livre  « Sophie, après le décès de sa sœur handicapée, ressent le besoin d’écrire. Écrire quoi ? Ce qui  » ressemble à de la haine  » dit-elle. Elle débute donc un journal dans lequel elle exprime ce qu’elle ressent face à cette disparition et ce qu’elle a vécu aux côtés de cette sœur si différente. « 

 

C’est en allant au Salon du livre que j’ai découvert cette petite maison d’édition particulière,Les EDITITIONS D’UN MONDE A L’AUTRE  puisque spécialisée dans le handicap et dont les écrivains se penchent sur la parentalité et/ou les fratries confrontées au handicap:autisme,trisomie 21 etc..

Valerie Liquet -Madry journaliste à Paris est l’auteur de ce 1er roman.

 Livre bouleversant d’une jeune femme de 24 ans pleine de haine contre cette soeur qui ne voulait pas marcher.

 

Et pourtant ma mere s’était acharnée.Tous les jours elle chaussait Chloé d’énormes godillots à sangles de fer et,la soutenant par les mains,la forçait,pantin effrayant,à des danses pathétiques.

 

qui a finit par intégrer un institut spécialisé .

Quand  sa soeur meurt à l’âge de 22 ans Sophie décide de prendre la plume et de rédiger un journal dans lequel elle mettra son objectif secret:partir au bord de la mer et y vivre.Et puis surtout tout son ressenti face à Chloé et à ses parents.C’est de la haine à l’état pur qui est véhiculé à travers 92 pages tempéré par un humour caustique.Comment en vouloir à Sophie ,elle qui devait s’occuper de sa soeur…..

Et me faire jouer à la maman à 2 ans ,c’etait aussi prévu  dans le manuel? Donner le bain à une poupée mort-vivante,l’habiller ,la nourrir à la cuillere,la promener,lui injecter des gouttes dasn les yeux ,la garder ces nuits d’enfer où elle pouvait claquer d’une seconde à l’autre quand vous tapiez la belote chez vos potes….C’était toujours dans les règles? 

Oui comment lui en vouloir de tout ce ressentiment,elle qui ne peut plus dormir sans gouttes depuis 10 ans ,qui se réconforte avec son ami imaginaire et une berceuse inventée …

Et puis au fur et à mesure des pages elle s’apaise .Elle part vers la Mediterranée comme prévu;se gorge de soleil et de farniente…mais les dernières pages,aux chapitres tres courts montrent une Sophie en voie de guérison ,enfin réconciliée avec son passé et sa soeur..En paix? 

 Je pleurerai tous les jours de mes vacances.Dormir,manger,me baigner et pleurer.

 Les larmes salvatrices….

Petit livre qui se dévore,pas forcément triste,je dirais plutot bourré d’humour ravageur, mais que vous recevez en pleine poitrine et qui vous fait réfléchir sur ces enfants pas tout à fait comme les autres puisqu’avec une soeur ou un frère différent,pas toujours bien accepté par les parents et qui se déchargent sur l’enfant dit « normal ».Double peine.

Apres le film,le livre d’Eric Holder.Si vous voulez en savoir plus sur cet écrivain allez lire l’interview qu’il a faite pour le magasine LIRE

Image Hosted by ImageShack.us Montmirail, Marne, 51. Antonio, un maçon portugais, croise un jour Véronique Chambon, l’institutrice de son fils. Entre eux se noue une idylle secrète, inavouée. Pourquoi et comment tombe-t-on amoureux ? Il peut suffire d’un regard timide, d’une sonate de violon, d’un champ de blé pour découvrir des sentiments et des émotions qu’on ne soupçonnait pas… Histoire d’une passion simple, Mademoiselle Chambon est aussi une chronique de la vie provinciale.

J’ai fait l’erreur de me précipiter pour acheter le livre en sortant de la séance de cinéma (pas de quoi se priver,il ne fait que 3€50) ou plutôt de le lire aussitôt arrivée chez moi….Ce n’est pas un livre épais  mais il est dense dans son contenu.
Du point de vue histoire proprement dite, le film a suivi à peu près (je ne peux pas en dire plus si certains(es) vont le voir mais sachez quand même que le roman est encore plus désespéré)

Tout d’abord le lieu de l’intrigue :Dans le film il se passe dans les Bouches du Rhône d’où le soleil quasiment omniprésent et qui allège l’atmosphère.Alors que Montmirail (3866 habitants en 2004) est décrit comme une petit ville grise et on sait très bien que la Marne n’est pas réputée (hélas pour nous, pauvres Marnais) pour son ensoleillement….

Dans le livre, l’amour d’Antonio (poncif du maçon Portugais?) et de Véronique démarre en Février et évolue au fil des saisons pour atteindre son point culminant en été et finir en Septembre avec l’automne donc…
Véronique Chambon va devenir amie avec la femme d’Antonio ,ce qui accentue le problème évidemment et ne fait que précipiter le dénouement vers le malheur.En effet ,cet amour condamné dès le départ a un effet désastreux sur Antonio qui fuit comme il peut dans une cause à laquelle il n’adhère pas ,comme un lent suicide…..Ce sera, pour lui, un très très  long hiver…..

J’étais déjà très remuée par le film mais la lecture du roman m’a achevée par sa désespérance.Je ne veux pas dire par là qu’il ne faut pas le lire car il est  excellent  ,écrit sans lyrisme,avec des phrases aux mots si bien choisis ,ciselésqu’ils mettent tout de suite dans l’ambiance,lourde ,feutrée comme il peut y en avoir dans les petites villes où il ne se passe pas grand chose et si bien décrite par d’autres auteurs avant lui,sans aucun effet de style (et du coup il a un style à lui,particulier)
Eric Holder raconte une histoire simple qui peut (hélas) arriver à tout le monde ,rend hommage aux gens simples eux aussi ,comme vous et moi.

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