheur et allégresse ! Le néant ,le noir sépulcral…La Non Envie,  pire des sentiments que l’être humain puisse ressentir, a pris possession de mon âme et y ronronne atrocement .

Il y a tout de même un petit frémissement , un léger battement d’aile qui me poussent à espérer malgré l’obscurité, Allez , lève toi,escalade, élève toi, ! Que risques tu ? Les arbres aux couleurs solaires te ramènent à la vie, crois en elles et ne te laisse pas envahir par les eaux sombres qui t’entourent.Va !Creuse ton chemin à travers les écueils ! Grimpe,laisse tes doigts s’accrocher à ces cailloux au risque de t’y blesser, tant pis, grimpe ! Pied après pied, main après main, hisse toi ! Qu’importe si le genêt empoigné se dérobe et te fait chuter ! Redresse toi et repars ! Là haut , tout là haut t’attend quelque chose qui tressaille  et palpite. Tu ne le vois pas , tu ne le sens pas, pas encore, mais il est là. Sous tes pas ,des pierrailles se transforment en mini avalanches.Ne les suis pas, ne les regarde même pas.Tu arriveras au sommet égratignée, blessée,ensanglantée, abrutie de fatigue mais tu y parviendras.L’accueil n’y est pas parfait , c’est vrai, tu auras sans doute encore à te traîner, à bout de souffle et seule, un long et morne moment, car les arbres tout là haut ne semblent pas bien imposants mais entends tu les battements qui pulsent et se déchaînent ?Ecoute ! Encore un effort,une dernière crispation de tes doigts cisaillés par la rocaille et tu auras gagné.

Pour le Dico des Nuls 

Je suis très à la traîne , je sais……Aujourd’hui, citations avec la lettre F

En ces temps modernes où les écrits se font par mail, on n’attend plus forcément une lettre manuscrite. Erreur !! Car parfois le Ffacteur met dans la boite une bien jolie pensée 

Viviane Merci à Kprice ! Le Net réserve de bien belles surprises!! 

 

Trois pour le prix d’un!! 

Voici des Fruits, des Fleurs, des Feuilles et des branches et puis voici mon coeur, qui ne bat que pour vous. 

 

IMG_4019

F c’est aussi FILLE

Le premier symptôme de l’amour vrai chez un jeune homme, c’est la timidité, chez une jeune fille, c’est la hardiesse.

VICTOR Hugo Les Misérables

IMG_3576

 

citation-Domi

 

Domi , pour la Communauté des Nuls a lancé un nouveau défi: La dico-citation. En suivant l’abécédaire , on cherche un proverbe, une citation qui a un mot commençant par cette lettre. 

La A est passé , je n’ai pas participé, faute de temps. Le alpha B papillon est dans les starting blocks. J’avais commencé à regarder des citations et repéré certaines dont celle ci 

Plume l’a mise à l’honneur , j’espère qu’elle ne m’en voudra pas d’utiliser cette phrase également…

« Si tu veux comprendre le mot Bonheur, il faut l’entendre comme récompense et non comme but »

(Saint Exupéry)

C’est que cette citation me parle terriblement!!  Il y a bien longtemps, j’étais jeune ,je suis tombée en amour, comme diraient nos amis Québécois. Quand je dis tombée, c’est vraiment tombée! Raide, raide dingue j’étais!! Il était beau, il sentait le sable chaud, intelligent, cultivé, du charme à revendre.Il était en moi, dans mes tripes, mon coeur et mon corps..Un jour je me suis lancée et je lui ai dit…Imaginez,revoyez vous, un premier amour, les mains moites, la gorge serrée, tremblante…Bref…Tout a ainsi commencé…Quatre ans, quatre années de bonheur pour moi,c’était l’homme de ma vie, je ne voulais rien savoir d’autre. Mon but était de lui apporter tout le bonheur du monde , rien n’avait plus d’importance...Mais la vie sépare ceux qui s’aiment ,cette fois là avec grand bruit. De ce jour , mon existence est devenue insipide, inodore, sans saveur.Mon yin avait perdu son yang , je vivotais, survivais..Les années se sont écoulées,ma fille est née, le temps a passé …Je me suis retrouvée seule,des comètes ont traversé les cieux de mon existence à grands fracas sans pour autant apporter l’apaisement, le bonheur. J’ai eu des mises en abyme ,touché le fond, remonté pour replonger. 

J’ai tenté de retrouver cet homme, mon oxygène. malgré mes recherches, rien à faire…Et puis, miracle du Net, un jour ou plutot une nuit , enfin, j’ai pu le contacter. Explosions, geysers, volcans en furie , prenez tout cela , mettez les ensemble, secouez et vous aurez une petite idée de ce qui s’est produit entre nous!! 

Désormais ,après 35 ans d’attente,d’espoir,les étoiles scintillent dans le jardin, les ciels sont lumineux, les oiseaux chantent…

Vous comprendrez que je puisse comprendre  le mot Bonheur comme une récompense , récompense d’une longue attente et qui maintenant (Excusez moi, Monsieur de Saint Exupéry…) se transforme en but: celui d’être heureux pour le temps qui nous reste…..

Merci à toi d’être ce que tu es….

[youtube]http://youtu.be/rzeLynj1GYM[/youtube]

chromo-oiseau-couronnc3a9-ana-rosa1 logo asphodele poesie jeudi(Clic)

Cette fois, un poème de l’illustrissime Paul Verlaine , poème de circonstances vu l’hiver qui arrive à grands pas (ou est déjà arrivé pour certains d’entre nous) et souvenir d’école.Mais comment ne pas tomber sous le charme de ces vers, de ces mots si évocateurs? 

 

communaute les passeurs de mots

 

Dans l’interminable
Ennui de la plaine
La neige incertaine
Luit comme du sable.

Le ciel est de cuivre
Sans lueur aucune.
On croirait voir vivre
Et mourir la lune.

Comme les nuées
Flottent gris les chênes
Des forêts prochaines
Parmi les buées.

Le ciel est de cuivre
Sans lueur aucune.
On croirait voir vivre
Et mourir la Lune.

Corneille poussive
Et vous, les loups maigres,
Par ces bises aigres
Quoi donc vous arrive?

Dans l’interminable
Ennui de la plaine
La neige incertaine
Luit comme du sable

 

neige 

Ce qui faisait la force, une des forces d’OB ,était la possibilité de créer des communautés. EB, jeune plateforme, l’avait très bien compris et avait mis en place ces lieux d’échanges conviviaux

APLN vient de se lancer à son tour et c’est EvaJoe qui ouvre le bal . Amoureux des mots, qu’ils soient vôtres ou non , rejoignez cet endroit où flotte un air de poésie.

 

communaute les passeurs de mots

Asphodele vient d’avoir l’idée , ô combien intéressante , de faire du jeudi (tous les 15 jours)  un jour en poésie.Je ne peux qu’être de l’aventure car vous le savez sans doute, j’aime la poésie et le logo concocté par notre jolie et talentueuse  blogueuse est plus que séduisant.

chromo-oiseau-couronnc3a9-ana-rosa1 logo asphodele poesie jeudi

 

J’ai tout de suite pensé à un poete, LE poète que nous connaissons tous et toutes, incontournable me semble t il. Sans aucun doute râbaché et anonné dans nos salles de cours mais tellement immense qu’on se doit de le connaitre: Victor Hugo

J’ai choisi ce poème pour plusieurs raisons.L’une perso, intime, une autre parce qu’il fait un clin d’oeil à Asphodèle, ce qui me semble de circonstances, et l’autre pour son évidente beauté, ses vers sublimes.

 

Booz endormi

Booz s’était couché de fatigue accablé ;
Il avait tout le jour travaillé dans son aire ;
Puis avait fait son lit à sa place ordinaire ;
Booz dormait auprès des boisseaux pleins de blé.

Ce vieillard possédait des champs de blés et d’orge ;
Il était, quoique riche, à la justice enclin ;
Il n’avait pas de fange en l’eau de son moulin ;
Il n’avait pas d’enfer dans le feu de sa forge.

Sa barbe était d’argent comme un ruisseau d’avril.
Sa gerbe n’était point avare ni haineuse ;
Quand il voyait passer quelque pauvre glaneuse :
– Laissez tomber exprès des épis, disait-il.

Cet homme marchait pur loin des sentiers obliques,
Vêtu de probité candide et de lin blanc ;
Et, toujours du côté des pauvres ruisselant,
Ses sacs de grains semblaient des fontaines publiques.

Booz était bon maître et fidèle parent ;
Il était généreux, quoiqu’il fût économe ;
Les femmes regardaient Booz plus qu’un jeune homme,
Car le jeune homme est beau, mais le vieillard est grand.

Le vieillard, qui revient vers la source première,
Entre aux jours éternels et sort des jours changeants ;
Et l’on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens,
Mais dans l’oeil du vieillard on voit de la lumière.

Donc, Booz dans la nuit dormait parmi les siens ;
Près des meules, qu’on eût prises pour des décombres,
Les moissonneurs couchés faisaient des groupes sombres ;
Et ceci se passait dans des temps très anciens.

Les tribus d’Israël avaient pour chef un juge ;
La terre, où l’homme errait sous la tente, inquiet
Des empreintes de pieds de géants qu’il voyait,
Etait  mouillée encore et molle du déluge.

Comme dormait Jacob, comme dormait Judith,
Booz, les yeux fermés, gisait sous la feuillée ;
Or, la porte du ciel s’étant entre-bâillée
Au-dessus de sa tête, un songe en descendit.

Et ce songe était tel, que Booz vit un chêne
Qui, sorti de son ventre, allait jusqu’au ciel bleu ;
Une race y montait comme une longue chaîne ;
Un roi chantait en bas, en haut mourait un dieu.

Et Booz  murmurait avec la voix de l’âme :
 » Comment se pourrait-il que de moi ceci vînt ?
Le chiffre de mes ans a passé quatre-vingt,
Et je n’ai pas de fils, et je n’ai plus de femme.

 » Voilà longtemps que celle avec qui j’ai dormi,
O Seigneur ! a quitté ma couche pour la vôtre ;
Et nous sommes encor tout mêlés l’un à l’autre,
Elle à demi vivante et moi mort à demi.

 » Une race naîtrait de moi ! Comment le croire ?
Comment se pourrait-il que j’eusse des enfants ?
Quand on est jeune, on a des matins triomphants ;
Le jour sort de la nuit comme d’une victoire ;

Mais vieux, on tremble ainsi qu’à l’hiver le bouleau ;
Je suis veuf, je suis seul, et sur moi le soir tombe,
Et je courbe, ô mon Dieu ! mon âme vers la tombe,
Comme un boeuf ayant soif penche son front vers l’eau. « 

Ainsi parlait Booz dans le rêve et l’extase,
Tournant vers Dieu ses yeux par le sommeil noyés ;
Le cèdre ne sent pas une rose à sa base,
Et lui ne sentait pas une femme à ses pieds.

Pendant qu’il sommeillait, Ruth, une moabite,
S’était couchée aux pieds de Booz, le sein nu,
Espérant on ne sait quel rayon inconnu,
Quand viendrait du réveil la lumière subite.

Booz ne savait point qu’une femme était là,
Et Ruth ne savait point ce que Dieu voulait d’elle.
Un frais parfum sortait des touffes d’asphodèle ;
Les souffles de la nuit flottaient sur Galgala.

L’ombre était nuptiale, auguste et solennelle ;
Les anges y volaient sans doute obscurément,
Car on voyait passer dans la nuit, par moment,
Quelque chose de bleu qui paraissait une aile.

La respiration de Booz qui dormait
Se mêlait au bruit sourd des ruisseaux sur la mousse.
On était dans le mois où la nature est douce,
Les collines ayant des lys sur leur sommet.

Ruth songeait et Booz dormait ; l’herbe était noire ;
Les grelots des troupeaux palpitaient vaguement ;
Une immense bonté tombait du firmament ;
C’était l’heure tranquille où les lions vont boire.

Tout reposait dans Ur et dans Jérimadeth ;
Les astres émaillaient le ciel profond et sombre ;
Le croissant fin et clair parmi ces fleurs de l’ombre
Brillait à l’occident, et Ruth se demandait,

Immobile, ouvrant l’oeil à moitié sous ses voiles,
Quel dieu, quel moissonneur de l’éternel été,
Avait, en s’en allant, négligemment jeté
Cette faucille d’or dans le champ des étoiles.

 

 

3eme_vitrail 

Un des vitraux de l’Eglise de St Léger de Gosnay

 

Jacqueline, présidente cette semaine , pour la communauté Musiques à coeur ………..ouvert a donné un beau thème

La France en chanson

 

En cette période difficile, un rappel d’un autre moment qui a soulevé le peuple 

[youtube width= »640″ height= »480″]http://youtu.be/jLeDr8zJ6UU[/youtube]

 

Je ne pouvais pas passer à coté de cette superbe chanson, j’imagine qu’elle va se retrouver sur pas mal de blogs mais tant pis

[youtube width= »640″ height= »480″]http://youtu.be/guYdxt3YLB4[/youtube]

Je choppe au vol le thème de Musique à coeur ……ouvert ! C’est temps! 

Out Of Morea a décidé que ce n’était pas tiré par les cheveux que de donner ce thème pour nous rassembler.

Alors..Pour commencer

Garou..ça swingue, non?

[youtube width= »640″ height= »480″]http://youtu.be/D7K55xPOGoU[/youtube]

Un incontournable

[youtube width= »640″ height= »480″]http://youtu.be/mMh4Wi4VziI[/youtube]

Et évidemment cet extrait de la comédie musicaleHair (cf l’article), la chanson dans laquelle ils expliquent pourquoi ils veulent avoir des cheveux longs

[youtube width= »640″ height= »480″]http://www.youtube.com/watch?v=7dyl0j3WU6Y&feature=share&list=PL6893FBED7C729F66[/youtube]

Je pense à ceux qui ne sont pas anglicistes alors j’ai fait une recherche .Vous trouverez la traduction de cette revendication chevelue LA

Bonne écoute!!  

Je choppe au vol le thème de Musique à coeur ……ouvert ! C’est temps! 

Out Of Morea a décidé que ce n’était pas tiré par les cheveux que de donner ce thème pour nous rassembler.

Alors..Pour commencer

Garou..ça swingue, non?

[youtube width= »640″ height= »480″]http://youtu.be/D7K55xPOGoU[/youtube]

Un incontournable

[youtube width= »640″ height= »480″]http://youtu.be/mMh4Wi4VziI[/youtube]

Et évidemment cet extrait de la comédie musicaleHair (cf l’article), la chanson dans laquelle ils expliquent pourquoi ils veulent avoir des cheveux longs

[youtube width= »640″ height= »480″]http://www.youtube.com/watch?v=7dyl0j3WU6Y&feature=share&list=PL6893FBED7C729F66[/youtube]

Je pense à ceux qui ne sont pas anglicistes alors j’ai fait une recherche .Vous trouverez la traduction de cette revendication chevelue LA

Bonne écoute!!