fille parfaite Mia a disparu. Jeune enseignante de 25 ans , elle suit  sans se méfier un jeune homme rencontré dans un bar et se retrouve très rapidement embarquée dans une voiture pour un chalet sans aucun confort qui, bientôt, sera perdu au milieu de la neige. Mia a disparu et ses parents, famille fortunée de Chicago, ne savent rien ou presque de leur fille, le père étant persuadé que c’est encore une de ses frasques, la mère plus inquiète, elle.   La police est dépassée par cette affaire , pas d’indices, de traces, rien.

Quelques mois plus tard, Mia réapparait. Fin de l’histoire? Non car l’essentiel de ce roman n’est pas l’enquête policière. Ce sont les voix de trois personnages qui s’entrecroisent et racontent, chacun à sa manière, des pans de vie. Eve, la mère, qui culpabilise de ne pas avoir mieux donné de l’amour à Mia quand il en était encore temps et qui fera tout pour elle à son retour,Gabe, l’enquêteur tenace qui n’abandonne pas, et Colin le kidnappeur, perdu entre ce qu’il doit faire et ce ce qu’il ne veut pas faire. Vous mêmes êtes perdus? Normal, je suis machiavélique…. Ces parties où Colin parle est haletante, c’est un huis clos entre lui et Mia extrêmement bien conçu.Sans doute les moments du roman que j’ai préférés.

Mia revient mais comment, pourquoi? Elle revient traumatisée,quasiment mutique, incapable de se rappeler quoi que ce soit . L’histoire est autour d’elle sans qu’elle dise un mot ou presque. Mia,c’est le silence et la 1ère de couverture, finalement, est parlante :)  

Une histoire tendue,écrite avec force mais limpidité, coupée en 3 chapitres “Précédemment” puis 3 “Après” et ainsi de suite (il faudra m’expliquer l’intérêt cette nouvelle mode qui consiste à mettre des lettres à l’envers dans les titres , ici le R).Petit à petit l’émotion monte , s’installe et nous fait aller vers un épilogue inéluctable qui ne m’a pas surprise mais peu importe. Ce premier thriller de Mary Kubica est très bien écrit et j’attends désormais le prochain avec impatience. Volontairement, je vous ai tu des rebondissements , ne voulant pas gâcher le crescendo, si vous êtes partants pour lire ce roman.

Merci à Babelio et aux Editions  Mosaic

derapagesUn corps d’enfant aux organes vieux d’une soixantaine d’années est retrouvé sur une plage du Nord de la France. C’est le commissaire Edwige Marion qui est en charge du dossier qui la rend plus que perplexe, et on peut la comprendre.

Une jeune femme dont le bébé est installé à l’arrière de la voiture est contrainte, suite à un accident voulu, de s’occuper d’un enfant pour le moins bizarre si elle veut récupérer son fils.

Edwige Marion récupère sa fille adolescente qui revient de Londres par l’Eurostar dans un état catatonique, couverte de sang. La sœur de Edwige, Angèle,  et son mari, Sasha Azonov,scientifique russe spécialisé dans le génome humain , ont disparu.

C’est avec une minutie rigoureuse que Danielle Thiery nous conte ce récit haletant, sans le moindre temps de repos.La manière de procéder de la police judiciaire y est décrite de façon précise, le vécu de première femme divisionnaire de l’auteur aidant.

Pour une fois, je ne veux pas trop en dire,l’intrigue est ficelée à souhait,bien entendu les trois affaires sont liées, mais comment? Je préfère vous laisser découvrir l’histoire, vous laisser embarquer , frissonner, être émus(es) car une des forces de Danielle Thiery est de nous mettre en empathie avec ses personnages. C’est le dernier opus des aventures d’Edwige Marion, des allusions aux autres romans sont faites mais ne pas savoir n’empêche nullement la compréhension du récit.Sauf que…..Je n’ai pu m’empêcher de vouloir connaitre toute l’histoire de ce commissaire pas tout à fait comme les autres, suivre son ascension et ses rapports avec sa fille adoptive Résultat: me voilà à la tête de 5 autres bouquins et je recherche ceux qui manquent mais , même en écumant les sites de vente , certains sont difficiles à trouver. Plus qu’à me rediriger vers la médiathèque, en espérant qu’ils les aient en rayon.

Merci à Babelio et aux Editions Versilio pour cette découverte.

sang1er opus des aventures du commissaire Edwige Marion : Un super moment! 

Je reviens de quelques,jours en Angleterre et le hasard des newsletters fait que j’ai vu chez Moissons de Rêves un article intitulé “Tom Pouce”. Si vous voulez savoir ce que contient son article, suivez le lien  ;-)

En tout cas,l’Angleterre et “Tom Pouce” m’ont fait immédiatement penser à cette comédie musicale et au film qui en a été tiré.

Tom Russ Tamblyn qui joue le rôle de “Tom Pouce”  fut deux ans plus tard “Riff” dans West Side Story

Amusez vous bien en regardant cette vidéo

 

http://www.dailymotion.com/video/x6lyic

celle Keisha est femme de ménage et une femme de ménage ne gagne pas bien sa vie,comme chacun le sait. Keisha est pleine d’imagination et s’en sert pour mettre du beurre dans les épinards. La voilà à ses heures perdues voyante ou encore médium et aide les parents de disparus à entrer en communication ou même cherche à retrouver des personnes qui ne donnent plus de nouvelles, volontairement ou non.Mais médium, ça n’existe pas comme dirait jane ce n’est qu’une arnaque à laquelle elle mêle son petit ami,pas très cool d’ailleurs…La voilà embarquée dans une histoire de femme disparue, Ellie. Le mari et sa fille envoient un message télévisé au ravisseur, la police n’a pas d’indices, les medias sont sur les dents.Tout est réuni pour que les “visions” viennent aider à y voir plus clair..Oui mais voilà, sans le savoir, Keisha approche dangereusement de la vérité…..

Ce n’est pas vraiment dévoiler le coupable que de dire cela. D’abord, c’est en 4eme de couverture et puis l’auteur lui même n’en fait pas mystère. Je ne vais pas vous faire languir ,je n’ai pas vraiment aimé. Pas détesté mais pas accroché.C’est, pour moi, un roman policier sans suspense, même si quelques surprises nous sont concoctées, le personnage principal n’est pas très sympathique, plutôt amoral, ce qui serait , peut être, la qualité romanesque du livre mais il y a un manque de crédibilité certain et là, je n’adhère pas du tout. Linwood Barclay avait écrit à la base une nouvelle et a voulu s’amuser à en développer les personnages. C’est bien mais ça ne fait pas un bon roman palpitant, chronophage  et inoubliable. Au suivant!

Merci à Babelio et les Editions Belfond

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C’est vraiment par hasard, parce que je suis “légèrement” déconnectée de la blogosphère et des événements littéraires que je viens d’apprendre , par l’intermédiaire du blog d’Asphodèle , que le thème du Printemps des poètes était cette année l’insurrection. Hasard du calendrier? Rien n’est plus approprié comme thème que celui ci au moment des élections , dangereuses pour la Démocratie.

Alors je sors de mon apathie pour participer à ce moment de littérature et d’histoire, de rappel de certains évènements. Asphodèle a choisi un poète cher à mon coeur alors je ne vais pas la copier. :lol: J’ai pensé rapidement non à la France ( et pourtant, il y aurait tellement à diffuser!) mais à l’Espagne et au franquisme.

C’est Rafael Alberti qui servira mon propos, lui qui  a rejoint l’Alliance des intellectuels anti fascistes, aux cotés, entre autre, de Pablo Neruda. Il écrit  ce poème A galopar,qui deviendra un des hymnes des Républicains 

Je vous mets les deux textes, espagnol et traduction française mais écoutez Paco Ibanez

 

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A galopar

Las tierras, las tierras, las tierras de España,
las grandes, las solas, desiertas llanuras.
Galopa, caballo cuatralbo,
jinete del pueblo,
al sol y a la luna.

¡A galopar,
a galopar,
hasta enterrarlos en el mar !

A corazón suenan, resuenan, resuenan
las tierras de España, en las herraduras.
Galopa, jinete del pueblo,
caballo cuatralbo,
caballo de espuma.

¡A galopar,
a galopar,
hasta enterrarlos en el mar !

Nadie, nadie, nadie, que enfrente no hay nadie ;
que es nadie la muerte si va en tu montura.
Galopa, caballo cuatralbo,
jinete del pueblo,
que la tierra es tuya.

¡A galopar,
a galopar,
hasta enterrarlos en el mar !

 

Au grand galop

 

Galope cheval balzan
Cavalier du peuple
Sous le soleil et la lune

Refrain : au galop, au grand galop
Jusqu’à les ensevelir dans la mer

Tel un cœur qui cogne, sonnent et résonnent
Les terres d’Espagne sous tes quatre fers
Galope cavalier du peuple
O cheval balzan
O cheval d’écume

Refrain

Personne, personne, en face personne
La mort n’est personne chevauchant avec toi
Galope, cheval balzan
Cavalier du peuple
Car la terre est tienne

nous parlions Quand Babelio m’a proposé un roman pour sa masse critique, j’ai bien évidemment choisi des policiers mais aussi des livres plus “littéraires” comme celui ci, attirée que j’ai été par le titre. Et hip hip hip , ils m’ont envoyé ce roman là. Merci à la maison d’édition Michalon

Pourquoi le titre? C’est une phrase du roman de Benjamin Constant “Adolphe” , découvert grâce au film “le prénom” ,film que j’ai beaucoup aimé. Alors dans ma petite tête de lectrice,je me suis demandé quel rapport il pouvait y avoir entre les deux livres. Evidemment j’ai lu d’abord “Adolphe” (que ne faut il pas faire pour écrire une critique!!  :lol: ) , me suis aperçue qu’il y avait moult études sur le sujet, l’écriture, la genèse du roman etc…et donc qu’il me faudrait y revenir de manière plus détaillée. Je vous sens trépigner et vous dire “alors, alors! ce roman d’Edouard MORADPOUR?” En commun, la phrase (évidemment) le prénom , ou presque, des heroïnes (Ellénore pour Benjamin Constant et Eléonore pour Edouard Moradpour),la problématique de l’amour,la mort mais…c’est tout. 

Julien, la soixantaine, vie mondaine, reconnu dans son métier d’avocat, collectionneur et cherchant encore la femme de sa vie. Eléonore, la quarantaine, violoniste, petite carrière, mal à l’aise avec la gent masculine, toujours déçue .Ils s’ennuient énormément, vivotent malgré leurs passions respectives, un mal être chevillé à leur âme.Rien ne dit qu’ils pourront se rencontrer.

Et puis le destin s’en mêle , si je peux dire, sous la forme de la maladie. Elle frappe Julien qui semble atteint de la maladie d’Alzheimer,maladie dont sa maman est morte, maman qu’il a aidée tant qu’il a pu ( ce qui donne des passages poignants qui, eux m’ont rappelé le film “Amour “). Elle condamne aussi Eléonore avec une sclérose en plaque dont les premières manifestations font qu’elle ne peut plus jouer du violon.

Le livre commence par un coup de fil de Julien à une clinique à Zurich pour prendre rendez vous afin d’y passer” trois jours , c’est le délai de réflexion avant l’absorption de la préparation létale” puis nous régressons dans le temps ,les chapitres s’enchaînent afin de connaitre les deux protagonistes.Bien entendu, nos deux personnages vont finir par se retrouver dans la même clinique, dans le même hôtel et décident de passer leurs trois derniers jours ensemble à visiter Zurich et ses musées,à se promener en fonction de leurs possibilités physiques, en s’aidant quand il y a besoin et un sentiment nait entre eux, sentiment qui remet tout en question. Fait on ce qu’on a décidé de faire en venant ici ou profitons nous du cadeau que la vie nous fait en nous mettant enfin en présence?

J’avais un peu peur que le livre, traitant du sujet sensible de l’euthanasie , soit un peu dur à lire.  Il n’y a aucun moment larmoyant.Pour moi, c’est une belle histoire d’amour, construite en demi teinte pendant la moitié du livre, démontrant ainsi la morosité de la vie de ces deux personnes, la seconde partie part, malgré le lieu et ce qui s’y prépare, dans une sorte d’explosion où tout vibre,les passions de la peinture pour l’un et de la musique pour l’autre se rejoignant pour former le plus beau des ballets.La vie est précieuse puisque presque terminée, tout s’exaspère, l’amour physique prend une autre dimension puisque ce sont deux âmes qui se rejoignent. Eros et Thanatos, nous sommes en plein dans ce duel.

Edouard Moradpour a même concocté un petit suspense, ce qui ajoute une petite pointe d’intérêt et recule le point final du livre, de la mort ou de la vie. En résumé, c’est un livre qui se lit tres bien, de manière très agréable,personnellement j’ai appris plein de choses sur l’Art.Mais n’y voyez pas un plaidoyer quelconque en faveur ou en défaveur de l’aide médicale assistée, c’est un hymne à la vie, à l’amour, à l’Art.

Pour ponctuer cette chronique ,un aperçu de deux  passions de nos personnages

Otello de Rossini (honte à moi, je ne savais pas que ce prolixe compositeur avait fait un Otello). Cette vidéo a été faite à ….Zurich  ;-)

 

 

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Et parce que Kandinsky est évoqué,mêlant la couleur et les sons

 

kand.

 

 temps Et nous revoilà à suivre les aventures de ce flic pas tout à fait comme les autres, Yeruldelgger, dont nous avons fait la connaissance ICI. Nous sommes replongés dans une Mongolie encore plus inhospitalière que la dernière fois vu les températures extrêmes. Les habitants subissent en effet cette année là le dzuud ou un hiver particulièrement enneigé.

Trois histoires s’entremêlent .Oyun, à peine remise de ce qui lui est arrivé quelques temps auparavant, enquête sur la découverte d’un cavalier découvert mort, écrasé sous un yack! Pas commun,n’est ce pas? Et c’est avec cette histoire qu’elle fera la connaissance de Gourian, un beau militaire. 

Yeruldelgger, quant à lui , est accusé du meurtre d’une prostituée qui lui servait d’indic. Un complot? Qui pourrait lui en vouloir autant? Bien entendu, il fera, contre la volonté de sa hiérarchie, une enquête afin de se disculper et ce faisant apprend qu’elle a adopté un gamin des rues qui a disparu en même temps que Gantulga , petit gamin que Yeruldelgger a pris sous son aile et confié au monastère des moines Shaolin. Il comprendra que les petits sont partis  voir si de lointaines contrées peuvent leur apporter ce qui leur manque en Mongolie et par lointaines contrées, entendez la France et Le Havre plus particulièrement.

Enfin, si j’ose dire, un scientifique arménien ,Boyadjian, appelle Yeruldelgger car il a trouvé un cadavre encastré dans une faille montagneuse. Comment a t il pu arriver là ? Ce scientifique atypique , qui nomme  les  gypaètes, ou vautours, Voltaire,Diderot,Montesquieu et j’en passe et leurs territoires de chasse de noms de romantiques Allemands. (bon moment de délire et de culture) va être un peu trop curieux..

Dans cet opus les personnages, nouveaux ou anciens, grouillent de partout, s’entrecroisent pour mieux se retrouver mais là, je me suis perdue. Le temps de parvenir à comprendre qui est qui,voir où Ian Mannok veut nous entraîner, mon intérêt s’est émoussé. Tout n’est pas négatif bien entendu! Les personnages évoluent et sont attachants,certaines scènes sont pleines d’humour et parfois surréalistes, des recettes mongoles nous sont proposées pour notre plus grand bonheur…ou pas. Ian Manook nous concocte un final plein de tensions et de suspense

Ian Manook nous montre aussi une Mongolie déchirée entre le rêve du progrès et la volonté de respecter les traditions. On découvre de manière encore plus forte ces nomades condamnés par le régime soviétique à se sédentariser , lâchés par ce même régime et vivant dans une misère terrible.On voit les paysages , les villes défigurés par l’influence de ce régime.On entre dans l’antre nauséabonde des magouilles et des pots de vin. Mais Ian Manook nous fait voir aussi sa Mongolie, composée d’hommes et de femmes fièrs,encore debout,aux paysages décrits avec une telle plume que le lecteur a la sensation d’y être et d’en être ébloui.  

Au final, que penser de ce second opus? Je ne regrette pas l’avoir lu, j’attends même la suite (car oui,il y a une suite prévue, ce n’est pas déflorer grand chose que de dire cela) mais j’attends une intrigue moins complexe, qui m’entraîne à la manière d’un turn-over comme le premier tome l’avait fait.

A quand un film tiré de ces polars? Certaines scènes sont presque des scénarios….

Je remercie Babélio et les éditions Albin Michel de m’avoir fait faire cette balade dans le pays du Loup Bleu.

 

 

Il y a 70 ans on découvrait l’horreur, les résultats du “détail” de JM Le Pen. Pour commémorer cet anniversaire, j’ai cherché des chansons qui puissent évoquer ces camps de la mort,de la honte nazie.

Je ne voulais pas repasser “Nuit et brouillard de Jean Ferrat , même si c’est une des plus belles sur le sujet. J’ai découvert le chant des marais ou des déportés, chant composé par trois déportés au camp de Börgermoor puisque les nazis voulaient que les détenus chantent en se rendant au travail (tout comme ils exigeaient que les condamnés à la chambre à gaz y soient conduits en musique) Il existe plusieurs versions de ce chant en voici l’une d’elle 

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Loin vers l’infini s’étendent
Des grands prés marécageux.
Pas un seul oiseau ne chante
Sur les arbres secs et creux.

Refrain
Ô terre de détresse
Où nous devons sans cesse
Piocher, piocher

II
Dans le camp morne et sauvage
Entouré de murs de fer
Il nous semble vivre en cage
Au milieu d’un grand désert

III
Bruit des chaînes et bruit des armes,
Sentinelles jour et nuit,
Et du sang, des cris, des larmes,
La mort pour celui qui fuit.

IV
Mais un jour dans notre vie,
Le printemps refleurira
Libre enfin, ô ma patrie,
Je dirai tu es à moi.

Dernier refrain
Ô terre d’allégresse
Où nous pourrons sans cesse
Aimer, aimer

 

Et puis cette chanson que je connais évidemment mais je n’ai jamais pris le temps d’écouter les paroles , honte sur moi. Ecrite par JJ Goldman dont les parents, tous les deux Juifs ont été résistants actifs. Je vous la fais écouter par Atef , une des révélations de The Voice 2012. A pleurer…

 

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Soyons unis! Arrêtons de haïr l’Autre au nom de je ne sais quelle cause. Ecoutons, réécoutons

 

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je suis charlie