livre Livre en partenariat avec Vincent des Agents littéraires et les Editions « les nouveaux auteurs » (2ème fois avec eux puisque j’ y avais découvert  « Psychose au 36 » de Hervé Jourdain).

Avant toute chose j’aimerais beaucoup remercier Vincent des Agents Littéraires pour sa gentillesse et ses quelques mots de soutien à un moment difficile pour moi…

 

Je n’ai pas l’habitude de lire ce que j’appelle des livres régionaux.Mais l’occasion s’est trouvée alors pourquoi pas?

Dès le départ j’ai été accrochée par le style de l’auteur qui sait employer les mots pour en faire de belles envolées lyriques et poétiques

 

« Autour de lui,la nature paraissait comme pétrifiée,attendant avec fatalité la petite mort automnale.Plus bas,les bouleaux commençaient à se défaire de leurs habits d’été ,ne gardant pour la froide saison que d’austères écorces s’effilochant au gré des vents.Etranges silhouettes de mendiants dégingandés vêtus de haillons ».

 

C’est l’histoire de Zian ,enfin ,Jean « comme son grand père« ,jeune homme de 18 ans qui arrive dans un petit village des Alpes et part très tot avec tout son matériel de peche.Jour de pêche…

(Petite parenthèse…En lisant ce prénom de « Zian » je me suis retrouvée au temps où je dévorais Frison Roche ,Zian étant le nom du héros de la grande crevasse (entre autre))

 

C’est l’histoire d’une relation d’amour entre un grand père ,l’Ancien,et son petit fils à qui il a transmis l’amour de la pêche et de la chasse .

C’est une histoire de générations racontée à l’aide de flash-backs qui n’ont rien de pesant et c’est ainsi qu’on se retrouve au moment de l’occupation allemande avec ses héros discrets dont font partie les arrières grands parents et le grand père de Zian ,encore tout  jeune homme,qui accueillent des familles juives pour leur faire passer la frontière,et ses crapules…

C’est l’histoire de la rencontre de Jean et de Germaine,les grands parents aimants du jeune Zian.Leurs joies ,simples,mais aussi les douleurs comme la perte d’un enfant,la petite soeur de Jean.(Là,pas moyen de retenir son émotion…)

Il y a aussi un secret de famille encore plus lourd que prévu et qui aura des conséquences tragiques une fois la vérité connue.

 

Il y a donc cette relation privilégiée entre le grand père et Zian ,relation qui saute une génération car le père de Zian n’est pas du tout proche de son père,préférant la ville à toute vie villageoise.

 

C’est aussi (et surtout?) un hymne magnifique à la Nature.Les descriptions de parties de pêche de ne sont pas ennuyeuses pour qui n’est pas passionné ,au contraire elles donneraient presqu’envie d’apprendre tant elles sont écrites et rendues vivantes par des mots empreints de poésie.Tout est décrit avec tant d’amour,de respect pour le poisson…Oui,de respect.Certaines truites sont pêchées uniquement dans un esprit sportif et tout est fait pour qu’il ne souffre pas (la prise est ensuite remise à l’eau,on ne pêche que ce que l’on veut manger,pas plus).Description minutieuse des appâts,des mouches et autres hameçons.

La chasse aussi est mise à l’honneur et même si je ne partage pas cette activité je n’ai pu m’empêcher de constater là aussi le respect pour la vie animale .De petits gestes aussi sont expliqués.Jamais je n’aurais cru possible de m’interesser à la confection d’un couteau,à la préparation d’une peau de lièvre ,à la confection d’un camp en fonction du soleil.

En fait tout le livre est empli de cette notion de respect,entre humains ou vis à vis de la Nature,de tolérance,d’amour et de fraternité.Bien sûr ,ce n’est pas un roman à l’eau de rose et comme je l’ai dit plus haut il y a aussi son lot de traitres.

 

C’est un roman qui apporte une sorte de rafraichissement ,un apaisement.Et si on a tendance à une (légère) misanthropie,et bien grâce ,à lui on peut peut être revoir son opinion …Il n’est pas sans rappeler « et au milieu coule une rivière ».

 

 

En résumé,un très joli livre avec son lot d’émotions (l’auteur nous en réserve une belle quasiment à la fin du livre) et des descriptions de Nature qui valent tous les discours non écoutés des défenseurs de la Nature.

  Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Au cœur d’une ville sans cesse en mouvement, ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai. Les Heures souterraines est un roman vibrant et magnifique sur les violences invisibles d’un monde privé de douceur, où l’on risque de se perdre, sans aucun bruit.

 

2ème lecture commune,2ème excellent livre!  J’ai été bouleversée par le destin de ces deux êtres ,Mathilde et Thibault ,qui vivent tous les deux à Paris mais ne se connaissent pas.

Tous les deux sont des écorchés de la vie.

 

Je vais parler d’abord de Thibault, médecin ,qui ,contre sa volonté ,contre son amour pour une femme,se sépare d’elle car il comprend qu’ils ne sont pas faits pour être ensemble.Rien ne les lie sinon leur désir sexuel et Thibault a besoin de plus.

 

« Il est trop sensible,trop épidermique,trop impliqué,trop affectif.Pas assez lointain,pas assez chic,pas assez mystérieux.Il n’est pas assez. »

 

« Il ne savait pas l’aimer.Il ne savait pas la faire rire,la rendre heureuse.Il l’aimait avec ses doutes,son désespoir,il l’aimait depuis le plus sombre de lui même,au coeur de ses lignes de faille,dans la pulsation de ses propres blessures.

Il l’aimait avec la peur de la perdre,tout le temps »

.

C’est donc le parcours sans Lila qui nous est décrit fait de souffrances et d’espoirs.(peut etre va t elle rappeler?)C’est un homme qui se noie et se réfugie dans son travail dans une ville qu’il aime et qu’il connait par coeur, dans ses moindres recoins.Mais au fil des heures,ce Paris semble se refermer sur lui,l’emprisonner dans son réseau .

 

« La ville l’étouffe,l’oppresse.Il est fatigué de ses hasards,de son impudeur,de ses fausses accointances.Il est fatigué de ses humeurs feintes et de ses illusoires mixités.La ville est un mensonge assourdissant ».

 

Et puis il y a Mathilde et c’est sans doute le personnage qui m’a encore le plus touchée,bouleversée…Elle travaille dans une société à un poste important et pourtant insidieusement la machine déraille…C’est le harcelement moral dans toute sa cruauté,sa perversité qui est décrit minutieusement,démonté pas à pas…Pour l’avoir vécu je me suis dit que Delphine de Vigan avait connu quelqu’un qui avait été touché par cette machine effroyable qui broie tout sur son passage ou qu’elle avait fait une enquête approfondie.Car tout y est!! Les dossiers non remis,les petits riens qui ne semblent ,pris isolement,pas graves mais qui lentement broient,anéantissent la personne psychique.Toutes les étapes sont décortiquées ,analysées tant du point de vue du ressenti de Mathilde que des manières d’être de ses amis et collègues.La mise en quarantaine sociale,le bureau placard où elle n’a rien à faire….

 

« Alors peu à peu,Nathalie,Jean, Eric et les autres ont renoncé à franchir la porte de son bureau, à lui demander conseil,ils ont trouvé l’appui dont ils avaient besoin.Ils ont choisi leur camp.(…) par lâcheté plus que par malveillance. »

 

« L’entreprise instruit,consigne,considère la situation sans interroger sa raison d’être ,sans remettre en cause son bien-fondé et, en vertu de cette même logique ,admet que Mathilde se voie dépossédée de son travail.Puisqu’elle est incompatible. »

 

« Aujourd’hui il lui semble que l’entreprise est un lieu qui broie.Un lieu totalitaire ,un lieu de prédation,un lieu de mystification et d’abus de pouvoir,un lieu de trahison et de médiocrité. »

 

 

Et bien entendu sa famille souffre.Ses 3 enfants,pas tres grands,font ce qu’ils peuvent pour aider leur maman qu’ils voient dépérir,sombrer..Elle s’en veut de ne plus pouvoir réagir,tente de se battre mais l’entreprise de démolition est la plus forte …elle lâche.

 

A quelques reprises les hasards de la vie font que Mathilde et Thomas sont presque mis à plusieurs reprises en présence l’un de l’autre…A chaque fois je me suis dit que peut être un jour…que D.de Vigan allait nous tirer de ce désespoir qui nous envahit page après page …Mais non…Elle est allée jusqu’au bout de sa logique,avec un style fluide,prenant…semant ses graines de malheur sans beaucoup de goulées d’air frais.Il aurait fallu si peu de choses pour que tout finisse bien..

 

Il lui a semblé que cette femme et lui partageaient le même épuisement,une absence à soi même qui projetait le corps vers le sol.Il lui a semblé que cette femme et lui partageaient beaucoup de choses .C’était absurde et puéril,il a baissé les yeux.

 

Rien ne nous est épargné.La vie des personnages ne voient guère de bout de tunnel,la ville est comme une araignée qui les enserre et les étouffe.

 

Emporté par le flot dense et désordonné il a pensé que la ville  toujours imposerait sa cadence,son empressement et ses heures d’affluence,qu’elle continuerait d’gnorer ces millions de trajectoires solitaires,à l’intersection desquelles il n’y a rien,rien d’autre que le vide ou bien une étincelle,aussitôt dissipée.

 

Livre fort,pesant,à lire quand on a le moral bien accroché. 

 

Lecture commune avec  

 

Reveline (La bibliothèque à nuages),

Valou (Les quotidiennes de Val),

Sharon (Le Blog de Sharon),

Fafa (Au Fil des lignes),

George (Les livres de George),

Mélo (Les songes et les livres de Mélo) et

Quartier Livre

loving Je me lance pour la première fois dans une lecture commune.Pourquoi ce livre là? Il m’a semblé avoir une histoire intéressante,romantique au premier abord et puis ça me change de mes polars bien aimés.

Mais voilà..

Ce n’est pas un simple roman!! Tous les personnages ont existé et c’est ce qui fait la force,à mon sens, de ce livre.

Dès les premières pages j’ai été happée par l’atmosphère qu’a voulu donner Nancy Horan.Vous lisez d’abord quelques pages d’un journal intime de Mamah qui parle de sa vie de femme célibataire,professeur puis bibliothécaire,puis de sa vie avec son mari ,Edwin et ses deux enfants.Vie dorée,vie facile qui devrait satisfaire une femme au début du XXème siècle en Amérique.Premier grain de sable:Son entêtement,voilà ce qui m’avait persuadée ,à l’usure,de l’épouser ».

Edwin décide de faire construire une maison pour sa famille .Pour cela il fait appel à un des plus grands architectes du moment:Franck L.Wright.Et là le roman commence.

 

Trois parties dans ce livre

La première ,en 1907,est la rencontre entre deux personnes ,Franck L Wright et Mamah Cheney,deux « âmes sœurs » que tout relie.Pendant les travaux ,partis d’un simple détail architectural,leurs échanges s’étaient maintes fois transformés en longues discussions.(…) Franck Llyod Wright avait stimulé son esprit comme personne.

Mais Franck est également marié et père de 6 enfants

 

Ils ne céderont pas à leur attrait mutuel tout de suite.Cependant leur attraction  est la plus forte et ils se laissent aller,malgré de nombreuses questions.

Franck était de ceux là (libre penseur).Ses yeux,ses oreilles et son coeur bien aiguisés savaient dénicher la vérité là où les autres ne la cherchaient pas.En cela,et à bien d’autres égards,Mamah avait l’impression d’être son âme sœur.

 

Et puis tout bascule quand la femme de Franck découvre la vérité.Catherine demande alors à son mari de lui accorder 1 an pour essayer de renouer les fils de leur mariage.Séparation ,sans aucune nouvelle, des deux amants.

Pendant ce temps désespérément long pour Mamah ,elle commence à faire une conférence sur l’évolution de la femme dans la société..Début du Féminisme en Amérique.C’est cela aussi l’intérêt de ce livre!

Mamah n’est pas que la maîtresse de Franck,auquel cas le sujet tournerait court ,serait banal,c’est aussi l’histoire d’une femme qui se cherche,qui décide de ne pas vivre au travers d’un homme,mari ou amant.

 

En 1909 elle retrouve Franck qui n’a pas pu l’oublier et décide alors d’avouer la vérité à son mari.Dans un premier temps elle s’éloigne du domicile conjugal en allant chez une amie,manière pour elle de mettre de l’ordre dans ses idées…Quittera t elle Edwin? Partira t elle rejoindre Franck,ainsi qu’il lui demande? Et,point important: ses enfants?Ils laisseraient à eux deux 8 enfants .Possible ou non? 

 

Deuxième partie:La passion est la plus forte et Mamah part rejoindre Franck à New York,puis pour l’Europe.

Et c’est là que Mamah fait une rencontre qui la marquera à jamais.Ellen Key,poète et philosophe Suédoise ,féministe.

Ainsi que je le disais un peu plus haut,Loving Franck est un hommage à Franck L.Wright ,architecte novateur,qui refusait le classicisme ambiant et voulait créer une architecture américaine.Pour lui les maisons devaient être en harmonie avec la nature   et en fonction des habitudes de ses habitants. Elle l’avait souvent entendu dire que la réalité d’un bâtiment réside dans sa dimension intérieure. Votre façon de vivre et votre devenir.

 

C’est aussi un hommage à cette autre forte personnalité qu’est Mamah Cheney qui refusera de suivre son amant dans ses pérégrinations à travers l’Europe pour pouvoir devenir la traductrice américaine en titre d’ Ellen Key.

 

3ème partie :Franck et Mamah retournent en Amérique et décident de construire une maison pour eux mêmes sur un des terrains familiaux.Ils l’appellent Taliesin.

Là, ils affrontent avec détermination tous les ragots et les humiliations ,commencés bien des années auparavant, dès que la nouvelle de leur départ avait été connue. La femme de Franck refusant de divorcer,leur union ne pouvait que rester liaison ,relation évidemment reprouvée par la moralité Américaine de l’époque.Ajoutez à cela l’abandon de leurs enfants respectifs et vous aurez une idée de l’ambiance dans laquelle ils vivent.

 

Je reconnais que le personnage de Franck,charismatique sans doute,m’a plutôt énervée car plusieurs fois je me suis rendue compte qu’il avait une très haute opinion de lui même,étant très limite concernant la volonté de Mamah de s’accomplir en tant que femme.

Par contre avec Mamah , avec ses questionnements,son désir d’émancipation,  on ne peut qu’être en empathie et le drame qui termine sa vie ne peut qu’accentuer ce sentiment.

Un bémol:le livre peine vers les 3/4 de la narration ,l’intérêt s’émousse un peu et seule la  volonté  m’a fait aller au bout.

 

Le livre de Nancy Horan est un long hommage à ces femmes qui se sont battues pour avoir le droit à une existence propre. Mamah Cheney,Ellen Key ne sont que quelques figures mais elles méritent d’avoir été mises en lumière de cette façon.

 

Autres avis : L’or des chambresAnne ,Cynthia,Lystig.

 

 

 

Merzouga est un petit village réputé pour ses dunes de sable situé dans le Sud Est marocain et à une cinquantaine de kms la frontière Algérienne.

Nous avons donc pris la route depuis Meknes pour pouvoir nous y rendre.

 

Quelques vues pour amateurs de nature.

 

 

 

 

 

 

 

Un peu de shopping dans cette tente Berbère

 

 

 

Avec une amie et le propriétaire de la tente.

 

et non je ne vous montrerai pas une photo en costume traditionnel….

 

tente annonciatrice du désert

 

 

et enfin,après 341 kms…l’hôtel apparait au loin

 

 

 

Prochain épisode…la vie « aventureuse »  d’une touriste dans le désert…..

Merzouga est un petit village réputé pour ses dunes de sable situé dans le Sud Est marocain et à une cinquantaine de kms la frontière Algérienne.

Nous avons donc pris la route depuis Meknes pour pouvoir nous y rendre.

 

Quelques vues pour amateurs de nature.

 

 

 

 

 

 

 

Un peu de shopping dans cette tente Berbère

 

 

 

Avec une amie et le propriétaire de la tente.

 

et non je ne vous montrerai pas une photo en costume traditionnel….

 

tente annonciatrice du désert

 

 

et enfin,après 341 kms…l’hôtel apparait au loin

 

 

 

Prochain épisode…la vie « aventureuse »  d’une touriste dans le désert…..

 

 

Je sais ,je traine pour vous faire un petit compte rendu de ce voyage .Mais les circonstances de mon retour font que je ne suis pas très « branchée  » Net actuellement.

 

Je vais quand même commencer à vous faire découvrir ,si vous ne connaissez pas ,ce très beau pays.Tout d’abord j’ai été surprise par l’accueil très chaleureux des gens ,je ne parle pas uniquement dans les hôtels évidemment.Ils n’hésitent pas à vous aider si vous êtes un peu perdus,ils ont toujours le sourire ..Vous êtes le touriste ,certes ,mais ils ne vous le font pas sentir.

Petite anecdote:surtout ,si vous allez là bas ,n’hésitez pas à visiter les chambres ,regarder un certain nombre de choses avant d’accepter de rester…En particulier,vérifiez par vous mêmes si vous avez de l’eau chaude!! On vous garantira souvent ce minimum de confort mais au final ,vous aurez ,au mieux ,de l’eau tiède.Certains hôtels font de la pub « ICI EAU CHAUDE » …C’est tout dire….

 

Début du voyage:Meknès

 

 

Meknès fut fondée au Xeme siècle,par la tribu des Meknassa .Ils établirent une série de villages jardins qu’ils nommèrent « Meknès des oliviers ».

Sous les Almoravides ,une ville fortifiée naquit à cotés des cités jardins,sur l’emplacement de l’actuelle médina.Meknès devint le lieu de séjour préféré des vizirs au XIV ème siècle .

La chute des Mérinides amena le déclin de cette ville jusqu’à ce qu’un sultan ,Moulay Ismaïl, vienne se fixer à Meknès,remodèle la ville et en fasse la capitale.Ce fut le Louis XIV du Maroc.Si vous voulez en savoir plus sur ce Sultan ,l’article sur Wikipedia est complet.

 

Il pleuvait ce jour là …Le voyage commençait bien...Evidemment je n’avais pas prévu de vêtement de pluie ni même de vêtement très chaud..Erreurs à ne pas commettre pour qui vient au Maroc en Avril…

Du coup la visite de Meknes a ete beaucoup plus courte que prévue ,nous profitions des éclaircies pour aller au plus pressé…(Certains ont acheté de magnifiques tapis(hein, Philippe et Lilia? ) j’ai vu à l’oeuvre la magnifique manière des marchands de tapis de marchander…C’est tout un art…

 

 

Bab Mansour

 

Une des plus belles oeuvres de Moulay Ismaïl batissseur est sans conteste cette porte,commencée peu de temps avant la mort du Sultan et terminée par son fils Moulay Abdallah.

thèmes traditionnels de l’architecture musulmane :baies en fer à cheval brisé ,voussure polylobée rehaussée d’entrelacs,encadrement orné de losanges incrustés de ceramiques aux tons verts dominants etc…

 

 

détails:

 

Le tombeau de Moulay Ismaïl

 

Ouvert aux non musulmans,on penetre dans le sanctuaire par une porte tres ouvragée surmontée d’un auvent aux tuiles vertes

 

Une suite de salles ,à ciel ouvert,et une  cour aux ablutions (il y a une fontaine) puis le sanctuaire en lui même dans lequel on pénètre déchaussés.Chose rare,une fontaine est également dans la salle où repose le Sultan.

 

       

  

 

Quelques autres vues de Meknès

 

 

 

 

Et pour finir vue sur un ciel marocain un jour de pluie

 

 

Suite un prochain jour….

 

 

Je sais ,je traine pour vous faire un petit compte rendu de ce voyage .Mais les circonstances de mon retour font que je ne suis pas très « branchée  » Net actuellement.

 

Je vais quand même commencer à vous faire découvrir ,si vous ne connaissez pas ,ce très beau pays.Tout d’abord j’ai été surprise par l’accueil très chaleureux des gens ,je ne parle pas uniquement dans les hôtels évidemment.Ils n’hésitent pas à vous aider si vous êtes un peu perdus,ils ont toujours le sourire ..Vous êtes le touriste ,certes ,mais ils ne vous le font pas sentir.

Petite anecdote:surtout ,si vous allez là bas ,n’hésitez pas à visiter les chambres ,regarder un certain nombre de choses avant d’accepter de rester…En particulier,vérifiez par vous mêmes si vous avez de l’eau chaude!! On vous garantira souvent ce minimum de confort mais au final ,vous aurez ,au mieux ,de l’eau tiède.Certains hôtels font de la pub « ICI EAU CHAUDE » …C’est tout dire….

 

Début du voyage:Meknès

 

 

Meknès fut fondée au Xeme siècle,par la tribu des Meknassa .Ils établirent une série de villages jardins qu’ils nommèrent « Meknès des oliviers ».

Sous les Almoravides ,une ville fortifiée naquit à cotés des cités jardins,sur l’emplacement de l’actuelle médina.Meknès devint le lieu de séjour préféré des vizirs au XIV ème siècle .

La chute des Mérinides amena le déclin de cette ville jusqu’à ce qu’un sultan ,Moulay Ismaïl, vienne se fixer à Meknès,remodèle la ville et en fasse la capitale.Ce fut le Louis XIV du Maroc.Si vous voulez en savoir plus sur ce Sultan ,l’article sur Wikipedia est complet.

 

Il pleuvait ce jour là …Le voyage commençait bien...Evidemment je n’avais pas prévu de vêtement de pluie ni même de vêtement très chaud..Erreurs à ne pas commettre pour qui vient au Maroc en Avril…

Du coup la visite de Meknes a ete beaucoup plus courte que prévue ,nous profitions des éclaircies pour aller au plus pressé…(Certains ont acheté de magnifiques tapis(hein, Philippe et Lilia? ) j’ai vu à l’oeuvre la magnifique manière des marchands de tapis de marchander…C’est tout un art…

 

 

Bab Mansour

 

Une des plus belles oeuvres de Moulay Ismaïl batissseur est sans conteste cette porte,commencée peu de temps avant la mort du Sultan et terminée par son fils Moulay Abdallah.

thèmes traditionnels de l’architecture musulmane :baies en fer à cheval brisé ,voussure polylobée rehaussée d’entrelacs,encadrement orné de losanges incrustés de ceramiques aux tons verts dominants etc…

 

 

détails:

 

Le tombeau de Moulay Ismaïl

 

Ouvert aux non musulmans,on penetre dans le sanctuaire par une porte tres ouvragée surmontée d’un auvent aux tuiles vertes

 

Une suite de salles ,à ciel ouvert,et une  cour aux ablutions (il y a une fontaine) puis le sanctuaire en lui même dans lequel on pénètre déchaussés.Chose rare,une fontaine est également dans la salle où repose le Sultan.

 

       

  

 

Quelques autres vues de Meknès

 

 

 

 

Et pour finir vue sur un ciel marocain un jour de pluie

 

 

Suite un prochain jour….

Il faut tenir,voilà ce que je n’arrête pas de me dire.Il faut brider les pleurs qui menacent de me submerger au mauvais moment,brider les nausées qui montent de mon estomac noué en voyant les souffrances physiques de mon autre moi.

Carrer les épaules en entrant dans la chambre d’hôpital,avec ces odeurs mélangées de sueurs,sécrétions ,désinfectant.Mettre un léger sourire sur les lèvres et faire attention à ce qu’il monte jusqu’aux yeux car je suis scrutée le plus attentivement possible comme si elle voulait décrypter une vérité encore ignorée d’elle.

Et puis tenter d’apporter par de petits gestes insignifiants en apparence mais tant importants en ces moments là du réconfort,de la tendresse.Tenter d’apaiser un instant,un instant seulement, l’angoisse chevillée au coeur : »Mais qu’est ce que j’ai? « par des mots légers,par un peu d’humour..et c’est une victoire quand un sourire se dessine sur les lèvres gonflées et craquelées.

 

Craquer quand on entend ,dans le couloir,les pleurs d’une maman épuisée et à qui on tente de mettre une sonde gastrique rejetée par un organisme secoué de spasmes.Mais vite ,vite,essuyer les yeux,les rendre moins rouges pour qu’elle puisse s’accrocher à moi comme lorsque je le faisais à sa main ,vacillante et chancelante,la tenir fermement.La roue tourne mais pour certaines personnes elle est plus dure que pour d’autres.

Et puis chose mystérieuse…J’ai un double.Oui un double,un autre moi qui semble être au dessus de ma tête,penché sur mon épaule,silencieux mais attentif.Il  me regarde souffrir et tenter d’aider ,les organes en vrac ,et je sens à certains moments trop durs comme une porte qui se ferme doucement,pour m’environner et m’aider à supporter dans un brouillard ouaté  toute cette douleur physique et psychique,m’aider à parler avec le médecin encore perdu dans ses conjonctures mais qui ne cache pas la gravité de la situation…M’aider à l’entendre dire que « des investigations vont encore avoir lieu »,attendre les résultats….

Dédoublement étrange,perturbant mais sans doute nécessaire car il fait ,il faut tenir….

 

Je n’ai pas l’habitude de parler en termes  directs de mes problèmes..Mais j’ai ressenti le besoin de mettre par écrit cette angoisse ,née il y a quelques jours seulement.

Merci à vous tous et toutes qui m’avez lue.

 

Comme d’habitude je me tourne vers lui…..

 

[youtube]http://youtu.be/-1DsJ5YQr5s[/youtube]

et pour toi maman…. 

[youtube]http://youtu.be/KCSEwfqs-VM[/youtube]