Une légende locale affirme que l’île aurait été découverte par les sept fils d’un roi vaincu de Hiva Oa(Ile située dans l’Archipel des Iles Marquises.Ile sur laquelle Jacques Verl et Paul Gauguin sejournèerent dans les dernières annees de leur vie)

 

[youtube width= »640″ height= »480″]http://youtu.be/hVK-s84SN_s[/youtube]

 

 

Hotu Matua qui étaient à la recherche d’une nouvelle terre. Il débarqua sur la plage d’Anakena (à gauche). Il nomma cette île Te Pito O Te Henua (nombril du monde). Il partagea l’île entre ses enfants qui furent à l’origine des tribus qui s’établirent sur l’île.

 

Le peuple pascuan était divisé en deux clans rivaux, les longues et les courtes oreilles. Les longues oreilles héritiers de Hotu Matua auraient réduit en esclavage les courtes oreilles pour construire notamment les moaï. La légende dit aussi que les longues oreilles auraient demandé aux courtes oreilles d’enlever tous les cailloux sur l’île probablement pour augmenter la surface agricole.

 

Certains ont émis l’hypothèse que la population était effectivement scindée en deux ethnies, provenant peut être de deux vagues de colonisations successives (les longues oreilles seraient issues de la première vague marquisienne et la deuxième peut être de l’archipel des Gambiers en Polynésie Française). Quant à l’appellation courte et longue oreille, certains pensent que les longues oreilles se caractérisées effectivement par des lobes d’oreilles allongés par des ornements, on peut aussi penser que l’appellation vient de la mauvaise traduction en polynésien moderne du pascuan d’origine.

 

En conséquence si un pascuan se trouvait sculpteur dans la carrière de moaï de Rano Raraku, il n’avait qu’un an pour sculpter dans la roche son moaï. Si au bout d’un an il n’avait pas terminé, son moaï restait en l’état. Ce qui pouvait expliquer qu’on peut trouver autant de moaï inachevés et voire même achevés en attente de transport dans la carrière de Rano Raraku ( merci au site en lien)

 

Une autre légende?

Les Hanau eepe (La race large aux longues oreilles) débarquèrent sur l’île au temps du roi Tu’u Ko Iho. Les Hanau momoko (La race mince aux courtes oreilles) et descendants de Hotu Matua, furent surpris par l’arrivée de ce peuple sans femmes ni roi, aux longues oreilles.

Les longues oreilles s’installèrent sur la péninsule de Poike (extrême ouest de l’île). Tailleurs de moais, ils savaient également les ériger sur les ahus (plateforme sacrée). Ayant pris l’ascendant sur les Courtes oreilles, ils leur demandèrent un jour de jeter les pierres de la terre de Poike à la mer afin de niveler le sol. Mais les Courtes oreilles refusèrent.

Les Hanau eepe (ou Longues oreilles) creusèrent alors un long fossé de Te Hakarava à Mahatua (sur la péninsule de Poike) pour se séparer des Hanau momoko (ou Courtes oreilles). Ils le remplirent de matériaux combustibles en vue d’éliminer leurs rivaux.

Une femme Hanau momoko, nommée Moko Pinge’i, avait été enlevée par un Hanau eepe. Elle habitait avec lui sur Poike et pleurait pour son peuple. Une nuit, elle décida de rejoindre les Hanau momoko et de les prévenir du danger. Dès le lendemain et sur son signal, ils attaquèrent les Hanau eepe par surprise, durant leur sommeil en contournant Te Hakavara par la côte.

Les Hanau eepe, encerclés par leurs ennemis, furent jetés dans le fossé en feu. Seulement trois d’entre eux survécurent. Deux furent empalés et le dernier fut épargné. Il épousa une femme Hanau momoko avec laquelle il eut un fils. Leur descendance s’installa sur Tahai (à l’ouest). Mais plus jamais un moai ne fut taillé et dressé sur l’île. Ce savoir était mort avec les Hanau eepe.(vue sur ce site)

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez ajouter des images à votre commentaire cliquez ici.