C’est la quatrième fois.La quatrième fois qu’une maman est découverte morte, la nuque brisée.Dans leur main, un chronomètre, chronomètre qui se déclenche en général à l’ouverture de la main et qui lentement mais inexorablement fait défiler le temps à l’envers.Les policiers ont alors 45 heures pour retrouver l’enfant de cette femme, les policiers ou le père car celui ci est mis à contribution. …Jusqu’ici , ils n’y sont pas parvenus et l’enfant est retrouvé mort , l’ oeil gauche énucléé.D’où le surnom morbide donné à cet assassin pas comme les autres par les journalistes.

Parmi ces journalistes il y a Alexander Zorbach, petite quarantaine, séparé de sa femme à cause de son travail , celui d’avant car il a été policier, spécialisé comme médiateur lors d’évenements  comme des prises d’otages. La dernière affaire sur laquelle il est intervenu a mal tourné et il a rendu son insigne.Pas un jour sans qu’il ne pense à ce qui s’est passé sur ce pont. 

Alors, cette histoire de Voleur de regards , il y fait attention et quand il apprend par la radio de la police conservée illégalement qu’un quatrième cadavre dû à cet individu a été découvert, il fonce sur les lieux. Cette fois, ce n’est pas un mais deux enfants qui ont disparu,des jumeaux, Tobias et Léa. Cette fois, la victime n’est pas tout à fait une inconnue…

Les choses se compliquent pour lui car son ancien collègue lui demande comment il a pu savoir vu que les codes ont été changé , les policiers craignant que l’assassin puisse capter leurs conversations…Et, chose encore plus troublante, le portefeuille qu’Alexander avait perdu est retrouvé à quelques pas du lieu du crime…Les soupçons commencent à peser sur l’ex flic qui n’a plus que 45 heures (et 7 minutes mais il l’apprendra plus tard) pour parvenir à trouver le monstre et ainsi se disculper.

Il n’aura pas d’autres solutions que de fuir, en cela aidé par une jeune femme, Alina , une aveugle dotée d’un don de « vue » .Ça y est , je vous ai arraché un sourire! Non? Alina est une thérapeute , spécialisée en shiatsu qui , au cours d’une séance avec un homme prétend avoir eu , en le touchant,des visions de meurtres,et même, elle voyait et entendait comme si elle était ce patient: Pour elle, pas de doutes, elle était avec le Voleur de regards.

Un nouveau roman de  Sebastien Fitsezk s’espère, s’attend, se convoite, se pré-commande (Ben oui…) se dévore fièvreusement.Ce petit génie Allemand du genre est connu depuis Thérapie, Ne les crois pas,  Le briseur d’âmes et Tu ne te souviendras pas , livre dont la chronique est passée dans les trappes de la migration….

Celui là ne m’a pas déçue, vous l’avez sans doute déjà compris.Il est construit bizarrement, à l’envers.Vous commencez par l’Epilogue et les paroles d’Alexander Zorbach

« Car l’histoire de l’homme dont les yeux pleurent des larmes de sang, de l’homme qui presse contre lui un paquet informe , un paquet de chair humaine qui, quelques minutes plus tôt, respirait, aimait et vivait, cette histoire n’est ni un film, ni une légende, ni un livre.

Cette histoire est ma destinée

Ma vie

Car l’homme qui, au paroxysme de son calvaire, comprend qu’il commence seulement à mourir, c’est moi.

Puis nous passons au dernier chapitre intitulé la fin et nous comprenons alors qui est Alexander Zorbach et pourquoi il n’est plus policier.

Si ce jour là,sur le pont, j’avais tué un être innocent je devrais payer pour mon erreur.Je le savais. Seulement,je ne me doutais pas que ce jour viendrait si vite.

Nous entrons dans son univers familier avec sa famille, son fils Julian avec lequel il passe peu de temps, pris par son travail,jusqu’à ce jour où il va avec lui donner des jouets dont il ne se sert plus aux enfants malades à l’hôpital et que, à la recherche de son portefeuille peut être tombé dans la voiture il entende ce fameux code « CY4 ,Le voleur de regards venait d’entamer sa quatrième partie » qui lui fera oublier Julian et partir sur les lieux du crime.

Puis le décompte débute avec la parole donnée en alternance aux différents protagonistes de l’histoire à commencer par le petit garçon disparu Tobias, ce qu’il ressent, ce qu’il fait pour tenter de se sortir de cette situation. Même si je mets un bémol pour cette partie là, trouvant que Sebastien Fitzek donne une maturité et une débrouillardise bien trop grandes pour un enfant de 9 ans, je ne peux m’empêcher de dire que cet auteur a le génie pour jongler avec les mots.Dans des pages incroyables, il parvient à donner corps à l’obscurité, à expliquer ce que quelqu’un peut ressentir dans le noir le plus absolu , sans repères, l’angoisse la plus profonde des enfants puisqu’elle se rapproche du néant. Lisez , vous m’en direz des nouvelles.

Et puis doucement nous remontons le temps au fur et à mesure que les heures passent, que les fausses pistes s’accumulent, que les policiers s’acharnent sur le mauvais coupable puisque tout converge vers Alexander Zorbach , que ce dernier recoupe avec acharnement les pistes,de plus en plus désespéré, anéanti ,que le Voleur de regards écrit à Alina (mais oui, les aveugles font de l’ordinateur aussi) pour chercher à expliquer le pourquoi de ses actes,un jeu, selon lui, prenant sa source dans son enfance,thème de thriller psychologique récurrent. Inéluctablement,oui, le temps s’égrène, l’angoisse monte : réussiront ils à retrouver à temps les enfants?  Que veut  démontrer cet assassin  en mettant les liens paternels à l’épreuve, pourquoi a t il engagé cette partie avec le journaliste, à quelle fin? Et puis nous arrivons au final, nous laissant pantelants, encore sous le coup d’émotions intenses et le dernier round , KO debout.

Sébastien Fitzek, outre  un suspense, une progression dans l’intrigue implacablement maitrisée, fait de son roman une analyse la plus précise possible du monde de l’obscurité, de la cécité psychologique( comme dans beaucoup de romans policiers) mais aussi physique par le biais du personnage d’Alina, jeune femme aveugle depuis l’âge de 3 ans, ce qui est différent d’une aveugle née ainsi. Nous entrons dans un monde parfaitement inconnu de nous , voyants ,avec des réflexions sur nos façons d’être, nos a priori , nos maladresses vis à vis de ce  handicap. Une belle leçon d’humanité en plus d’une intrigue policière menée de main de maître.Chapeau Monsieur Fitzek!

Je vous conseille de lire aussi les remerciements écrits à la fin…C’est bourré de renseignements sur un ton humoristique qui allège quelque peu nos angoisses. Et maintenant , je ne peux que dire: A quand le prochain? 

 

 

 

Ça, c’est la faute de Leoned (et toc!!) Il a fait dernièrement un billet sur Luis Mariano, sur Georges Guétary  et sur  Dario Moreno .Et qui dit Dario Moreno dit Jacques Brel, dit l’Homme de la Mancha.

C’est Dario Moreno qui aurait dû endosser le rôle de Sancho Pança, ce qu’il a fait en Octobre 1968, date de la création à la Monnaie de Bruxelles. En Décembre, la troupe est à Paris au Théâtre des Champs Elysées. Hélas, Dario Moreno décède d’une hémorragie cérébrale le 1er Décembre et c’est Robert Manuel qui le remplacera au pied levé (Bravo à lui!!! ) et nous savons tous le succès qu’il rencontrera et rencontre encore dans la mémoire de ceux qui aiment Jacques Brel.

Tout ce blabla pour vous demander: saviez vous que l’Homme de la Mancha est à l’origine une …comédie musicale américaine? Livret de Joe Darion ,paroles de Dale Wasserman et musique de Mich Leigh

Tout part d’une pièce de théatre écrite par D.Wasserman qui met en scène la vie de Cervantès et celle de Don Quichotte,son personnage. Présentée à la télévision puis sur scène avec succès, le metteur en scène convainc le librettiste de la transformer en comédie musicale.Voilà qui fut fait deux ans plus tard en 1965.

Jacques Brel assiste à une représentation à New York au Carnégie Hall en 1967 et demande,ébloui, l’autorisation de l’adapter en français….Vous connaissez la suite….Il aura autour de lui Dario Moreno, puis Robert Manuel mais également cette chanteuse extraordinaire Joan Diener(1930-1976) qui fut la créatrice du rôle d’Aldonza/Dulcinéa.

 

 

                                                                         [youtube]http://youtu.be/Ai5jqMlxR2A[/youtube]

 

Je ne peux pas m’empêcher de mettre le final français (Avec Joan Diener qui ne parlait pas un mot de français!!.Petite anecdote: sa voix avait une étendue vertigineuse de  3 Octaves 1/2 ……) Sortez vos mouchoirs……..

 

[youtube]http://youtu.be/5O2SSco5BKQ?list=PLDF863D9B1ED67045[/youtube]

au choix….

Je ne vous ai pas parlé de trop (encore) de l’émission « The Voice » du samedi soir.J’ai suivi l’an dernier, un de mes petits chouchoux a été choisi pour être The Voice à juste titre, même si j’ai été déçue pour d’autres qui auraient également mérité ce titre.Mais il fallait un seul et unique vainqueur et ce fût LUI

Cette année, malgré les dires des coachs (pour rappel: Florent Pagny , Jennyfer, Garou et Louis Bertignac) je n’ai pas eu d’énormes coups de coeur .De petits tressautements oui sauf pour cet artiste qui, manifestement, n’a pas vraiment besoin de The Voice tant il est déjà un artiste accompli, à part entière. Sauf qu’il vient d’un monde tellement particulier que son souhait est , semble t il,d’évoluer et explorer d’autres horizons. Question: En est il capable? 

[youtube width= »640″ height= »480″]http://youtu.be/ZGNHAJpKbG4[/youtube]

 

12. mars 2013 · 1 commentaire · Catégories: Société · Tags:

Vu chez Nicole ce texte (aussi chez Moquelet et Mamapha)  qui fait réfléchir tout en nous amusant)

« Douce « vengeance des vieux ! »

« A la caisse d’un supermarché, une vieille dame choisit

un sac en plastique pour ranger ses achats.

La caissière lui reproche de ne pas se mettre à l’écologie et lui dit:
Votre génération ne comprend tout simplement pas le mouvement écologique.

Seuls les jeunes vont payer pour la vieille génération

qui a gaspillé toutes les ressources !

La vieille femme s’excuse auprès de la caissière et explique :
Je suis désolée, il n’y avait pas de mouvement écologiste de mon temps.

Alors qu’elle quitte la caisse, la mine déconfite, la caissière ajoute :
Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources

à nos dépens.

C’est vrai, vous ne considériez absolument

pas la protection de l’environnement dans votre temps !

 

Alors, un peu énervée, la vieille dame fait observer qu’à l’époque on retournait les bouteilles de verre consignées au magasin.

Le magasin les renvoyait à l’usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau : Les bouteilles étaient recyclées, mais on ne connaissait pas le mouvement écologique.

Elle ajoute :

De mon temps, on montait l’escalier à pied :

on n’avait pas d’escaliers roulants et peu d’ascenseurs.

On ne prenait pas sa voiture à chaque fois qu’il fallait se déplacer de deux rues :

On marchait jusqu’à l’épicerie du coin.

Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.

On ne connaissait pas les couches jetables : On lavait les couches des bébés.

On faisait sécher les vêtements dehors sur une corde à linge,

pas dans un machine de 3 000 watts.

On utilisait l’énergie éolienne et solaire pour sécher les vêtements.

On ravaudait systématiquement les vêtements

qui passaient d’un frère ou d’une sœur à l’autre.

Mais, vous avez raison, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.

On n’avait qu’une TV (quand on en avait…)

ou une radio dans la maison ; pas une dans chaque chambre.
Et la télévision avait un petit écran de la taille

d’une boîte de pizza, pas un écran de la taille de l’État du Texas.

On avait un réveil qu’on remontait le soir.

Dans la cuisine, on s’activait pour préparer les repas ;

on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques spécialisés

pour tout préparer sans efforts et qui bouffent

des watts autant qu’EDF en produit.

Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste,

on utilisait comme rembourrage du papier journal ou de la ouate,

dans des boîtes ayant déjà servi,

pas des bulles en mousse de polystyrène ou en plastique.

On n’avait pas de tondeuses à essence autopropulsées ou autoportées :

On utilisait l’huile de coude pour tondre le gazon.

On travaillait physiquement; on n’avait pas besoin d’aller dans un club de gym pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l’électricité.

Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.

On buvait de l’eau à la fontaine quand on avait soif.

On n’utilisait pas de tasses ou de bouteilles en plastique à jeter.

On remplissait les stylos dans une bouteille d’encre

au lieu d’acheter un nouveau stylo.

On remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter

le rasoir entier après quelques utilisations.

Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.

Les gens prenaient le bus, le métro,

le train et les enfants se rendaient à l’école à vélo ou à pied

au lieu d’utiliser la voiture familiale et maman comme un service de taxi 24 H sur 24.

Les enfants gardaient le même cartable durant plusieurs années, les cahiers continuaient d’une année sur l’autre, les crayons de couleurs, gommes, taille- crayon et autres accessoires duraient tant qu’ils pouvaient, pas un cartable tous les ans et des cahiers jetés fin juin, de nouveaux crayons

et gommes avec un nouveau slogan à chaque rentrée.

Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.

On n’avait qu’une prise de courant par pièce, et pas de bande multiprises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables aux jeunes d’aujourd’hui.

ALORS VIENS PAS ME FAIRE CH…

AVEC TON MOUVEMENT ÉCOLOGISTE !

Merci de ne pas imprimer ce message afin de préserver l’environnement.

Mais ne vous privez pas de faire suivre !

12. mars 2013 · 1 commentaire · Catégories: Société · Tags:

Vu chez Nicole ce texte (aussi chez Moquelet et Mamapha)  qui fait réfléchir tout en nous amusant)

« Douce « vengeance des vieux ! »

« A la caisse d’un supermarché, une vieille dame choisit

un sac en plastique pour ranger ses achats.

La caissière lui reproche de ne pas se mettre à l’écologie et lui dit:
Votre génération ne comprend tout simplement pas le mouvement écologique.

Seuls les jeunes vont payer pour la vieille génération

qui a gaspillé toutes les ressources !

La vieille femme s’excuse auprès de la caissière et explique :
Je suis désolée, il n’y avait pas de mouvement écologiste de mon temps.

Alors qu’elle quitte la caisse, la mine déconfite, la caissière ajoute :
Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources

à nos dépens.

C’est vrai, vous ne considériez absolument

pas la protection de l’environnement dans votre temps !

 

Alors, un peu énervée, la vieille dame fait observer qu’à l’époque on retournait les bouteilles de verre consignées au magasin.

Le magasin les renvoyait à l’usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau : Les bouteilles étaient recyclées, mais on ne connaissait pas le mouvement écologique.

Elle ajoute :

De mon temps, on montait l’escalier à pied :

on n’avait pas d’escaliers roulants et peu d’ascenseurs.

On ne prenait pas sa voiture à chaque fois qu’il fallait se déplacer de deux rues :

On marchait jusqu’à l’épicerie du coin.

Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.

On ne connaissait pas les couches jetables : On lavait les couches des bébés.

On faisait sécher les vêtements dehors sur une corde à linge,

pas dans un machine de 3 000 watts.

On utilisait l’énergie éolienne et solaire pour sécher les vêtements.

On ravaudait systématiquement les vêtements

qui passaient d’un frère ou d’une sœur à l’autre.

Mais, vous avez raison, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.

On n’avait qu’une TV (quand on en avait…)

ou une radio dans la maison ; pas une dans chaque chambre.
Et la télévision avait un petit écran de la taille

d’une boîte de pizza, pas un écran de la taille de l’État du Texas.

On avait un réveil qu’on remontait le soir.

Dans la cuisine, on s’activait pour préparer les repas ;

on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques spécialisés

pour tout préparer sans efforts et qui bouffent

des watts autant qu’EDF en produit.

Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste,

on utilisait comme rembourrage du papier journal ou de la ouate,

dans des boîtes ayant déjà servi,

pas des bulles en mousse de polystyrène ou en plastique.

On n’avait pas de tondeuses à essence autopropulsées ou autoportées :

On utilisait l’huile de coude pour tondre le gazon.

On travaillait physiquement; on n’avait pas besoin d’aller dans un club de gym pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l’électricité.

Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.

On buvait de l’eau à la fontaine quand on avait soif.

On n’utilisait pas de tasses ou de bouteilles en plastique à jeter.

On remplissait les stylos dans une bouteille d’encre

au lieu d’acheter un nouveau stylo.

On remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter

le rasoir entier après quelques utilisations.

Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.

Les gens prenaient le bus, le métro,

le train et les enfants se rendaient à l’école à vélo ou à pied

au lieu d’utiliser la voiture familiale et maman comme un service de taxi 24 H sur 24.

Les enfants gardaient le même cartable durant plusieurs années, les cahiers continuaient d’une année sur l’autre, les crayons de couleurs, gommes, taille- crayon et autres accessoires duraient tant qu’ils pouvaient, pas un cartable tous les ans et des cahiers jetés fin juin, de nouveaux crayons

et gommes avec un nouveau slogan à chaque rentrée.

Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.

On n’avait qu’une prise de courant par pièce, et pas de bande multiprises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables aux jeunes d’aujourd’hui.

ALORS VIENS PAS ME FAIRE CH…

AVEC TON MOUVEMENT ÉCOLOGISTE !

Merci de ne pas imprimer ce message afin de préserver l’environnement.

Mais ne vous privez pas de faire suivre !

En cette journée du 8 Mars, je parcours le Net de façon à trouver une chanson pour rendre hommage à la femme quelle que soit la manière

J’ai trouvé cette chanson et cette chanteuse parfaitement inconnue de moi et ce qui m’a décidée c’est que ,décidément, je suis « poursuivie » par ce peintre

Rappelez vous….. 

 

Il y a quelques années je m’étais inscrite à un blog d’écriture où j’ai sévi un nombre incalculable de fois: 2 .Pourquoi ai je abandonné? A dire vrai ,je ne sais pas trop.

Et puis j’ai découvert il y a quelques mois le blog d’YV qui ,en plus de ses critiques littéraires toujours très intéressantes ,est inscrit  à un blog d’écriture .Il y a quelques semaines je suis arrivée sur  le blog d’ASPHODELE,blog dans la même veine.

Alors je me suis décidée à vous montrer les quelques textes que j’avais écrit.Un regain d’envie d’écriture  

Pourquoi avoir choisi ce texte là? Parce que Yv avait eu pour consigne d’écrire autour d’un tableau de E.Hopper et le hasard faisant bien les choses j’avais du mettre des mots sur cette même oeuvre.

Alors je vous livre en pâture mon verbiage.J’aimerais avoir des critiques ,même et surtout négatives de votre part car c’est ainsi que le progrès peut se faire (et en disant cela je pense plus particulièrement à PICHENETTE, Yv  et à Asphodèle évidemment mais aussi à vous tous qui me faites l’amitié de passer par ici.)

 

 

 

La porte s’est ouverte avec un léger tintement. Dans l’encadrement elle se tenait là, immobile, comme hésitant à entrer. Un pas puis deux et elle pénétra dans le café.

D’un pas peu assuré, légèrement chancelant ,elle se dirigea comme une automate vers la table du fond, indifférente aux regards qui la dévisageaient. Elle s’y laissa glisser, les épaules courbées sous le poids d’une immense douleur, d’une immense solitude. Quand un expresso lui fut apporté, elle tint la tasse sans la porter à ses lèvres, perdue dans ses pensées.

Elle était belle mais semblait n’en avoir cure.

« Ne me regardez pas, laissez moi » criait tout son corps sanglé dans son manteau.

Le chapeau lui-même, pourtant d’une couleur pleine de vie, faisait comme une camisole autour de son visage blême.. Elle resta longtemps immobile pendant que son café refroidissait dans la tasse..

Les bavardages interrompus par son arrivée avaient repris mais plus sourds comme si les personnes présentes voulaient la laisser dans un léger brouhaha ,comme pour lui dire qu’ils étaient de tout cœur avec elle,qu’ils voulaient lui donner de la douceur et la ramener un peu à la vie…

Et puis elle sembla prendre son souffle, se releva et se dirigea vers la sortie. 

« Merci » dit elle d’une voix douce et un peu rauque. 

« Merci » dit elle avant de franchir cette porte qui faisait face au cimetière du village. Ce petit mot était le seul qu’elle prononçait, le seul que la patron du village entendait de sa bouche depuis 4 ans :quand elle venait chaque 1er Décembre sur la tombe de son mari et de sa fille morts dans un accident de voiture.

 

 

 Afin de continuer à évoquer le monde de » La mort n’ a pas d’amis » , je vous mets ce poème de Paul Eluard, premier poème qui ouvre un recueil nommé « Répétitions » 

C’est pour Eluard , la manière de dire son angoisse face à l’histoire d’amour qui s’ébauche sous ses yeux entre le peintre et sa femme Gala. Ils finiront d’ailleurs par vivre sous le même toit tous les trois.

Mais Gala rencontre Salavator Dali…Coup de foudre réciproque et pour lui, Gala divorcera de Paul Eluard pour se remarier avec le Catalan.

Si vous voulez mieux saisir la signification de ce poème, vous pouvez vous rendre LA .C’est extrêmement intéressant à lire 

 

Dans un coin l’inceste agile

Tourne autour de la virginité d’une petite robe.

Dans un coin le ciel délivré

Aux épines de l’orage laisse des boules blanches.

Dans un coin plus clair de tous les yeux

On attend les poissons d’angoisse

Dans un coin la voiture de verdure de l’été

Immobile glorieuse et pour toujours.

A la lueur de la jeunesse

Des lampes allumées très tard

La première montre ses seins que tuent des insectes rouges.

 

Parution le 7 Mars

Pour une fois, je précise la date de parution car j »ai eu la surprise et la joie de recevoir,envoyé par la maison PARIGRAMME que je remercie  il y a quelques semaines, sans que je l’aie demandé, le nouveau roman de Gilles Schlesser. Vous pensez bien que je ne pouvais qu’être excitée étant donné l’excellent souvenir que m’a laissé son précédent  roman Voyelles mortelles.

Je retrouvais Oxymore Baulay, tout allait bien….Eh! Pas si vite!! Non, ce n’est pas Oxymore Baulay mais Camille Baulay,dite Oxy pour les intimes.Nous ne sommes pas de nos jours mais en 1925…Voilà qui commençait bien et aiguisait ma curiosité car pour une fois, il n’y a pas de personnage récurrent mais un nom récurrent. Et un tel patronyme ne peut que vouloir dire filiation …Cette Camille serait donc la grand mère de notre Oxymore Baulay.

Nous voilà donc en 1925. Des meurtres sont commis , mis en scène , comme sortis d’un tableau de MaxErnst Au rendez vous des amis   (Clic sur le tableau pour avoir des renseignements supplémentaires)

Une fois n’est pas coutume je vous mets cette oeuvre , élément intéressant et central de ce roman.Nous sommes en pleine période surréaliste et je suis sûre que des noms comme André Breton, Louis Aragon, Paul Eluard, Jacques Prévert, Salvator Dali pour ne citer que quelques uns de ces artistes engagés dans un mouvement qui remet en question   l’art et la société ,qui emploient de nouvelles techniques d’écriture ou de peinture comme l’écriture automatique, ces noms, donc, ne vous sont pas inconnus.

Alors l’histoire..Camille Baulay est journaliste et de ce fait appelée quand un crime est commis pour qu’elle puisse en avoir la primeur par le commissaire Gardel avec lequel elle a des rapports privilégiés. Camille est la femme qui fait rêver par son audace, son indépendance, sa liberté de ton et de vie.Ne pas oublier l’époque…Elle est la maitresse secrète, évidemment,  de Blanche ,femme du député Dieuleveult.Elle est un paradoxe à elle toute seule et c’est ce qui fait son charme et capte le lecteur.

Pour les besoins de l’enquête, les meurtres se succédant un peu trop au goût des policiers et des élus, elle plonge chez cette bande de personnes bizarres , les Surréalistes, les premiers à être soupçonnés évidemment. N’ont ils pas publié une nouvelle revue « La révolution surréaliste » dans laquelle on peut lire:

Nous sommes nés pourris dans le corps et dans l’âme,nous sommes congénitalement inadaptés;supprimez l’opium, vous ne supprimerez pas le besoin du crime,les cancers du corps et de l’âme, la propension au désespoir,le crétinisme-né,la vérole héréditaire, la friabilité des instincts,vous n’empêcherez pas qu’il n’y ait des âmes destinées au poison quel qu’il soit » signé par un certain Antonin Artaud? (Cf ICI le texte complet).Ne disent ils pas que  le véritable surréalisme consiste à descendre dans la rue armé d un revolver pour tirer sur les passants

Et c’est ainsi que nous voyons vivre ces grands Hommes ..Imaginez! Vous allez avec Camille chez Paul Eluard ou bien Louis Aragon. Vous êtes sous le charme de Robert Desnos , tout comme Camille Quand je vous disais qu’elle était un paradoxe sur pattes…Héhéhé…De là à penser que Oxymore Baulay de 2010 , journaliste également, je vous le rappelle, est le petit fils de….Non, tout de même pas… mais…

Voilà que Blanche est assassinée, également à la manière surréaliste, et, cette fois, tous les indices convergent vers Camille qui n’a plus qu’à disparaitre et se mettre à la recherche de l’assassin ou des assassins…

Je sais que je ne vous parle pas trop de l’intrigue qui , comme pour Voyelles mortelles, est extrêmement bien menée.L’intérêt que j’ai porté à ce roman est pour le monde dans lequel nous évoluons.Tout est prétexte à approfondir les connaissances sur ce mouvement qui a marqué son temps. Chaque citation est vraie, c’est sur un véritable travail de recherche qu’est basé le roman, et ce dès le titre! La véritable citation est : « La mort n’a généralement pas d’amis sincères » et est de Alexandre Vialatte , journaliste et écrivain du début du XXème siècle.

Gilles Schlesser, érudit, esthète, amoureux de Paris qu’il nous fait découvrir comme Woody Allen nous l’a fait voir avec son Minuit à Paris et les rencontres avec d’autres monstres sacrés de la littérature et de la peinture, nous entraine et nous fait entrer dans ce petit cosmos d’extra terrestres qui font peur , nous fait assister à des réunions , à une séance d’écriture automatique ou rêve éveillé, à la création d’un cadavre exquis, le premier semble t il.

Il nous montre l’Ego parfois démesuré de certains, les faiblesses des autres,les mesquineries,  les rivalités entre eux. Il m’a incitée à me documenter tout en ne négligeant pas l’aspect purement polar. J’ai jubilé en le lisant tout comme je jubile en vous en parlant.Je ne peux que vous dire de dévorer ce roman, lire ou relire ses Voyelles mortelles  en attendant que paraisse un 3ème tome avec ,cette fois ci,un autre Bauley qui ferait le lien entre Camille et Oxymore, la boucle serait alors bouclée. 

Un livre riche qui nous donne l’impression d’être plus cultivé avant qu’après , ma foi, ce n’est pas tous les jours que cela se produit.

 

Le crabe a encore gagné la partie et nous enlève un artiste complètement déjanté, hors sentiers battus. Il agaçait, exaspérait, ou bien ,au contraire, enchantait. Avec lui, point d’indifférence en tout cas.

Un article sur le même sujet est chez Leoned. Il a mis un autre extrait alors n’hésitez pas à lui rendre visite et découvrir son univers.

 Jerôme Savary, touche à tout , souvent avec bonheur, souvent avec limite mauvais goût, mais toujours tendresse, humour. Avec lui, il fallait enlever ses oeillères, ce qui n’est pas mal en soi. On sortait secoué , le sourire aux levres et le rêve plein la tête.

Un tout petit tour, LA, de carrière et puis un extrait de sa Périchole.Moi qui l’ai jouée de façon classique, j’ai été déroutée tout d’abord en puis ensuite… un grand éclat de rire. Irrévérencieux , démesuré, provocateur mais finalement, j’aurais du mal à revoir cette oeuvre que j’adore montée d’une façon conventionnelle 

Le Monsieur au costume militaire blanc est Jérôme Savary himself…Je vous ai mis le final de l’Acte I mais il y a d’autres extraits sur Youtube 

Petit message perso: Leoned…Là, tu aurais besoin de klennex mais pour essuyer tes larmes de rire….

[youtube]http://youtu.be/CRz8Iyq9RTM[/youtube]