Edit du 24/02/2013 Meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure actrice, meilleur acteur et meilleur scénario original, sans surprise, le raz de marée Amour de Michael Haneke a tout emporté sur son passage lors de la 38e cérémonie des Césars.(Express)

 César. 5 trophées pour Amour, grand vainqueur de la 38e cérémonie (Ouest France)

Je remonte cet article au vu de toutes les récompenses que ce film a reçues. Maintenant, en route pour les Oscars….

 

 Je suis allée voir ce film hier, palme d’or 2012. Je me doutais que la gaité ne serait pas au rendez vous mais là…Il m ‘a rarement été donné  de ressentir d’un bout à l’autre autant d’empathie,autant d’Amour face à ces deux monstres sacrés bouleversants de naturel.

La salle partageait mon émotion ,raclements de gorge, soupirs et (discrets) reniflements venant l’attester.Il faut dire aussi que la moyenne d’âge était de 60 ans? et forcément,on devait avoir tous rencontré,imaginé,eu peur de cette situation ou même,tout simplement vécu la fin de vie d’un proche, père ou mère.

Michel Haneke nous raconte l’histoire d’un couple d’octogénaire.Tous les deux anciens professeurs de musique , extrêmement unis, et parents d’une fille , également musicienne mais qui vit à l’étranger.

Dès les premières images , on est dans le drame ou plutot la fin du drame.Et puis, on déroule les quelques jours, semaines, mois qui ont précédé cette issue .

Georges et Anne donc.Couple paisible uni par, entre autre, l’amour de la musique, qui vont au concert donné par un ancien élève d’Anne, un pianiste dont la carrière démarre, Alexandre Tharaud (qui joue son propre rôle) 

Et puis , le drame. Anne fait un AVC .Entrée en clinique pour l’opérer, elle fait partie des 5% de personnes pour lesquelles l’opération échoue et aggrave le cas.Elle reste paralysée du côté droit.

Michael Haneke ne nous édulcore rien.Nous sommes dans la réalité dans tout ce qu’elle peut avoir de trivial ,les WC , la toilette, la nudité. George a promis à sa femme qu’elle ne retournerait pas à l’hopital, quoi qu’il arrrive.Et malgré tout le travail, toutes les difficultés de la vie au quotidien , il respecte sa promesse.

Quand tout se complique, il fait appel à une puis deux infirmières (moment intense quand nous voyons l’une d’elle s’occuper d’Anne.Certains spectateurs n’ont pas pu se retenir de protester…) et puis la conséquence , quand George congédie cette femme…

Je ne veux pas tout raconter.D’abord les mots sont tellement pauvres face à cette tragédie.Face à cet Amour merveilleux de deux êtres qui se respectent dans les moindres gestes, les moindres mots. Dignes, jusqu’au bout.

L’interprétation est bouleversante d’authenticité.J’ai été tétanisée par Emmanuelle Riva ravagée par la paralysie qui gagne progressivement du terrain, submergée d’émotion devant des scènes mère- fille , mari et femme. George, Jean Louis Trintignant, qu’on voit se déplacer avec difficulté, qui soulève Emmanuelle Riva pour tenter de lui redonner une certaine mobilité, un George qu’on voit complètement dépassé devant sa femme qui ne peut plus manger sans s’étrangler et qui renonce…

Comment ne pas se projeter devant ce phénomène de société qui ira croissant puisqu’on vit de plus en plus vieux? Comment ne pas se poser la question: Et moi, qu’est ce que je ferais? Est ce que j’aurais la force de faire ce que George fait (et fera) pour sa femme?

Nous sommes si mal aidés quand quelqu’un ne veut pas aller à l’hôpital pour y mourir. Dans la réalité, pas grand chose n’est fait pour une hospitalisation à domicile.Tout est si long pour se mettre en place! 

Des dialogues ciselés, un rythme lent,des images surprenantes,un acteur à deux pattes  qui l’est aussi mais qui finit par vous faire pleurer comme un bébé tant la symbolique est lourde et le geste de Trintignant poignant.

Quel beau film!! Il me faut bien finir de vous en parler mais il y a tant à dire! Allez le voir…je ne peux que vous dire cela

 

[youtube]http://youtu.be/MHou2301trA[/youtube]

 

                      

 

Edit du 24/02/2013 Meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure actrice, meilleur acteur et meilleur scénario original, sans surprise, le raz de marée Amour de Michael Haneke a tout emporté sur son passage lors de la 38e cérémonie des Césars.(Express)

 César. 5 trophées pour Amour, grand vainqueur de la 38e cérémonie (Ouest France)

Je remonte cet article au vu de toutes les récompenses que ce film a reçues. Maintenant, en route pour les Oscars….

 

 Je suis allée voir ce film hier, palme d’or 2012. Je me doutais que la gaité ne serait pas au rendez vous mais là…Il m ‘a rarement été donné  de ressentir d’un bout à l’autre autant d’empathie,autant d’Amour face à ces deux monstres sacrés bouleversants de naturel.

La salle partageait mon émotion ,raclements de gorge, soupirs et (discrets) reniflements venant l’attester.Il faut dire aussi que la moyenne d’âge était de 60 ans? et forcément,on devait avoir tous rencontré,imaginé,eu peur de cette situation ou même,tout simplement vécu la fin de vie d’un proche, père ou mère.

Michel Haneke nous raconte l’histoire d’un couple d’octogénaire.Tous les deux anciens professeurs de musique , extrêmement unis, et parents d’une fille , également musicienne mais qui vit à l’étranger.

Dès les premières images , on est dans le drame ou plutot la fin du drame.Et puis, on déroule les quelques jours, semaines, mois qui ont précédé cette issue .

Georges et Anne donc.Couple paisible uni par, entre autre, l’amour de la musique, qui vont au concert donné par un ancien élève d’Anne, un pianiste dont la carrière démarre, Alexandre Tharaud (qui joue son propre rôle) 

Et puis , le drame. Anne fait un AVC .Entrée en clinique pour l’opérer, elle fait partie des 5% de personnes pour lesquelles l’opération échoue et aggrave le cas.Elle reste paralysée du côté droit.

Michael Haneke ne nous édulcore rien.Nous sommes dans la réalité dans tout ce qu’elle peut avoir de trivial ,les WC , la toilette, la nudité. George a promis à sa femme qu’elle ne retournerait pas à l’hopital, quoi qu’il arrrive.Et malgré tout le travail, toutes les difficultés de la vie au quotidien , il respecte sa promesse.

Quand tout se complique, il fait appel à une puis deux infirmières (moment intense quand nous voyons l’une d’elle s’occuper d’Anne.Certains spectateurs n’ont pas pu se retenir de protester…) et puis la conséquence , quand George congédie cette femme…

Je ne veux pas tout raconter.D’abord les mots sont tellement pauvres face à cette tragédie.Face à cet Amour merveilleux de deux êtres qui se respectent dans les moindres gestes, les moindres mots. Dignes, jusqu’au bout.

L’interprétation est bouleversante d’authenticité.J’ai été tétanisée par Emmanuelle Riva ravagée par la paralysie qui gagne progressivement du terrain, submergée d’émotion devant des scènes mère- fille , mari et femme. George, Jean Louis Trintignant, qu’on voit se déplacer avec difficulté, qui soulève Emmanuelle Riva pour tenter de lui redonner une certaine mobilité, un George qu’on voit complètement dépassé devant sa femme qui ne peut plus manger sans s’étrangler et qui renonce…

Comment ne pas se projeter devant ce phénomène de société qui ira croissant puisqu’on vit de plus en plus vieux? Comment ne pas se poser la question: Et moi, qu’est ce que je ferais? Est ce que j’aurais la force de faire ce que George fait (et fera) pour sa femme?

Nous sommes si mal aidés quand quelqu’un ne veut pas aller à l’hôpital pour y mourir. Dans la réalité, pas grand chose n’est fait pour une hospitalisation à domicile.Tout est si long pour se mettre en place! 

Des dialogues ciselés, un rythme lent,des images surprenantes,un acteur à deux pattes  qui l’est aussi mais qui finit par vous faire pleurer comme un bébé tant la symbolique est lourde et le geste de Trintignant poignant.

Quel beau film!! Il me faut bien finir de vous en parler mais il y a tant à dire! Allez le voir…je ne peux que vous dire cela

 

[youtube]http://youtu.be/MHou2301trA[/youtube]

 

                      

 

EDIT du 19/02/2013 

Si vous voulez entendre des extraits du film (et autres) rendez vous sur le blog de LEONED qui vient de faire un article sur le sujet!

 

 

 Je vous  avais parlé de la parution sur grand écran de LA comédie musicale de tous les temps, Les Misérables. Cette fois , on y est! J’y suis allée avec ma fille hier.

Je sais que certain attend ma chronique (il va même faire un commentaire déjà prêt, puisqu’il m’a devancée en allant le voir vendredi, sans avoir lu mon blabla, m’a t il prévenue! ) et puis de toutes manière je ne pouvais pas ne pas en parler.

Je vais d’abord parler musique et voix.Comme ça, le sujet qui « fâche » aura été traité.Je dis le sujet qui « fâche » parce que j’avais lu pas mal de critiques avant d’aller me rendre compte par moi même.Il y avait ceux qui ne savaient pas que le film était tiré de la comédie musicale , elle même tirée de l’oeuvre de Victor Hugo.Evidemment on peut comprendre que ça les ait surpris: « Tout est chanté! » Ben oui…

Il y a ceux qui savaient et qui n’ont pas supporté « la mauvaise qualité vocale » Là aussi , je pourrais dire qu’il paraissait évident que les voix ne pouvaient être de qualité égale à celles des artistes de comédie musicale sur scène.Ce sont des acteurs avant tout,certains avaient tâté de la comédie musicale parfois mais de là à dire qu’ils savent chanter…Car oui, n’en déplaise à Nagui (que par ailleurs j’aime bien en tant qu’animateur) chanter de la comédie musicale, ça s’apprend! Il y a même des écoles pour ça, dites donc!! Et tout le monde n’est pas capable de le faire .

Maintenant j’en arrive aux prestations vocales des acteurs. Hugh Jackman, Jean Valjean, se défend.Oh non, pas parfait mais là où il ne parvient pas à chanter les notes il  met son énergie de comédien qui fait qu’on se fiche du résultat vocal. Heureuse surprise pour son Bring him home, superbe air qui nécessite une technique à toute épreuve. Il ne l’a pas réussi aussi bien que Colm Wilkinsom que je vous ai mis en lien, loin, très loin, s’en faut mais je dirai de façon honorable.

Clin d’oeil également à la comédie musicale puisque c’est Colm Wilkinsom, le Valjean du Xème  anniversaire qui joue l’Evèque.Il a bien vieilli, la voix fragilisée par l’âge est bien loin d’être aussi belle qu’avant et une émotion supplémentaire s’en dégage.

La Fantine de Anne Hathaway est, elle aussi ,pas si mal.J’avoue avoir été complètement retournée au moment de sa mort. Son I dreamed a dream auparavant était plutôt bien.Interpreté avec justesse, une belle actrice qui n’a pas hésité à se faire taillader les cheveux en direct pour les besoins du film.

J’en viens à Russel Crowe, Javert.C’est hélas la plus mauvaise voix. Il a pourtant quelques notes interessantes mais c’est quand même éprouvant que de l’entendre.Son suicide n’est pas mal cependant,même si du point de vue mise en scène, on ne comprend pas le décalage entre sa dernière note, dernier cri devrais je dire de désespoir et sa décision de sauter.Habituellement c’est fait de façon conjointe ou presque.

Sacha Baron Cohen et Helena Bonham Carter ,Les Thénardiers, incarnent très bien ce peuple de filous et de gredins, prêts à toutes les bassesses.Mais j’ai trouvé que là où ils apportaient normalement un souffle de drôlerie, dans le film ils n’ont absolument rien de comique.Au contraire, ils alourdissent l’ambiance, font vriller les nerfs par leur méchanceté à l’état pur.Comment ont ils pu mettre au monde des enfants Eponine et Gavroche (très bien aussi , enfant ou adulte) qui ne leur ressembleront pas ? 

Les choeurs bien menés, rien à en dire.

La deuxième partie , celle des barricades est servie par des jeunes gens qui ont une voix alors évidemment c’est plus simple, plus agréable.

Maintenant, j’en arrive au film proprement dit. J’ai aimé.Voilà . Une mise en scène telle que je l’attendais, Victor Hugo bien présent dans la description du peuple miséreux,misérable, Victor Hugo le contestataire de son temps et hélas d’actualité car quelque part, si nous avons progressé , l’oppression populaire est toujours présente et les riches s’en tirent toujours.

La misère montrée , violente , les riches ne comprenant rien à ce qui se passe, malgré la Révolution de 1789. Certains trous de l’histoire de Hugo comblés, des musiques composées pour la circonstance par A.Boublil,C.M.Schönberg .

Des frissons quand ,au moment de l’enterrement du général Lamarque , quand son corbillard passe lentement dans les rues de Paris, les jeunes révolutionnaires entonne mezza voce A la volonté du peuple rejoints progressivement par le peuple. C’est le signal de la révolution, la révolte plutôt puisque personne ne suit ces jeunes idéalistes, prêts au sacrifice , qui ne manquera pas, pour que le gouvernement soit renversé.La construction de la barricade sur laquelle tous viendront mourir est faite par les acteurs eux mêmes, au moment de la prise de vue ,du coup la vraisemblance est accentuée.Clin d’oeil à la comédie musicale sur scène, le dernier tableau rappelle celui de Broadway.

Les larmes quand Marius, seul rescapé de cette boucherie vient pleurer ses amis Son empty chairs, empty tables est bouleversant (écoutez le) tout en retenue, en murmures presque.Chez lui pas de révolte mais un immense désespoir.

Le parti pris du réalisateur de faire chanter ses acteurs en live, au moment des prises de vue n’est pas si mauvais.Il donne de la puissance à l’émotion, les visages en gros plans ne laissent rien passer au niveau jeu d’acteur. Ce n’est plus totalement du grand spectacle c’est aussi de l’intime.J’ai adhéré à cette vision de l’oeuvre.Au cinéma on peut se permettre cela, sur scène, c’est bien plus difficile vu la distance entre les acteurs et le public.

Je ne vais pas continuer à tout décortiquer, je voudrais simplement vous avoir convaincus d’aller voir ce film. Ce beau film.Et si vous voulez entendre de vraies voix , allez à Londres  ou bien regardez le Xeme ou le XXV eme anniversaire de cette oeuvre majeure de la comédie musicale.

Dans la salle régnait le silence, personne n’est sorti avant la fin,l’émotion se lisait sur tous les visages au retour des lumières.Bon public? Peut être…Thème qui n’a pas fini de soulever les peuples, merci à Victor Hugo.Merci à CM Schönberg et Alain Boublil de permettre à cette oeuvre de poursuivre sa route, incitant peut être certains à lire le roman,à réfléchir aussi à la place du peuple dans la société actuelle.Et maintenant merci à Tom Hooper qui aura contribué à la découverte par certains de cette comédie musicale.Il est fortement décrié, accusé entre autre d’avoir voulu faire pleurer…Pas besoin de lui pour cela, la musique toute seule y contribue.

[youtube width= »640″ height= »480″]http://youtu.be/IuEFm84s4oI[/youtube]

 Partagée, j’ai été partagée à la lecture du 6ème roman d’Anne Calife que je connaissais pas.

Tout d’abord l’histoire. Celle d’une jeune auteure qui présente son premier livre au Salon du même nom.Là, elle y fait la rencontre ,très courte, pour ne pas dire furtive d’un journaliste venant lui aussi faire la promotion de son roman.Ils se parlent 1/2 heure, elle, complètement en apnée « Mes sens étaient tellement en alerte débordant de mon regard,mon ouïe, mon odorat, que je n’arrivais plus à analyser ce que je ressentais… devant cet homme plus âgé qu’elle « la peau fine et froissée comme une fleur fanée;autour de lui cette aura bleu-blond-gris, un peu méprisante, ordonnant distance-distance-tenez-vous-loin-de-moi-car-je-suis-important ».Il lui donne son téléphone.Elle l’appelle pour pouvoir être encore être en contact avec lui mais c’est un entretien sur un ton bref et sec sans sourire ni intonation, d’ailleurs il n’a plus le temps.

Il faut que je vous laisse , conclut il.

En effet , il m’a abandonnée.Cela me fit l’effet d’un varech lamentablement échoué sur le sable

 Les échanges ne s’arrêtent pas là. Quelques autres appels renouvelant la même déception.Nous sommes au début d’internet et un jour le journaliste lui donne son adresse mail.

Et là, ce sont des milliers de mails échangés entre eux dont nous ne connaitrons guère la teneur , du moins du coté masculin. 

Anne Calife nous plonge dans le cerveau de cette jeune femme fragile émotionnellement, sans grands repères paternels. Son père, dans les années 70,était passionné par ce tout nouveau moyen de communication qu’est l’ordinateur et disparassait complètement derrière l’écran, abandonnant sa fille de 6 ans pour le monde virtuel.Donc, méfiance vis à vis d’Internet et des mails ..Mais voilà, c’est le seul moyen qu’elle a d’avoir des contacts avec cet homme qui la fascine.

Elle, elle se livre, expliquant ses peurs et ses angoisses, se dénudant complètement devant Lui, cet homme qui lui répond quand il a le temps, avec des mots durs,blessants ,destabilisants. Quand elle réagit devant tant de méchancetés avec virulence, violence parfois selon ses termes, il sait la reconquérir en lui adressant des mots tendres, doux, des petits surnoms.En un mot il l’a manipule,la détruisant petit à petit. Syndrôme de Stockolm , la prison étant celle du virtuel, de l’écran derrière lequel n’importe qui peut se cacher.

Jamais il n’acceptera un rendez vous , un échange yeux dans les yeux.Elle s’inclinera devant cette autre exigence, non sans mal certes mais elle s’inclinera.Le temps passe, les années, oui les années, s’écoulent, Elle murit semble t il …

Les chapitres du livre vont de A à O montrant l’évolution mentale progressive de cette jeune fille A Amorce, B Balle les mails envoyés étant comme des balles échangées, envoyer/recevoir….O Oeil, ouvrir les yeux.

C’est un livre sur cette nouvelle forme de communication, d’addiction ,qui ouvre un abîme pour les personnes fragiles et solitaires déjà sur le fil du rasoir. Tout au long de ce court roman, je me suis dit qu’elle allait réagir, ne pas se laisser engloutir , détruire par cet homme qu’au fond elle ne connait pas, dont elle ne sait rien puisque jamais il ne dira la moindre chose personnelle.

Qui est il cet homme? Qu’est ce qui le pousse à entretenir cette correspondance qu’ il dit détruire à peine lue ? Est il lui même si seul qu’il ne peut s’en empêcher ? Est il si sadique, si peu sûr au fond de lui , qu’il a trouvé en cette jeune écrivaine une victime idéale puisque consentante même si parfois elle se rebelle? 

Le livre finit presque comme il a commencé.Les mots sont quasiment les mêmes, à quelques nuances près mais d’une grande importance.Le style est sans concessions, interieur dévoilé, ressenti,bref, incisif, quasi clinique. 

J’avoue l’avoir lu en deux fois , laissant quelques jours entre les deux lectures.J’éprouvais l’envie de savoir comment tout cela allait finir , je sentais que ce n’était pas un livre rose à offrir à la Saint Valentin comme l’était Quand souffle le vent du nord (et sa suite que je n’ai pas chroniquée) et en même temps je ressentais un malaise indéfinissable, partagée que j’étais de la secouer en lui disant de ne pas perdre son temps avec ce malade, que la vraie vie passait sans elle. Freud aurait sûrement été d’accord en disant qu’à travers cette relation elle recherchait l’attention du père, l’approbation ( elle lui a envoyé des manuscrits pour lui demander son avis , sachant qu’elle lui donnait là une excellente occasion de la briser, car quoi de plus fragile qu’un écrivain qui démarre un livre, son bébé ? Et bien entendu c’est ce qui est arrivé.)

Quelques réflexions sur l’écriture aussi mais dans l’ensemble un livre lu sans grand plaisir,sans grand intérêt. Dommage.

Merci aux Editions The Menthol House qui me l’a envoyé 

Je repense tout d’un coup que nous sommes le 1er Février et qu’il y a un rendez vous que je néglige depuis très longtemps..Celui de Patricia.Je vais essayer de me rattrapper…

(clic)

Il était une fois, une petite (clic) qui voletait deci dela, cahin caha et s’était posée sur une très jolie vidéo.

 

 

Une  (Clic) au teint lumineux et velouté rendit visite à cette gentille mouche (Oui, je sais, comment a t elle fait puisqu’elle n’ a pas de jambes? Imaginez le!!  )

et tomba sous le charme de la dite vidéo.Ni une ni deux, elle décida de partager avec ceux qui venaient la voir en son jardin.

Voletant gaiement vers son amie, un   a son tour décida d’en faire profiter les autres quatre ou  deux pattes qui lui donnaient le plaisir d’une visite.

Et c’est ainsi que de naturelle, cette histoire devint musicale…..

[youtube]http://youtu.be/If_T1Q9u6FM[/youtube]