Mais cette fois c’est ma fille qui a eu envie de s’y mettre…Et en très peu de temps elle a écrit ça.

 

  • Mesdames et Messieurs attention ça va commencer ! Nous sommes un jour très spécial ! Cette course est diffusée à Hermonville et Haussignemont ! Bientôt ce sera dans le MOOONde entier !

 

  • Mais présentons tout d’abord les concurrents ! Haricot, venu tout droit d’Haïti, nous fait l’honneur d’être ici ce soir. Clémentine, une bien belle rousse, vient ,elle, de Hongrie ! Et Houx, vient de notre région Messieurs Dames ! Oui ! Exactement de Hauvillers !

  • Oh je vois qu’ils s’échauffent… Attention, ils vont commencer à courir !

  •  

– Oui en effet Harry ! Ils sont prêts ! Attention… Attention… PARTEZ !

– Ça y est ! Les voilà partis ! Haricot double Clémentine par la gauche ! Il court à tout allure ! Il veut gagner !

– Houx, par contre, est un peu en retard… Il refuse de courir aujourd’hui…

  • Je vois cela Hélène. Oh mais regarde ! Il a enfin trouvé sa motivation ! Il fonce tout droit sur Clémentine !!

Que veut-il faire ? AAAH ! Quel saut périlleux ! Il la double en sautant par dessus elle ! Ce qui la ralentit considérablement !

 

– Allez Clémentine ! Plus vite ! Ouhlà ! L’horloge tourne ! Je rappelle aux téléspectateurs qu’il y a un temps imparti. Il ne reste encore plus qu’une minute et trente secondes ! Mais mais ! Haricot a renversé le pot d’Hortensia !

– Mais oh ! Ils sortent du terrain ! Clémentine réussit à rattraper son retard ! OOH ! Elle a donné à Houx un coup de patte qui le fait se cogner contre un hêtre ! Est-il blessé ? Non ! Il se remet en course !

– Qu’en est-il de Haricot ? Il s’approche de la cible ! Attention il va gagner !! Non ! Il n’a pas réussi ! Pourquoi donc ? Avez-vous réussi à voir, Hélène ?

– Oui ! Il s’est pris les pattes dans l’hélicoptère qui traînait là bas ! Qui l’a laissé là ?

– Ne me regardez pas ainsi ! Je n’y suis pour rien !

  • Ooh ! Clémentine a attrapé le hamster mécanique ! Elle a gagné ! Le temps imparti est finiiiii ! Mesdames et Messieurs, voilà la course terminée ! Quelle épreuve !

  • Clémentine gagne le prix de l’hirondelle, Haricot, étant juste derrière elle, remporte le prix de l’huître ! Et Houx… Où est-il passé ? Il gagnera le prix de l’huile.

– Tout juste, Hélène ! Car l’huile, ça glisse et Houx est à terre ! Houx est à terre !! C’est le hochet du petit Sébastien qui traînait là ! Quelle hyène celui-là !

– On dit « quelle teigne », Harry. Voilà mesdames et messieurs, le concours est terminé. Applaudissez aussi Hamster le rongeur venant du Honduras et…

 

 

– Les enfants ! Cela suffit ! Laissez les chats tranquilles ! Venez manger le Hachis parmentier !

– On arrive, maman ! On dit au revoir aux téléspectateurs ! Au revoir ,téléspectateurs !

 

                                                                                      signature flo

Pour la 1ère fois je me lance dans la communauté de Anne -Lise « le bachot du dimanche »

Elle nous a crypté 2 strophes d’un poème ,gentiment donné une indication pour trouver l’énigme et enfin souligné les mots avec lesquels on devra faire un texte…

C’est un poème de Victor Hugo (dès les 1ers mots « traduits » je me doutais bien de qui cela pouvait être…Style inimitable…) et comme dit Anne -Lise  » : »de saison » 

Il fait froid

L’hiver blanchit le dur chemin

Tes jours aux méchants sont en proie.
La bise mord ta douce main ;
La haine souffle sur ta joie.

La neige emplit le noir sillon.
La lumière est diminuée..
Ferme ta porte à l’aquilon !
Ferme ta vitre à la nuée !

Vous pouvez retrouver l’integralité de ce poème  ICI

 

 

Maintenant,le plus dur … 

 

                                           5281392274_c2ccbbb0a1.jpg (Photo Flickr)

 

Elle se tient droite,immobile,face au long et étroit chemin bordé d’arbres.Elle hésite,regarde autour d’elle pour être bien sûre.Oui,c’est celui là.Là bas, un peu plus loin,un buisson et puis il y aura un banc.Non! LE banc.Celui sur lequel elle s’était assise pour se reposer en ce jour de printemps,écouter les oiseaux chanter,se baigner dans la douce chaleur du soleil.Elle avait fait quelques pas en chantonnant,cueillant quelques fleurs, heureuse du cadeau que la vie lui avait apporté.Et c’est en revenant vers le banc que son bonheur avait éclaté en mille morceaux dans un long hurlement d’agonie.

 

Etrange silhouette longiligne qui commence à marcher ,semblant étrangère au froid qui règne en cet hiver rigoureux ,insensible au souffle de l’aquilon,ce vieillard aux cheveux blancs désordonnés qui,sans pitié, lui mord le visage ,s’engouffre violemment dans ses vêtements ,lui bleuit les membres et les lèvres.

Elle s’enfonce dans la neige immaculée éclairée d’une lumière pâle qui troue la nuée.Il faut qu’elle parvienne jusqu’au banc et peut être que cette fois là elle le retrouvera .Des jours et des jours se sont passés depuis la disparition d’Hadrien,elle le sait bien ,mais l’espérance est encore tapie au fond de son coeur.

Ses pas se font plus lourds ,la fatigue l’envahit,mais elle avance,plus lentement sans doute ,mais elle avance,tête baissée,luttant contre l’angoisse et le sommeil qui menace de la terrasser.Elle tiendra car cette fois il sera là.Il l’accueillera avec ce sourire si lumineux qui la faisait fondre de bonheur.

– Que faites -vous là Héléna? 

Une voix grave la tire de son état de transe .Elle dévisage,hagarde,l’homme qui vient de lui mettre une couverture sur les épaules et envelopper son corps revêtu d’une chemise de nuit.D’autres hommes surgissent,l’arrachent à la neige et malgré ses gémissements et ses protestations la sanglent sur un brancard .Très rapidement ils rejoignent un bâtiment éclairé ,montent un étage ,entrent dans une jolie chambre décorée avec raffinement , la déposent doucement dans un lit sur un matelas chauffant et couvrent d’une couette moelleuse son corps squelettique.

– Vous êtes encore partie le chercher, Héléna? 

L’homme à la voix grave et douce est encore là.N’obtenant aucune réponse ,il soupire ,lui caresse légèrement la joue et  dit:

-Dormez maintenant.Il faut être en forme pour demain quand votre mari viendra vous voir.

 

Héléna entend la porte se refermer doucement

– Docteur,depuis combien de temps cherche t elle son fils? 

– Quatorze ans ,Françoise,depuis quatorze ans.