026

 

Les bras des mères sont faits de tendresse; les enfants y dorment profondément 

Victor Hugo (Les Misérables)

 

[youtube]http://youtu.be/5ZUw78FXpG4[/youtube]

C’est en allant sur le blog d’Hélène, que j’ai eu connaissance de la fondation GAMS dont j’ignorais tout jusqu’à aujourd’hui . C’est une fondation qui lutte contre l’excision , le mariage forcé et toutes formes de violence faites aux femmes. J’avais évoqué le problème de l’excision après avoir vu le film Fleur du désert. Des blogueurs et des « youtubeurs » ont décidé de l’aider et de fabriquer un agenda vendu 10 euros: 4 reversés à l’association et le reste destiné à le fabriquer et l’éditer

agenda

Si vous ne voulez pas acheter l’agenda  , vous pouvez .faire un DON (clic!) de 4 euros ou 10 ou 20 ou ce que vous voulez. Tout est expliqué sur le site. Un bon geste en cette fin d’année?  

satan Le dernier Karine Giebel,il s’attend ,il se précommande et aussitôt entre nos mains avides, il se lit. Ici , peu de sang,pas de courses poursuites à n’en plus finir. C’est l’histoire de deux hommes en fuite.L’un François, , avocat, parce qu’il vient d’apprendre que ses malaises et ses terribles maux de tête ont une raison : une tumeur au cerveau. Du coup, il abandonne tout,sans une explication et quand je dis tout c’est femme, boulot, clients et il part droit devant lui, sans but.

L’autre, c’est Paul ,un jeune auto stoppeur que François prend dans sa voiture lui qui, normalement ne le fait jamais.Une amitié étrange nait entre eux , une amitié qui les fera agir comme jamais ils ne l’ont fait. Mais qui est Paul? Lui aussi est en fuite avec la mort éventuellement au bout du voyage. Pourquoi? Nous le découvrirons petit à petit, au fil des évènements et des questions de François.

Alors? Vous commencez à me connaitre et vous devez vous douter qu’il y a un bémol. Karine Giebel semble suivre une thématique religieuse (rédemption, purgatoire, Satan , ange) mais c’est un peu tiré par les cheveux du moins avec celui ci. Même la question posée à la toute fin ne déroute pas, ne remet rien en cause.

Où est la puissance émotionnelle de Karine Giebel comme dans Meurtres pour rédemption? Où se trouve la construction savante d’une bonne intrigue policière (et psychologique) comme Purgatoire des Innocents ou Juste une ombre ?

C’est plat,insignifiant ,malgré les extraits des Fleurs du Mal ou Spleen de Baudelaire (il va falloir que je replonge dedans….), et  pas une fois je ne me suis sentie concernée par les malaises et douleurs de François, par ses questions existentielles. Pourtant c’est une maladie qui reste en suspens au dessus de nos têtes, à nous tous ,les questions posées avec angoisse par François pourraient être les nôtres. Eh bien , justement! J’attends d’un roman qu’il me fasse vibrer,pleurer éventuellement, réfléchir mais là….rien. Pas une fois je n’ai frémi devant la véritable histoire de Paul .Finie l’empathie qui faisait la force de Karine Giebel, nous incitant à avoir de la compassion pour le pire des criminels! Il y a bien une histoire d’amitié improbable,un sentiment paternel tardif, une relation quasi filiale mais je n’ai pas eu la petite étincelle …. Quant à la fin, elle est d’une banalité totale.

Coup de gueule de Karine Giebel, glissé dans l’intrigue pour un sujet grave sur les déchets toxiques mais on est loin d’un Patrick Bard qui fait d’un problème de société le centre d’un thriller efficace et qui alerte, questionne et accuse.

L’écriture est sèche, nerveuse,faite à coups de petites phrases souvent interrogatives, un style qui fait avancer l’action sans temps mort, certes, mais qui ne réserve aucune surprise.

Ouhouh!! Karine Giebel a disparu!! Je lance un avis de recherche!! 

wanted_gif

leonedJe viens d’apprendre le décès de Patrick que d’autres connaissent sous le pseudo de LEONED. J’avais fait sa connaissance par le hasard du Net et j’avais tout de suite accroché avec cet homme passionné d’opéras (ce qui était pour moi une grande joie car peu de blogueurs aiment ce genre de musique (ou je ne les ai pas trouvés) ) mais pas que….Patrick était un Passionné.Point. Eclectique , ce que j’admirais car ce n’était pas du superficiel. Il connaissait à fond l’opéra, le classique, la variété, qu’elle soit Française ou Internationale, les genres jazz, blues,rock etc…Il ne s’arrêtait pas là car c’était un puits de science en littérature, passionné d’économie et de politique.

C’était une plume aussi! Combien de fois j’ai ri aux éclats en lisant sur son blog ses coups de gueule ou ses souvenirs, familiaux ou professionnels, ses réflexions sur la société. Il avait l’art et la manière de rendre vivants et intéressants tous les sujets évoqués….

Et puis c’était un Prof, un prof comme j’aurais aimé en avoir un en mathématiques.(Son avatar est un dessin de l’un de ses élèves)  Un « gueulard » qu’il fallait isoler de ses camarades,enquiquinés par sa voix et sa manière de faire ses cours, pas vraiment conventionnelle. Nous nous téléphonions des heures , je me souviens une fois lui parler tandis que nous étions tous les deux en train d’écouter le même air chanté par Jonas Kaufmann sur Youtube pour le décortiquer et faire des recherches car nous ne le connaissions pas et chercher à traduire le texte.

Et puis le temps a passé, nous nous sommes éloignés….Il y a quelques jours il m’avait mis un commentaire, lui qui ne sévissait plus sur la blogosphère…..Je n’ai même pas pris le temps de lui répondre….

[youtube]http://youtu.be/3KsA24xYXro[/youtube]

ça peut pas rater J’ai pourtant lu deux autres livres (oui ,oui ! Je vous en parlerai! ) avant de lire celui -ci mais je n’ai pas pu résister à faire la chronique de « ça peut pas rater » tant je me suis régalée à le lire! Encore une fois, Gilles Legardinier fait la prouesse de se glisser intelligemment et avec une grande sensibilité dans le corps et les pensées d’une femme.Mais comment fait il? multiplie t’ il les entretiens avec des femmes?  Prend il des notes? Regarde t’il suffisamment autour de lui, avec acuité, pour percevoir les sentiments humains les plus intimes, les plus subtils?  

Encore une fois, je me suis retrouvée à éclater de rire, voire avoir des fous rires en lisant les aventures de Marie, certes un peu moins déjantée que sa copine Julie de » Demain j’arrête » mais tout de même bien atteinte. Marie, elle, veut se venger d’avoir été « élégamment » trompée et plaquée par Hugues, l’homme avec lequel elle vivait depuis quelques années. Tout n’était pas rose entre eux mais de là à penser que………

Je crevais d’envie d’être officiellement unie à lui, mais Hugues trouvait toujours un bon motif pour différer, pour attendre,pour ne pas avancer. Une nouvelle situation professionnelle à laquelle il fallait « se donner corps et âme, l’argent qu’allait coûter la cérémonie, le côté inutile de ce genre de formalité « pour des gens qui s’aiment autant que nous « . Ben voyons.On tournait en rond. Mon ventre restait désespérément plat, pas le sien (….)

Et puis Tanya est apparue comme un succube échappé  d’une dimension parallèle.Je n’ai rien vu venir.  (…..)

La gentille Marie est morte, noyée dans ce canal. C’est la méchante Marie qui en est ressortie. Elle est mal coiffée, et en plus , elle n’a qu’une chaussure. A partir de maintenant, je renvoie les ascenseurs et rends la monnaie de toutes les pièces. Les chiens de ma chienne sont nés et il y en aura pour tout le monde. La vengeance est un plat qui se mange froid et je suis surgelée.La rage m’étouffe, la haine me consume.

Heureusement Marie a une amie, une vraie, Emilie, qui elle même a quelques ennuis avec la gent masculine. Heureusement Marie a un caractère fort et n’hésite pas à lutter contre un patron proche de la tyrannie et fédère, malgré elle, ses collègues pour l’aider. Et hop! Critique des actionnaires qui préfèrent le profit au détriment de la qualité du produit et des ouvriers de l’entreprise.

 

Heureusement Marie est aimée …….oui mais par qui? Une lettre anonyme lui parvient …Début de la reconstruction? Marie se mêle de ce qui ne la regarde pas et veut faire le bonheur de ceux qu’elle aime malgré eux….Y arrivera t elle? Marie se venge et que c’est……drôle, tordant même  :lol:! 

Marie,on ne peut qu’être à 100% avec elle, on rit, on pleure, on réfléchit …Gilles Legardinier , cette fois, s’attaque à un sujet maintes fois traité : Les hommes viennent de Mars et les femmes de Venus. Or, sous sa plume se dessine une réflexion comme d’habitude tendre,pleine d’humanité qui fait que nous nous laissons prendre par la main pour suivre pas à pas toutes les hésitations , les pas en avant puis en arrière que nous faisons tous quand il s’agit de trouver la femme ou l’homme qui saura nous rendre heureu(x)se. Autour du personnage principal se greffe des amis, des collègues qui sont traités soigneusement et tendrement par l’auteur. Chacun d’eux a son histoire, sa psychologie et Gilles Legardinier va au bout de chaque, ne laisse personne se perdre dans les méandres de l’histoire.

Grâce à sa manière d’écrire, nous plongeons avec une joie anticipée dans ses romans, celui là n’échappe pas à la règle, et nous en ressortons vivifiés, portés par l’espérance ,plus humains peut être qu’au début de la lecture.Merci Gilles Legardinier pour ces moments de rire, d’éclate totale, de  bonheur.

Ce n’est pas original , je sais, d’évoquer cette époque aujourd’hui mais je dois vieillir et je repense à mon arrière grand père dont j’ai déjà parlé , à ma maman qui , les dernières années de sa vie, se focalisait sur cette période.

Je serai brève et je vous invite,en mémoire de ceux qui sont tombés « là bas » , à lire ou à relire CRIS cris de Laurent Gaudé et à écouter ce magnifique poème de Guillaume Apollinaire. 

 

[youtube]http://youtu.be/lCV20kBXedA[/youtube]

 

juste action Je n’avais pas lu Elizabeth George depuis un moment mais la Masse critique de Babélio et les Editions Presse de la Cité (merci à elles) m’en ont donné l’occasion.

J’ai retrouvé les personnages récurrents de l’auteur avec plaisir,finalement ils étaient encore assez présents  dans ma mémoire puisque très vite j’ai pu reprendre le cours de leurs vies sans souci.Peut être le gage d’une certaine qualité d’écriture. Enfin jusque là. Car nom d’une pipe, qu’est ce que je me suis ennuyée!! 

La fille de Azhar, Hadiyyah, a disparu. Sa mère l’a enlevée et depuis pas de nouvelles.La police ne peut rien faire puisque, officiellement Azhar n’a aucun droit sur l’enfant , la petite ne porte pas son nom et il n’est pas marié avec Angelina (pour rappel, il est toujours l’époux d’une autre femme).Mais Barbara Havers , amoureuse à sens unique de ce papa désespéré ne peut pas laisser son ami dans la détresse et après discussion avec l’inspecteur Linley , décide d’engager un détective privé. On retrouve la trace de l’enfant et sa maman …à Lucca (Lucques) en Toscane,Angelina ayant voulu fuir avec un bel Italien.

Barbara et Azhar s’envolent donc pour l’Italie pour faire fléchir Angélina et faire en sorte que Hadiyyah reste avec son père…Oui mais ce n’est pas si simple car Hadiyyah disparait de nouveau…Qui est derrière ce nouvel enlèvement, va t on pouvoir la retrouver à temps? Linley prend les rênes de l’enquête en Italie car là c’est une ressortissante anglaise qui semble être en danger, la police italienne et anglaise doivent  collaborer.

C’est l’occasion pour Elzabeth George de montrer le racisme qui peut déchirer deux familles, l’une anglaise et l’autre pakistanaise, au détriment des enfants,l’occasion aussi de montrer les dessous pas jolis jolis de la police , en particulier l’italienne et ….de m’ennuyer…Une enquête est terminée, une autre démarre avec autant de longueurs que la précédente, brouillée par les boulettes de plus en plus grosses de Barbara Havers qui se met hors la loi , prête à tout pour venir en aide à son ami.Tout ça devient à la limite ridicule, sans une once de crédibilité. Petite touche romantique: notre cher et très anglais Thomas Linley est amoureux et se laisse enfin aller à ses sentiments.(j’ai loupé la mort de sa femme dans un roman antérieur) 

Deux points positifs à cette laborieuse lecture: quand l’enquête se passe en Italie, le texte est parsemé de phrases en italien sans quasiment de traduction. Alors, chouette! J’ai pu vérifier que ma maigre connaissance de la langue , finalement, est peut être supérieure à ce que je croyais. Le deuxième point, c’est la découverte de Lucques puisqu’en lisant les descriptions qu’en fait Elizabeth George je suis allée sur le Net pour faire la curieuse.Il va falloir que je réalise mon rêve d’aller là bas.

Ces deux aspects positifs peuvent ils sauver la lecture de ce roman? C’est à vous de décider mais j’ai un message à faire passer à l’écrivaine: revenez nous vite avec le style et le sens du suspense qui ont fait votre notoriété.Vous me manquez! 

Banniere entree-libre22 (1)Aujourd’hui discussion à bâtons rompus chez Patricia . 1er Novembre , fête de tous les Saints oui mais je n’ai pas envie de parler de ceux qui nous ont quittés , qu’ils l’aient été ou non …saints. J’ai envie d’un peu de légèreté..

acteurLe 1er Novembre 1951 naissait un acteur que j’aime beaucoup.Il agace certains d’entre vous mais  ne laisse pas indifférent.C’est??? Découvrez le dans cette petite  vidéo ,un moment de détente sans prise de tête.

 

[youtube]http://youtu.be/TlSn-CdXg9Q[/youtube]

patinsLe 1er Novembre 1971 naissait Alexei Tikhonov , futur champion d’Europe en patinage artistique. Quand je vous disais que je veux de la légèreté

[youtube]http://youtu.be/plxU-bs_3FY[/youtube] 

 

 

halloween-